DOSSIER : En direct des salons : spécial Formations Artistiques

Frédéric, 23 ans, en 5ème année à State College Designer : « Le design s’apprend, ce n’est pas inné »

Et si c’était à refaire ? Frédéric, 23 ans, en 5ème année à Strate College Designer, aurait-il fait le même choix ? Réponse de l’étudiant, rencontré le 28 janvier 2011 sur le Salon des formations artistiques de Paris.

Ce qu’il voulait faire. En terminale S à Bussy Saint-Georges, Frédéric penchait plutôt pour une école de commerce. Finalement, il opte pour Strate College, une école privée de design en 5 ans basée à Sèvres (92), suite à une rencontre avec des étudiants sur un salon. « Je n’étais pas spécialement passionné d’art – j’aimais juste gribouiller sur mes cahiers de cours. J’avais envie de faire quelque chose de créatif, mais pas déconnecté de l’entreprise »

Ce qu’il a fait après le bac. A Strate College, les deux premières années sont centrées sur la pratique : cours de dessin, de peinture, de sculpture. « On apprend les bases. » En 3eme année, les étudiants se spécialisent : « J’ai choisi design de produits. Nous pouvions aussi opter pour packaging, ou encore design automobile. » En 4e année, Frédéric est parti pour un semestre d’échange en Corée du Sud, où il suivait des cours en anglais. Et pendant toute sa scolarité, il a effectué plusieurs stages, par exemple au service « couleurs et matières » chez Citroën, ou dans une agence qui conçoit du mobilier pour les aéroports.

Ce qu’il apprend aujourd’hui. « Par rapport à d’autres écoles d’art, Strate College est très terre à terre, très technique. J’avais peur, au début, de ne me retrouver qu’avec des gens fou-fou, mais pas du tout. Le design, cela s’apprend, ce n’est pas quelque chose d’inné. Cela convient bien à mon profil assez scientifique. » Dans son école, de nombreux cours sont donnés par des professionnels en exercice. Les étudiants apprennent également les bases du marketing, de la communication. Frédéric a aussi planché sur de nombreux projets de groupes. « On a travaillé avec Orange sur le design de l’oreillette du futur, ou avec Estée Lauder sur la reconfiguration de leurs espaces soins. »

Et si c’était à refaire. Frédéric n’a aucun regret, pas même celui d’avoir dû réaliser un prêt pour financer ses frais de scolarité (environ 7.000 € par an). « Je le rembourserai facilement après mon diplôme. » Pendant toute sa scolarité, il a également travaillé comme vendeur le week-end, histoire de payer son appartement.  Aujourd’hui, son rêve, c’est de travailler dans l’industrie du luxe, afin de designer des accessoires ou de concevoir la décoration d’intérieur.

Jessica Gourdon

En savoir plus sur letudiant.fr : 

Les formations artistiques

vendredi 28 janvier 2011

Sommaire du dossier
 

blog comments powered by Disqus