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École de commerce : l’apprentissage, une voie qui n’intéresse pas tous les secteurs ni toutes les écoles

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Vous souhaitez intégrer une école de commerce en contrat d'alternance ? Sachez que selon le secteur dans lequel vous souhaiter travailler, vous trouverez de nombreuses opportunités ou, au contraire, vous rencontrerez des difficultés. En effet, tous les métiers ne se prêtent pas à une telle formation. De la même manière, toutes les écoles de commerce ne développent pas la même politique vis-à-vis des apprentis, cela dépendant notamment des conseils régionaux, financeurs du système. Deux paramètres à prendre en compte dans votre décision.

Des secteurs plus ou moins ouverts à l'alternance

Globalement, les entreprises sont de plus en plus intéressées par les contrats d'apprentissage, qui leur permettent d'avoir dans leurs équipes des jeunes qualifiés sur une longue période, tout en bénéficiant d'un régime fiscal attractif. Franck Moreau, ex-directeur des relations entreprises de SKEMA Business School (aujourd’hui Directeur du programme Grande Ecole SKEMA), le confirme : "Nous avons à peu près deux à trois fois plus d'offres que de candidats !"

Toutefois, certaines entreprises sont plus ouvertes que d'autres à ce type de contrat, notamment celles qui ont de gros besoins de recrutement ou celles qui ont parfois des difficultés à attirer des jeunes.

L'apprentissage est clairement pour elles un moyen de faire de la préembauche. "Les offres sont très nombreuses dans la banque, pour des postes de chargé d'affaires ou d'adjoint à un responsable d'agence. On trouve aussi de nombreuses offres dans la grande distribution, pour des fonctions de manager de rayons, de responsable d'une petite unité, détaille François-Xavier Théry. Quelques grosses entreprises sont aussi très demandeuses pour ce qu'elles appellent les fonctions support : ressources humaines, gestion de projet, contrôle de gestion."

À l'inverse, certains secteurs se prêtent moins à ce mode d'études, comme la communication et, surtout, l'audit. "Pour faire de l'audit, un stage long ou une année de césure sont plus adaptés. C'est un secteur qui nécessite une forte disponibilité entre décembre et avril, à un moment où les étudiants alternent avec les cours", remarque Franck Moreau de SKEMA Business School.

Des écoles plus ou moins ouvertes à l'alternance

Le nombre de places en apprentissage dans les écoles dépend des politiques des conseils régionaux qui financent le système.

Ainsi, certaines régions (Île-de-France, Nord) contribuent davantage à ce système que d'autres, comme celle des Pays de Loire. Résultat : 25 % d'étudiants suivent cette voie à l'ESSEC Business School et moins de 2% à Audencia Nantes, ou à l'EMLyon Business School.

Aujourd'hui, les écoles les plus ouvertes à l'apprentissage (celles qui ont les pourcentages les plus élevés) sont l'ICD (Paris, Toulouse), l'ESC Pau , Novancia Business School Paris, l'ESC Montpellier, l'ESSEC Business School (Cergy-Pontoise), France Business School, l'ISTEC (Paris), l'ESC La Rochelle, l'ESC Grenoble, l'INSEEC (Paris, Bordeaux), l'Ipag Business School (Paris, Nice), l'EM Normandie (Le Havre, Caen) et SKEMA Business School (Lille, Sophia-Antipolis, Paris),

Notez aussi que l'alternance est une politique d'établissement et que certaines écoles ne souhaitent pas, pour le moment, en faire leur axe de développement : c'est notamment le cas d'HEC Paris, de l'ESSCA (Angers), de l'ESDES (Lyon), de l'ESC Rennes School of Business...