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Formation en alternance : ce qu'il faut savoir avant d'envoyer votre candidature

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Arts et Métiers ParisTech dispense sur plusieurs de ses campus, dont celui de Paris, des formations d'ingénieur en alternance. // © ENSAM
Arts et Métiers ParisTech dispense sur plusieurs de ses campus, dont celui de Paris, des formations d'ingénieur en alternance. // © ENSAM

Associer études théoriques et expérience professionnelle tout en étant rémunéré : voici les avantages de l'alternance. Mais attention, le rythme est dense et il n'est pas toujours facile de cumuler les rôles de salarié et d'étudiant. Les précisions de Séverine Maestri, extraites de son ouvrage “Réussir sa candidature pour entrer en filière sélective”.

Le principe de l'alternance est simple : il consiste à “alterner” périodes de travail rémunérées en entreprise et périodes d'enseignement théorique dans une université, un centre de formation ou une école. Assumer les deux casquettes de salarié et d'étudiant n'est pas toujours facile. Il faut supporter et accepter la pression et être organisé et motivé. Le savoir vous permettra de présenter une candidature plus convaincante et bien argumentée.

Pour qui ? Des élèves motivés !

L'alternance s'adresse aux jeunes de plus de 16 ans et de moins de 26 ans. Ceux-ci signent un contrat avec une entreprise d'accueil ; leur rémunération est déterminée en pourcentage du SMIC, en fonction de leur âge et de leur année d'études.

La formation en alternance a l'avantage de déjà donner l'équivalent de quelques petites années d'expérience professionnelle en cas de recherche d'emploi à l'issue du diplôme. Malgré tout, le rythme des allers-retours entre l'entreprise et le lieu de formation n'est pas facile. Si vous n'êtes pas en entreprise, vous êtes en cours, et inversement.

En plus du peu de temps libre, il faut assumer les devoirs d'un salarié et ceux d'un étudiant. Pas évident d'alterner les deux casquettes, d'avoir des responsabilités au sein d'une entreprise quand on n'est pas habitué, même si c'est une expérience très enrichissante qui fait énormément mûrir.

Des compétences en informatique, un atout sérieux

Word, Excel, Access, PowerPoint… Selon le secteur visé, difficile aujourd'hui de démarrer dans une entreprise sans une maîtrise minimum des outils informatiques. Si les candidats des filières classiques peuvent s'initier et pratiquer en cours d'année, ceux qui postulent une formation en alternance ont tout intérêt à mettre en avant des compétences dans ce domaine, surtout s'ils visent des services en ressources humaines, administration ou communication.

Avant de me lancer…

• Je ne m'engage pas au hasard dans une formation en alternance. Je suis allé sur un salon de l'apprentissage et de l'alternance pour en savoir un peu plus sur ce mode de formation.

J'ai trouvé une entreprise d'accueil ou j'ai en tout cas envoyé des candidatures.

• Je suis prêt à faire des trajets car j'ai conscience que mon lieu de formation ne sera pas forcément proche de mon lieu de travail.

Je suis conscient que le rythme sera dense et qu'il va falloir tenir sur toute la durée de la formation, assurer mes heures de travail tout en révisant les cours et en préparant les examens.

La sélection

Les conditions d'admission à une formation en alternance, quel qu'en soit le niveau, restent les mêmes que pour les candidats en formation initiale.

Les élèves qui choisissent l'alternance ont déjà pour la plupart un secteur ou un métier qui les attire fortement, et donc un projet professionnel qui se dessine.

Les notes et les appréciations, passées au crible

Outre les notes, les formations sont extrêmement attentives aux appréciations (comportement, insolence, absentéisme, etc.). Comme le souligne Jérôme Saillard, responsable d'un DUT GTE en alternance à l'IUT de Ville-d'Avray. “Lorsqu'on envoie [en entreprise] un élève qui ne se comporte pas bien, on est embarrassés. Si c'est une entreprise avec laquelle on travaille depuis des années, cela passe encore car la confiance est déjà là, mais lorsque c'est une entreprise avec laquelle on vient de signer un partenariat, c'est gênant.”

La lettre de motivation

Dans la lettre, on attend que l'étudiant parle de lui, qu'il explique les raisons personnelles et professionnelles qui le conduisent à choisir ce mode de formation (ne sautez pas sur l'avantage de la rémunération, même si l'attrait est évident). Ce que l'on attend de vous, c'est que vous valorisiez l'expérience professionnelle à acquérir que vous pourrez ensuite valoriser comme n'importe quel salarié. Si vous avez déjà été en contrat d'alternance, on vous demandera de préciser le nom de l'entreprise, la durée du contrat, les missions assurées, etc.

Le CV

Vous pouvez débuter votre CV par les rubriques “Expériences” et “Compétences” plutôt que “Formation”. Mettez l'accent sur vos expériences professionnelles, mêmes si elles sont brèves ou vous paraissent insignifiantes (stages, jobs d'été, bénévolat, etc.) : elles montrent que vous vous êtes déjà frotté à la vie active. Cela semblera plus logique que vous demandiez à suivre une formation en alternance.

L'entretien

Il se déroule parfois en deux parties : une partie face au jury de la formation, une partie face aux entreprises partenaires de la formation ou avec des professionnels du secteur qui essayeront de déterminer votre motivation pour travailler chez eux en contrat d'alternance. C'est par exemple le cas pour les licences professionnelles hôtellerie et tourisme et assurance-banque-finance dispensées à l'IAE de Grenoble. Il s'agit de l'envisager comme n'importe quel salarié qui postulerait pour un emploi dans une entreprise. Là où une formation vous choisit pour former un groupe homogène, l'entreprise vous demandera de vous intégrer à un groupe déjà constitué.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Réussir sa candidature pour entrer en filière sélective”,
par Séverine Maestri.