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Ma vie d'apprenti chez Tati : Thomas a trouvé sa formation en magasin

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Thomas, 22 ans, en contrat de professionnalisation au magasin Tati Reuilly-Diderot, prépare une licence professionnelle management du point de vente. // © Etienne Gless
Thomas, 22 ans, en contrat de professionnalisation au magasin Tati Reuilly-Diderot, prépare une licence professionnelle management du point de vente. // © Etienne Gless

Thomas, 22 ans, prépare sa licence professionnelle en management du point de vente, en alternance. Il a été recruté en contrat de professionnalisation par le grand magasin Tati, à Paris. Objectif : être embauché à l'issue de sa formation, dans moins d'un an. Témoignage.

Les alternants ont aussi leur rentrée ! Pour Thomas, elle a eu lieu le 19 septembre 2016 au CIEFA, un centre de formation en alternance du groupe IGS. Le jeune homme de 22 ans était en compagnie de 20 autres étudiants de niveau bac+2 recrutés en contrat de professionnalisation par la chaîne de magasins Tati. Objectif : les préparer au métier de directeur adjoint de magasin.

Pour cette promo, la rentrée a commencé par la cérémonie d'ouverture orchestrée conjointement par la directrice du CIEFA et la directrice des ressources humaines de Tati. Elle s'est poursuivie par une journée "d'intégration et de cohésion" réunissant les apprentis et leurs tuteurs. Enfin, elle s'est terminée par une visite guidée d'un point de vente Tati. Le lendemain, au boulot ! Chaque membre de la promo a rejoint son magasin et s'est mis au travail. La formation théorique ne commencera qu'en octobre, après trois semaines passées en entreprise. 

En quête de la bonne entreprise

Thomas a été recruté par Sylvain Sausseau, le directeur de Tati Reuilly-Diderot à Paris, l'un des 15 plus gros magasins (1.600 m2 de surface, 14 salariés) de la chaîne.

Thomas connaît bien l'alternance. Après un bac STG option mercatique (devenu bac STMG) obtenu à Pontault-Combault (77) en 2012, il passe son BTS MUC (management des unités commerciales) en apprentissage chez Orange. Puis il envisage de poursuivre en licence pro et participe à un job dating organisé dans son école. "Pour varier les expériences, je cherchais une entreprise différente d'Orange, où j'avais fait de la vente pure, explique le jeune homme. J'ai choisi Tati car les tâches proposées sur la fiche de mission m'apparaissaient très riches. Surtout, l'entreprise ne m'a pas vendu de la poudre aux yeux : en entretien, les recruteurs m'ont détaillé la réalité du métier sans rien me cacher des difficultés."

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En plein dans le concret

"Le poste d'adjoint de directeur de magasin [le poste visé in fine] est ardu. Pas question de le nier, confirme Sylvain Sausseau, le tuteur de Thomas. On a besoin de gens motivés, travailleurs, à l'écoute mais aussi force de proposition". Sur ce point, Thomas a une expérience de la vente accompagnée qui a tout de suite intéressé son patron. Après la session de job dating d'avril, Tati a donc invité Thomas à participer aux sessions de recrutement de juin. Le jeune homme planche alors devant un jury composé d'un directeur de magasin et d'un responsable de ressources humaines. "Il s'agissait de faire preuve de motivation et d'intérêt pour la marque", se souvient Thomas.

Le processus de recrutement inclut également des mises en situation de vente : installation de produits, mise en avant de catalogues… Autant de tests très courants pour être recruté dans le commerce ou la grande distribution. Pas de quoi effrayer Thomas qui, dès le lycée, a voulu privilégier les études en alternance. "Mon prof de mercatique m'a donné envie de concret en me parlant de ses expériences professionnelles. J'en avais un peu marre de la théorie. Je voulais découvrir comment cela se passait concrètement en boutique."

Une montée en puissance dans les missions

Embauché début septembre 2016 chez Tati, Thomas s'est d'abord familiarisé avec l'univers de l'enseigne. "Je lui ai fait découvrir les particularités du rayon bazar. Avant d'être responsable adjoint du magasin, il doit connaître les tâches de chacun des employés", explique Sylvain Sausseau. Thomas met donc la main à la pâte : il trie les palettes, met les produits en rayon et range le magasin le soir. Mais la formation pratique de Thomas prévoit une montée en puissance dans ses missions. "Avant la fin de la semaine prochaine, l'objectif est que Thomas sache maîtriser toute la logistique des encaissements et de la fermeture des caisses", explique le directeur. Et d'ici fin décembre, Thomas doit être en mesure d'effectuer les remises en banque et autres tâches administratives importantes.

Sylvain Sausseau directeur du magasin Tati Reuilly Diderot et tuteur de Thomas, alternant :

Sylvain Sausseau, le directeur du magasin Tati Reuilly-Diderot, et Thomas, l'alternant dont il est le tuteur. // © Etienne Gless

Des progrès mesurés pas à pas

Ainsi, si Thomas tient le rythme, fin janvier il pourra assurer seul les ouvertures et fermetures du magasin. Le matin, cela signifie désactiver l'alarme, préparer les caisses, vérifier le planning, distribuer le travail au personnel de vente, etc. Le soir, il faut ranger le magasin, récupérer les caisses, vérifier les éventuelles erreurs, isoler la recette à un endroit tenu secret, fermer les grilles du magasin... Si il n'est pas capable de réaliser toutes ces tâches à la date prévue, les choses seront revues avec son tuteur. Mais ce dernier a prévu des points hebdomadaires pour mesurer les progrès : "Nous voulons avancer vite et bien. S'il y a des lacunes, on revoit ce qui ne va pas", explique Sylvain Sausseau.

Se mettre dans le rythme, sans pression

De l'aveu même de son tuteur, Thomas, très travailleur, se met un peu trop la pression. "Heureusement, Annie et Roger, deux collègues du rayon bazar, me donnent leurs astuces pour rentabiliser mon temps et mes efforts pour que je ne rentre pas trop fatigué à la fin de la journée", confie Thomas. L'alternance exige un rythme de travail soutenu. Finies les vacances scolaires. Comme tout salarié du secteur privé, Thomas a droit à cinq semaines de congés payés par an. Il travaille 35 heures par semaine et certaines journées sont chargées, comme ce mercredi "Friends & Family", un événement commercial qui l'a mobilisé de 10h à 20h. 

De l'art de mentionner "jeux vidéos" dans un CV

En BTS, l'étudiant a pris l'habitude de réviser ses cours le soir et de suivre ses dossiers pendant ses jours de congés pour ne pas se laisser déborder. Pour se détendre, il prend le temps de voir ses amis et de jouer à ses jeux vidéos préférés, League of Legends ou Heroes of the Storm. "J'ai même mis les jeux vidéos sur mon CV. En les présentant bien, ils deviennent un atout. Mes jeux favoris se jouent en équipe et la capacité à travailler en équipe est une aptitude recherchée par les recruteurs !", sourit le futur responsable de magasin. Thomas maîtrise déjà parfaitement l'art de la vente et de la présentation !