Bac : ce qui va changer en 2012, ce qui pourrait changer… un jour

Lundi 12 mars 2012, Luc Chatel, le ministre de l’Éducation nationale, a présenté deux rapports sur le bac : l’un sur sa sécurisation (plusieurs fraudes ont entaché la session de juin 2011) et l’autre sur les façons de le faire évoluer pour lui « redonner de la valeur ». Si certaines mesures sur la sécurité de l’examen seront effectives dès juin 2012, celles sur l’évolution de ce symbole ne sont clairement que des pistes destinées à être débattues sur le long terme.

Ce qui va changer pour vous dès 2012

Il devrait être moins facile de tricher au bac. Les locaux devraient être plus sûrs. Vous devriez êtres mieux surveillés. Les sujets, de leur élaboration jusqu’à la proclamation des résultats, devraient être mieux gardés notamment grâce à des mesures sur l’informatique (clés USB codées, postes informatiques dédiés, sécurisation des échanges, détection d’intrusion). Tout personnel qui a accès aux sujets signera une charte de déontologie en cours de publication.
Les éventuels fraudeurs ne devraient plus être « jugés » par les présidents d’université en octobre mais par des les recteurs d’académie début juillet, dès la fin du bac. Il n'y aurait plus d'appel et donc plus moyen de se défendre. Les sanctions, plus réactives, seraient repensées car, dans les faits, elles sont peu ou pas appliquées.

Ce qui pourrait changer pour vous à l’avenir

Luc Chatel l’a assuré : les pistes évoquées sur l’organisation du bac ne concerneront pas les candidats de 2012, ni même ceux de 2013. Les élèves qui pourraient être concernés (cela dépend fortement des résultats aux prochaines élections…) sont les collégiens qui vont entrer au lycée à la rentrée 2012. Au programme : moins d’options comptant pour le bac, moins d’épreuves facultatives, des notes éliminatoires dans les disciplines fondamentales, plus de contrôle continu, la suppression de l’oral de rattrapage au profit de l’examen du livret scolaire…
Selon Luc Chatel, « les épreuves facultatives ont une incidence disproportionnée sur les résultats ». Et de citer des chiffres : « 5 % des bacheliers S et 22 % des L ont moins de 10 dans 2 des 3 disciplines principales de leur série. Les options expliquent 26 % des mentions TB en S, 40 % en L ». Le rapport montre en particulier du doigt les « 57 langues » proposées au bac, dont « les 2/3 sont choisies par moins de 200 candidats ». On entrevoit alors de possibles économies de postes.
Autre constat : « 84 % des élèves [en comptant l'orientation active, NDLR] sont affectés dans le supérieur avant le baccalauréat, à partir de l’examen des notes des bulletins ». Le ministre s’appuie sur cette donnée pour démontrer que c’est « déjà le contrôle continu qui permet l’accès à l’enseignement supérieur ».

Aurez-vous moins de chance d’avoir le bac ? Les inspecteurs qui ont rendu le rapport sur l’évolution du bac ne répondent pas à la question. « L’objectif n’est pas forcément que le taux de réussite baisse. Mais nous avons des incertitudes sur l’impact du remplacement du rattrapage par le livret scolaire ou la mise en place de notes éliminatoires », indique l’un d’eux. Aujourd’hui, environ 86 % des candidats au bac décrochent le diplôme. Une autre question reste alors en suspens : si le nombre de lauréats baisse, que faire des recalés ?


Bac : ce que proposent le MoDem et le Parti socialiste

Dans son programme, François Bayrou, le candidat MoDem propose également une réflexion autour de l’organisation du bac mais aussi une nouvelle voie, « un baccalauréat d'excellence générale à la fois littéraire et scientifique ».
François Hollande, le candidat socialiste, ne propose rien sur le bac. Sa priorité va avant tout à l'école primaire.


Virginie Bertereau
12 mars 2012

Lundi 12 Mars 2012

Partager l'info
RSS Facebook Myspace Scoopeo Pioche TapeMoi wikio google Live Bookmarks MyYahoo netvibes digg delicious blogmarks Technorati Furl
en savoir
Etudes, formations et établissements
 

blog comments powered by Disqus

vdl-300-40

 

bloc-250-300

revisions-bac

vdl