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Bac ES 2018 : conseils pour réussir l’épreuve d’histoire-géographie

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Bac ES - Conseils pour réussir // © Juliette Lajoie
Bac ES - Conseils pour réussir // © Juliette Lajoie

Qu'est-ce que les correcteurs attendent de vous dans l'épreuve d'histoire-géographie du bac ES ? Comment obtenir des points à coup sûr ? Que faut-il éviter à tout prix ? Tous nos conseils.

Ce que les correcteurs attendent de vous

Dans la composition, les professeurs attendent de vous une démonstration, un raisonnement logique avec une introduction (dans laquelle vous replacerez le sujet dans son contexte), un plan (en deux ou trois parties), une conclusion (qui ouvre vers d’autres perspectives). Vous devez définir une problématique et bien argumenter votre propos. Les professeurs attendent des élèves de terminale une dissertation “plus ample”, plus riche qu’en première.

“Un seul conseil : apprenez votre cours”, clame Christine Guimonnet, professeure d’histoire-géographie au lycée Paul-Claudel de Laon (02).

Dans l'étude de document, le candidat doit rendre compte de l'intérêt du document, le mettre en lien avec la question historique, montrer ses limites et éventuellement le confronter à d'autres sources. En géographie, on peut vous demander de réaliser un croquis (un fond de carte sera donné) ou un schéma.

Montrez que vous avez bien compris de quoi les documents traitent (le thème général), ce qu’ils apportent. “Ne craignez pas d’avoir une approche critique, notamment quand l’auteur délivre une opinion”, conseille Pascal Guyon, professeur au lycée Alain-Borne, à Montélimar (26). Et ne vous contentez pas de les recopier.

Rédigez une introduction (qui présente les documents) et une conclusion. Vous devez également dégager une problématique, suivre un plan, rédiger des transitions, étayer votre propos général avec des exemples.

Quand un exercice porte sur plusieurs documents, confrontez-les. “Si vous tombez sur un sujet portant sur le communisme et le socialisme en Allemagne depuis 1945, ne le traitez pas ainsi : 1. Communisme. 2. Socialisme. Vous devez plutôt voir si les deux idéologies suivent des évolutions similaires, trouver les ruptures chronologiques”, explique Florence Holstein, professeure au lycée Richelieu de Rueil-Malmaison (92).

Ce qui rapporte des points

Utilisez des exemples qui sortent de l’ordinaire. “Par exemple, si vous devez disserter sur les grandes organisations régionales, citez des organisations africaines, plutôt que l’Union européenne ou l’Aléna (Accord de libre-échange nord-américain)”, propose Pascal Guyon.

Illustrez vos propos par des schémas simples accompagnés de légendes et de flèches. N’oubliez pas de leur donner un titre.

Soignez la présentation. Par exemple, pour une carte ou un schéma en géographie, commencez par apporter des couleurs avant d’écrire. Utilisez des crayons pour le fond, des feutres fins pour les points, flèches, signes, etc. et un stylo pour les noms et la légende.

Soyez précis, rigoureux : développez les sigles, définissez les notions, indiquez les dates de vie d’un personnage…

Révisez bien votre géographie “pure et dure”, c’est-à-dire la localisation des villes, des régions, des pays, etc. “Trop d’élèves ne situent pas d’autres départements que le leur”, déplore Christine Guimonnet. De même, révisez bien votre chronologie. “Il n’y a pas d’histoire sans dates”, rappelle l’enseignante.

Ce qu’il ne faut pas faire

Ne passez pas trop de temps sur la première partie de l’épreuve, au risque de ne pas pouvoir traiter la seconde. Comptez environ 2 heures 30 pour le sujet long et 1 heure 30 pour le sujet court.

Ne tombez pas dans le hors sujet en cherchant à déverser tout votre cours dans votre devoir. “Avant de vous lancer, assurez-vous que vous avez bien compris la question posée, repérez les mots-clés dans l’intitulé, faites le tri – au brouillon – dans vos connaissances, entre ce qui est utile et ce qui ne l’est pas, et n’essayez pas d’écrire 20 pages. Vous ne passez pas l’agrégation d’histoire”, rappelle Christine Guimonnet.

Se préparer mentalement

Le jour de l’épreuve, vous découvrez votre sujet et… panique ! Vous ne savez pas comment le traiter. “Ne soyez pas désemparé. On arrive toujours à écrire quelque chose”, assure Pascal Guyon.

Pour ne pas vivre ce moment d’angoisse, ne séchez pas les cours, soyez attentif en classe, participez, posez des questions. “Cela fera 70 % du travail. Il ne faut pas attendre le 30 mai pour réviser”, prévient Christine Guimonnet.