1. Bac ES- fiches révisions SES - les inégalités économiques et sociales

Bac ES- fiches révisions SES - les inégalités économiques et sociales

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Comment concilier l’attachement à l’idéal égalitaire avec la réalité des inégalités économiques et sociales?

La réalité des inégalités

A-Définition

•On parle d’inégalités pour désigner des différences qui se traduisent par des avantages ou des désavantages selon une échelle de valeur, ou qui sont perçues comme injustes ou illégitimes.
•Ainsi, une différence de sexe, d’appartenance religieuse ou ethnique, d’âge, etc..., ne devient une inégalité que quand elle entraîne des désavantages (sur le marché du travail, par exemple).
•Si les inégalités civiles (les hommes et femmes ont tous les mêmes droits) ou politiques (les votes des uns ont la même valeur que ceux des autres) ont disparu en France, des inégalités économiques et sociales demeurent.


B-Quelques exemples d’inégalités économiques et sociales

•Les inégalités de revenu (mesurées par le coefficient de Gini ou la courbe de Lorenz) ont recommencé à augmenter depuis 1984 en France. Le compromis salarial fordiste des Trente glorieuses (progression régulière du salaire, stabilité de l’emploi, protection sociale) a été remis en cause (montée de la flexibilite? et des emplois précaires, difficultés d’insertion professionnelle des jeunes). On sait qu’aujourd’hui il y a de plus en plus de ménages de salariés pauvres, c’est-à-dire vivant avec moins des deux tiers, voire de la moitié, du salaire médian par unité de consommation.
•Une autre source de l’accroissement des inégalités de revenu provient des inégalités de patrimoine. En effet, les revenus du patrimoine ont augmenté plus vite que ceux du travail, avantageant ceux qui possèdent un capital, et qui sont aussi ceux qui perçoivent les revenus les plus élevés.
•On note aussi des inégalités face à l’école, au logement, à la santé ?(dans un contexte où la part des remboursements de la Sécurité sociale baisse), à la mort, à la culture, aux loisirs, à la participation politique.
•Notons enfin les inégalités d’exposition au chômage et au travail précaire

Les discours face à ces inégalités

A-La nécessité des inégalités

•Parmi les arguments de ceux qui sont hostiles à la réduction des inégalités, on trouve, en premier lieu, l’idée selon laquelle les inégalités peuvent être justes. En effet, dans un univers méritocratique, les inégalités sont le reflet de différences de dons, de talents ou de travail.
•Selon John Rawls, les inégalités qui améliorent le sort des plus démunis n’ont rien d’injuste.
•D’autres réclament, au nom de l’équité?, des discriminations positives et demandent que l’on (notamment l’État) fasse plus pour ceux qui en ont le plus besoin. Ceci renvoie au débat entre équite? et égalite?, entre une justice différentielle et une justice universelle.
•En France, la création des zones d’éducation prioritaires (ZEP) ou l’ouverture de Sciences Po à un quota d’élèves issus de ces ZEP offrent des exemples de discriminations positives.
•Notons enfin que des arguments économiques sont avancés pour justifier l’existence des inégalités.


B-Les arguments en faveur de la réduction des inégalités

•Outre le fait que la réduction des inégalités peut être un facteur de croissance économique, certains sociologues ont montré les dangers de fracture sociale qui minent les sociétés inégalitaires.
•Ainsi, prenant l’exemple de la société américaine, Alain Touraine a montré le risque d’exclusion dans des sociétés post-industrielles qui ne sont plus "verticales" (marquées par la hiérarchie des classes), mais "horizontales" (structurées selon une logique in/out : on est "dans" ou "hors de" la société, intégré ou exclu). Les sociologues de son équipe ont montré que l’exclusion conduit au "tribalisme", à l’"ethnicisation" et au racisme des bandes de jeunes qui, faute de se reconnaître dans une classe sociale en lutte contre d’autres classes sociales au sein d’une société intégrée, exacerbent les différences culturelles et ethniques.


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