1. En terminale ES, en 2012, que sont devenus Élise, Lucile et compagnie ?
Témoignage

En terminale ES, en 2012, que sont devenus Élise, Lucile et compagnie ?

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Les élèves de terminale ES, année 2011-2012, du lycée François-Philibert Dessaignes à Blois // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de terminale ES, année 2011-2012, du lycée François-Philibert Dessaignes à Blois // © Photo fournie par le témoin

Élise, Lucile, Manon, Cindy, Romain et Cindy ont décroché leur bac ES, en 2012, au lycée François-Philibert Dessaignes, à Blois (41). Si certains ont choisi cette filière par défaut, d’autres avaient un projet professionnel bien défini. Six ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale ES, année 2011–2012, du lycée François-Philibert Dessaignes, à Blois (41). Élise, Lucile, Manon, Cindy, Romain et Cindy ont privilégié une filière économique et sociale car ils aimaient le droit, le commerce, les langues… Tous se sont accrochés aux choix qu’ils avaient faits postbac et quatre d’entre eux ont aujourd’hui signé un contrat dans des cabinets de conseil, d’architecture, d’avocat ou dans une association. La plupart sont en CDD mais avec de belles perspectives à la clef. Après une césure professionnelle, Cindy a repris les études, en décrochant elle aussi un contrat… d’alternance. En parallèle, elle continue d’organiser l’activité de son auto-entreprise. L’autre Cindy a décidé de souffler un peu après cinq années de psychologie intenses, et avant de chercher un emploi.

1. Élise, 23 ans, animatrice réseaux à La Rochelle (17)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Décoratrice d’intérieur. "J’ai d’abord choisi une filière artistique au lycée. Je voulais devenir décoratrice d’intérieur. Mais en première, j’ai pris conscience que le métier était difficile d’accès. Je me suis donc réorientée en ES. Au fil des mois, j’ai découvert le commerce et la relation client."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De l’événementiel. "Après le bac, j’ai intégré l’école de management ESCEM, à Orléans. J’ai suivi ma troisième année en alternance au service marketing et commercial de Fil Bleu, une agence du groupe Keolis [société de transports urbains], à Tours [37]. Le Bachelor en poche, j’ai travaillé en tant que commerciale, mais cela ne m’a pas plu. Alors, j’ai intégré la licence professionnelle chef de projet, webmarketing et conception de sites Internet de Sup’TG à Niort [79], en alternance avec l’association des alumni de La Rochelle Business School, qui m’a embauchée, en CDD comme animatrice réseaux, qui mêle événementiel, marketing et numérique."
Et si c’était à refaire ? "J’ai découvert des secteurs très variés."

2. Lucile, 23 ans, en double diplôme entre Lille (59) et Paris

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Juge pour enfants. "Dès le collège, j’ai voulu devenir juge pour enfants. En terminale, j’ai passé les concours de Sciences po Paris et des IEP [instituts d’études politiques] de région, mais j’ai échoué. J’ai alors suivi un CUPGE (cycle universitaire préparatoire aux grandes écoles) au lycée Val-de-Seine au Grand-Quévilly [76], et une première année de sociologie à l’université de Mont-Saint-Aignan, à Rouen."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du conseil. "C’était intensif mais très enrichissant. L’année suivante, j’entrais à l’IEP de Lille [59]. Ma licence s’est terminée par un an d’échange dans une école de commerce croate à Zagreb. La découverte des disciplines à Sciences po a fait évoluer mon projet professionnel. Actuellement, je suis en master 2 management des politiques publiques, entre l’IEP et Audencia, à Nantes [44]. En guise de stage, j’ai signé un CDD chez Nextep, un cabinet de conseil en affaires publiques parisien, où je suis consultante."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien."

3. Cindy, 23 ans, dernière année de master à Tours (37)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Du commerce. "Je n’avais pas de projet professionnel. J’ai choisi la filière ES par défaut, car je trouvais que les autres étaient trop spécialisées. J’aimais aussi les langues, notamment leur application au commerce. Après le bac, j’ai intégré un DUT [diplôme universitaire de technologie] techniques de commercialisation, en alternance, à l’IUT de Tours. J’ai poursuivi en licence professionnelle marketing et technologie de l’information et de la communication, dans le même établissement."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du marketing. "Diplômée, j’ai décidé de faire un break d’un an. J’ai obtenu un CDD de quatre mois en Auvergne, comme chargée de mission marketing, puis j’ai monté mon autoentreprise de conseils et réalisation de supports. Mais j’avais envie de reprendre mes études pour accéder à des fonctions d’encadrement. En septembre 2016, j’ai intégré le master 1 management stratégique des hommes et des organisations à l’IAE [école universitaire de management] de Tours. Aujourd’hui, je suis en master 2 marketing des services dans le même établissement, en alternance à la SNCF."
Et si c’était à refaire ? "J’ajouterais une expérience à l’étranger."

Lire aussi : Quelles études après un bac ES ?

4. Manon, 23 ans, juriste à Tours (37)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Plusieurs envies. "J’ai eu plusieurs idées : décoratrice d’intérieur, m’orienter vers le marketing, intégrer une école de commerce, puis faire du droit. La série ES semblait alors être celle qui me convenait le mieux : je suivais beaucoup l’actualité, j’aimais l’économie, la sociologie, l’histoire. Le bac en poche, je me suis inscrite en licence de droit à l’université de Tours. J’avais en tête de devenir magistrate ou juge d’instruction."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Juriste. "Je me suis énormément investie, et la filière m’a tout de suite plu, notamment le droit privé. J’ai poursuivi par un master 1 carrières judiciaires, toujours à Tours, puis par un master 2 droit et pratique de la procédure à l’université d’Angers [49]. J’ai terminé l’année par un stage de deux mois chez une avocate tourangelle spécialisée en droit de la famille. Au bout de trois semaines, nous parlions CDI [contrat à durée indéterminée] ! Aujourd’hui, je suis donc juriste : mon métier consiste en la rédaction des actes de procédure."
Et si c’était à refaire ? "Je ferais peut-être mon master 2 en alternance pour m’éloigner de la théorie."

5. Romain, 23 ans, architecte-dessinateur à Clermont-Ferrand (63)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De l’immobilier… par défaut. "Je suis passé par plusieurs étapes : professeur, égyptologue, archéologue… En fait, ma passion pour l’architecture était sous-jacente à toutes ces idées. Au lycée, persuadé de ne pas avoir le niveau en sciences pour entreprendre des études dans ce domaine, je m’étais construit un projet d’orientation autour de l’immobilier. Mais au moment de saisir mes vœux sur APB [Admission-postbac] et après en avoir discuté avec des proches, j’ai candidaté dans cinq écoles d’architecture."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Architecte. "J’ai été accepté à l’école nationale supérieure d’architecture de Clermont-Ferrand. Si le cursus est exigeant, je me suis retrouvé dans les enseignements qui nous poussaient à la curiosité, à la liberté, à l’engagement. Le diplôme en poche après cinq ans d’études, j’ai obtenu un CDD [contrat à durée déterminée] au château de Chaumont-sur-Loire [41]. Juste avant la fin de ma période d’essai, un de mes anciens professeurs m’a proposé un poste. Depuis septembre, je suis donc architecte-dessinateur dans une agence clermontoise !"
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien !"

6. Cindy, 23 ans, en recherche d’emploi à Mur-de-Sologne (41)

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? De la psychologie. "Au collège, j’hésitais entre professeur d’anglais et psychologue. Je me rappelle être allée me renseigner auprès du conseiller d’orientation avec le livre "la Psychologie pour les nuls !". J’étais curieuse du fonctionnement humain, et j’avais envie d’apporter de l’aide, des outils pour mieux appréhender la complexité des relations humaines. Après le bac, j’ai intégré une licence de psychologie à l’université François-Rabelais, à Tours [37]."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Psychologue. "Au fil des années, j’ai affiné mon projet jusqu’à opter pour un master 2 en psychologie du travail et des organisations. J’ai terminé par un stage de fin d’études à la direction générale de la Gendarmerie nationale, à Issy-les-Moulineaux [92]. Cette expérience centrée sur la santé au travail m’a beaucoup plu. C’est d’ailleurs dans ce domaine que j’aimerais exercer. Aujourd’hui, je suis à la recherche d’un emploi dans ma région."
Et si c’était à refaire ? "Je suis très satisfaite de mon parcours. Si j’avais effectué un stage en terminale, j’aurais fait d’autres choix."