DOSSIER : EN BAC L, JE SUIS FORT EN LANGUES… QUELLES ÉTUDES POSTBAC ?
Désormais, l’étude d’une langue vivante est obligatoire en licences de lettres et sciences humaines, mais cela ne représente que quelques heures d’enseignement. Si vous voulez étudier les langues à l’université après votre bac L, plusieurs possibilités s’offrent à vous. Soit vous consacrer uniquement à l’étude de l’une ou plusieurs d’entre elles. Soit panacher avec une autre spécialité, en suivant un double cursus (lettres-langues, histoires-langues…). Les conseils de Catherine Petillon, auteur de "Que faire avec un bac L" (éditions l’Etudiant).
Études de langues après un bac L : étudier la langue ou l’utiliser ?
Avant tout, vous allez devoir choisir votre ou vos langues, mais surtout décider de ce que vous souhaitez en faire. À la fac, 2 grandes orientations sont possibles. La licence langues, littérature et civilisations étrangères (LLCE) permet d’approfondir sa connaissance de la langue, de la culture et de la civilisation. Alors qu’en licence de langues étrangères appliquées (LEA) la langue est abordée comme un outil de communication au service d’autres applications.
| La licence langues, littérature et civilisations étrangères |
La formation dispensée est assez proche des études de lettres, mais dans une langue étrangère. Mieux vaut avoir dès le lycée un penchant pour la dissertation, la lecture et l’analyse de textes. "Dès la 1ère année de LLCE, on étudie beaucoup de littérature, des auteurs classiques jusqu’aux contemporains. Ceux qui ont une bonne sensibilité littéraire s’en sortent le mieux", souligne Kerry-Jane Wallart, maître de conférences en anglais à l’université Paris-Sorbonne-Paris-IV.
"Les étudiants doivent rédiger dissertations et commentaires de textes dans la langue qu’ils étudient", ajoute Pierre Cotte, directeur de l’UFR d’anglais de Paris-Sorbonne. Il faut donc avoir déjà un bon niveau de langue, d’autant que la plupart des cours ont lieu en version originale.
"Les étudiants doivent rédiger dissertations et commentaires de textes dans la langue qu’ils étudient", ajoute Pierre Cotte, directeur de l’UFR d’anglais de Paris-Sorbonne. Il faut donc avoir déjà un bon niveau de langue, d’autant que la plupart des cours ont lieu en version originale.
Quelle que soit la langue choisie, au programme figurent la traduction dans les 2 sens (thème et version), la grammaire, l’expression écrite et orale, la linguistique, la phonétique, la littérature, la civilisation… Sachez aussi qu’une licence de langue va entraîner un séjour à l’étranger.
"Souvent, nous conseillons aux étudiants de partir entre la licence et le master", précise Pierre Cotte. Le principal débouché de cette formation est l’enseignement. Mais, là encore, attention : selon les langues, ce sera plus ou moins facile. Par exemple, en russe ou en portugais, les concours de l’agrégation n’ont pas lieu tous les ans, faute de postes d’enseignant à pourvoir.
"Souvent, nous conseillons aux étudiants de partir entre la licence et le master", précise Pierre Cotte. Le principal débouché de cette formation est l’enseignement. Mais, là encore, attention : selon les langues, ce sera plus ou moins facile. Par exemple, en russe ou en portugais, les concours de l’agrégation n’ont pas lieu tous les ans, faute de postes d’enseignant à pourvoir.
| Garder 2 langues |
"Je conseille souvent d’étudier au moins 2 langues, par exemple en optant pour un double cursus, explique Kerry-Jane Wallart. En particulier pour ceux qui ne se destinent pas à l’enseignement : cela donne plus de chances de se reconvertir ou de faire la différence au moment de trouver un emploi." Si vous envisagez d’intégrer une école de traduction, il vous faudra maîtriser au minimum 2 langues étrangères.
De son côté, Marie Mériaud-Brischoux, directrice de l’une de ces écoles, l’ISIT, estime que le conseil vaut particulièrement pour ceux qui choisissent une autre langue que l’anglais. "On ne peut pas travailler dans les langues si on ne maîtrise pas l’anglais, il ne faut donc jamais l’abandonner. Or, à la fac, la 2ème langue ne représente que quelques heures de cours. Un étudiant en allemand ou en espagnol doit absolument entretenir son anglais par tous les moyens : cela veut dire voyager dans des pays anglophones, lire en anglais, suivre des cours si on peut, travailler seul…"
De son côté, Marie Mériaud-Brischoux, directrice de l’une de ces écoles, l’ISIT, estime que le conseil vaut particulièrement pour ceux qui choisissent une autre langue que l’anglais. "On ne peut pas travailler dans les langues si on ne maîtrise pas l’anglais, il ne faut donc jamais l’abandonner. Or, à la fac, la 2ème langue ne représente que quelques heures de cours. Un étudiant en allemand ou en espagnol doit absolument entretenir son anglais par tous les moyens : cela veut dire voyager dans des pays anglophones, lire en anglais, suivre des cours si on peut, travailler seul…"








