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Bac S 2017 : nos pronostics en philosophie

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Quels sujets risquent de tomber en philosophie au bac S 2017 ? // © l'Etudiant
Quels sujets risquent de tomber en philosophie au bac S 2017 ? // © l'Etudiant
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Candidats au bac S (scientifique) 2017, à quels sujets vous attendre en juin prochain ? Voici nos pronostics, basés en partie sur les avis d’enseignants. Avec, en prime, des corrigés de sujets pour vous entraîner, façon "bac blanc".

En terminale S, si l’épreuve de philosophie au bac pèse moins que les matières scientifiques (elle n’a qu’un coefficient 3), elle constitue néanmoins l’occasion de gagner des points. "Quelle que soit la série, il faut absolument réviser la méthode de dissertation et de commentaire, estime Christine Leroy, enseignante au lycée de l’École internationale bilingue de Paris (XVIIe). Le problème de l’épreuve de philosophie, c’est le risque de hors-sujet". Décortiquer la question posée, ne pas plaquer ce que vous savez sur telle ou telle notion, mais bien analyser à quelles notions la question fait référence… voilà de bons conseils de départ.

smiley-probable Les sujets les plus probables

Il existe des thématiques qui sortent régulièrement dans les sujets du bac S. "On peut citer l’art, le désir, le bonheur", souligne Gilles Vervisch, enseignant au lycée Paul-Émile-Victor à Osny (95). Les sujets relatifs à la morale en général sont souvent prisés des créateurs de sujets. "Ce sont des sujets qui permettent d’éviter de tomber dans des questions polémiques liées à l’actualité", analyse Clémentine Gourdon, enseignante au lycée en Forêt à Montargis (45). 

"Pour ces sujets, je recommande de bien connaître la philosophie antique, si cela a été fait en cours, poursuit l’enseignant. Et surtout de ne pas tomber dans l’écueil qui consiste à raconter sa vie ou à tout ramener à la question d’avoir de l’argent ou non." Bref, oubliez les débats type "café du commerce", et concentrez-vous sur des questions universelles, que l’on peut se poser indépendamment de l’époque et du lieu.

Certains enseignants estiment qu’en filière scientifique, vous avez également des chances de tomber sur des sujets dits épistémologiques, qui renvoient au rapport à la science, à la construction de la connaissance. "L’articulation entre science et croyance, tout ce qui touche à la démonstration, au doute, doit être maîtrisé", souligne Christine Leroy.

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

Toute la difficulté des révisions consiste cependant à ne pas faire d’impasses, en privilégiant certaines notions au détriment d’autres. "Certaines parties du programme ont l’intérêt d’être mobilisables pour n’importe quel sujet, souligne Clémentine Gourdon. Bien connaître les chapitres sur la liberté, la société et l’État, la vérité et la conscience permet in fine de répondre à de nombreux sujets."

Le plus important est sans doute de bien comprendre que les notions sont souvent couplées dans un sujet, qu’elles fonctionnent de façon dynamique, par opposition souvent. "L’art est souvent articulé avec la raison, l’utilité, tandis que le travail sera associé au bonheur ou à la liberté", explique Christine Leroy.

smiley_neutre Les sujets les moins probables

Si la croyance est une notion fondamentale, souvent utilisée dans les sujets, par opposition à la raison ou à la connaissance, il est très rare que les sujets abordent frontalement le fait religieux. "La religion, au sens de rapport à Dieu, ne tombe jamais au bac, affirme Gilles Vervisch. Il en est de même pour tout ce qui touche à la métaphysique, par exemple la question de la matière et de l’esprit."  "Il ne peut y avoir de sujet sur les preuves de l’existence de Dieu, renchérit Christine Leroy. Ce serait impossible à corriger."

Autre notion plutôt délaissée, l’inconscient. "C’est un concept de psychanalyse, trop pointu pour tomber en tant que tel, explique Clémentine Gourdon. Mais l’idée que nous avons un inconscient peut bien sûr être mobilisée dans un sujet où il est question par exemple de subjectivité, de croyance individuelle, etc."

Le tableau ci-dessous recense le nombre de fois où chaque notion du programme a été abordée dans les sujets depuis 2013. La colonne de gauche indique les pronostics de l'Etudiant pour 2017. À noter que certains sujets peuvent faire appel à plusieurs thèmes.

Nos pronostics 2017Notions2016201520142013
Le sujet
smiley-probable La conscience x
smiley_neutre L'inconscient
smiley-probable Le désir x
La culture
smiley-probable L'art x x
smiley-a-reviser Le travail et la technique x x
smiley_neutre La religion
La raison et le réel
smiley-probable La démonstration x
smiley-a-reviser Le vivant
smiley_neutre La matière et l'esprit x
smiley-probable La vérité x x
La politique
smiley-a-reviser La société et l'État x
smiley_neutre La justice et le droit
La morale
smiley-probable La liberté
smiley-probable Le devoir x x
smiley-probable Le bonheur x

L’épreuve en bref

L’épreuve écrite de philosophie dure 4 heures (coefficient 3 en S). Vous avez le choix entre trois sujets : deux dissertations et une explication de texte. Chaque sujet porte généralement sur plusieurs notions du programme. 

La dissertation est un exercice qui consiste à répondre à la question posée par le sujet. La question n’attend pas une réponse arrêtée (oui ou non), mais implique d’exposer le problème qu’elle soulève. Il s’agit de traduire par écrit votre réflexion

L’explication de texte est une sorte de dissertation sur une question posée implicitement ou explicitement par un texte. Vous devez analyser précisément ce texte, dans son contenu comme dans sa forme, pour dégager ses enjeux philosophiques.