1. Bac de philosophie : le point de vue du correcteur
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Bac de philosophie : le point de vue du correcteur

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Le bac, pour vous, c'est cette année ! Que regardent d’abord les correcteurs dans votre copie ? Quelles sont les erreurs qui les font grincer des dents ? Quels sont les petits plus qui vous feront gagner des points ? Pour les matières principales des séries générales et technologiques, nous avons interrogé des professeurs qui vous livrent leurs conseils.

Bac L ES S STG STI STL ST2S
Coefficient 7 4 3 2 2 2 2
Les secrets d’une copie de philo réussie? Une bonne compréhension de la problématique et un raisonnement clair et nuancé. En évitant paraphrase et hors sujet !


Ce que les correcteurs vérifient en premier


Lorsque le correcteur prend votre copie de philo en main, il vérifie d’abord que "le problème soumis à la réflexion de l’élève soit compris et que le raisonnement développé soit conclusif", explique Laurent Chapuis, professeur de philosophie au lycée Rosa-Parks à Neuville-sur-Saône (69) et correcteur des épreuves du bac depuis 7 ans. La compréhension du problème central est nécessaire pour avoir la moyenne. "Nous regardons ensuite le raisonnement conduit par l’élève. Nous nous assurons qu’il a bien procédé à une analyse des différentes hypothèses, pour en invalider et en retenir certaines", poursuit-il.   Quelle que soit la série, l’un des objectifs de l’enseignement de la philosophie est de nuancer sa pensée. Cette nuance doit se retrouver en particulier dans votre conclusion. Dans les séries technologiques, les exigences sont plus modestes. "Je m’assure que l’élève a suivi un cours de philo pendant l’année, témoigne Heidi Barré, professeur en ES et en séries technologiques au lycée Blaise-Pascal à Forbach (57). Je vérifie qu’il est capable d’analyser le sujet, de rompre avec l’opinion, de distinguer des notions du programme, de citer un auteur à bon escient, même si le sujet n’est pas vraiment maîtrisé."


Les erreurs qui tuent…


Votre ennemi, si vous choisissez la dissertation : le hors sujet. "Au lieu de traiter le sujet, le candidat ne traite qu’une notion ou ressort son cours", précise Laurent Chapuis. Du côté de l’explication de texte, la paraphrase, qui consiste à répéter les propos de l’auteur sans produire d’analyse du texte, ne pardonne pas. Selon ce professeur, les élèves, en général bien exercés au bac, parviennent à éviter ces 2 écueils. Par ailleurs, quel que soit le sujet, "une copie hâtive n’ayant aucune qualité sera une mauvaise copie. Il en va de même lorsque la syntaxe est mal maîtrisée, parce que nous ne savons pas ce que l’élève veut dire", relève aussi Heidi Barré.


... et celles qui sont moins graves


L’indulgence est de mise concernant l’orthographe. "Le fond l’emporte sur la forme, note Laurent Chapuis. Nous n’évaluons pas la qualité de l’écriture en français." Au niveau formel, vous pouvez tout à fait proposer un plan en 5 ou 6 parties en le justifiant par la progression de votre raisonnement. "La correction est indulgente, ajoute Heidi Barré. S’il y a 2 ou 3 lignes intelligentes, le candidat pourra gagner les points. La tendance est à la valorisation de la copie plutôt qu’à la recherche de l’erreur impardonnable."


Les "plus" qui font la différence


Votre copie sera bonne si elle parvient à rendre compte des enjeux du sujet, à le problématiser et à y répondre dans un français correct. "Tout ce qui atteste d’un aller-retour entre un raison­nement subtil et nuancé et des exemples est très apprécié : la qualité des connaissances, les citations, les références précises à des auteurs, les exemples extraits de la culture classique et de l’ensemble des acquis du cursus scolaire, historique, scientifique, littéraire", détaille Laurent Chapuis. Si vous êtes capable de faire le lien entre votre culture personnelle et le sujet choisi, vous pouvez espérer une bonne note. "Une très bonne copie s’impose d’elle-même", conclut Heidi Barré.