Dossier : Comment gérer ses problèmes avec l'orthographe : conseils et astuces
A quoi bon se fatiguer à écrire en français ? Du moment qu'on comprend… En êtes-vous bien sûr ? Les fautes dans une copie, au début, ça passe, puis… ça casse. Et si vous vous preniez en main pour que vos notes remontent ?
Être nul en orthographe: comment identifier le problème ?
Comment gérer ses problèmes avec l'orthographe : conseils et astuces
Avant chaque rendu de copie, Pablo, 18 ans, en terminale L option cinéma, soupire. Il sait qu’une fois de plus il va perdre des points à cause de son orthographe. "On me dit toujours que j’ai des idées originales et une bonne syntaxe, mais, comme les profs s’arrachent les cheveux avec mes fautes – au moins une par ligne –, ça gâche tout !"
Pour Louise, 16 ans, l’orthographe, c’est tout simplement… son cauchemar. "Je fais vraiment des efforts, mais je ne progresse pas, déplore la lycéenne, en classe de seconde. Pourtant, je connais les règles grammaticales, mais je n’ai pas de mémoire visuelle, alors je n’arrive jamais à me souvenir comment s’écrivent les mots." Résultat : son passage en première L est compromis. "Je vais peut-être choisir une section scientifique parce qu’on rédige moins", s’inquiète la jeune fille qui souhaite devenir… journaliste !
Pour Louise, 16 ans, l’orthographe, c’est tout simplement… son cauchemar. "Je fais vraiment des efforts, mais je ne progresse pas, déplore la lycéenne, en classe de seconde. Pourtant, je connais les règles grammaticales, mais je n’ai pas de mémoire visuelle, alors je n’arrive jamais à me souvenir comment s’écrivent les mots." Résultat : son passage en première L est compromis. "Je vais peut-être choisir une section scientifique parce qu’on rédige moins", s’inquiète la jeune fille qui souhaite devenir… journaliste !
| Repérez vos difficultés |
Louise et Pablo sont comme des milliers de lycéens et d’étudiants (centaines de milliers ?). Ils considèrent qu’ils sont "nuls en orthographe" et le vivent comme une fatalité jusqu’au jour où il n’est plus possible de faire comme si ce n’était pas important.
"J’ai mis du temps à réaliser que ça n’allait pas, mais, comme j’avais souvent des notes en dessous de 10 à mes dissertations, souffle Nicolas, en première année de BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de l’audiovisuel, je suis allé voir le prof qui m’a mis en garde : soit j’améliorais mon expression et l’orthographe, soit je prenais le risque d’être recalé à l’examen."
Pour Xavier-Laurent Salvador, maître de conférences en linguistique médiévale à Paris 13, les étudiants arrivent en faculté en ayant acquis, dans le secondaire, des méthodes de travail… mais pas les compétences orthographiques. "Les lacunes sont là et nous avions deux façons de réagir, fermer les yeux ou retrousser nos manches ! D’où la création d’un cours intitulé “qualité de l’expression”, obligatoire pour tous les étudiants de première année", explique-t-il. D’autres écoles et universités ont aussi pris le problème à bras-le-corps. À l’IAE (institut d’administration des entreprises) de Grenoble (38), par exemple, les étudiants en master 1, volontaires, ont accès à un logiciel en ligne pour combler leurs lacunes ("orthodidacte").
Quelle que soit la formule, la première étape pour progresser consiste à repérer ses difficultés (accords des participes passés ou des groupes nominaux, conjugaisons, etc.). Faites votre bilan ! La plupart de vos fautes d’orthographe sont peut-être dues à l’inattention ? Vous rédigez rapidement, sans vous arrêter pour réfléchir aux accords des participes passés, aux concordances des temps, aux pluriels. Il suffit alors de vous relire et de vous attarder sur les mots qui vous posent problème, souvent les mêmes d’ailleurs.
"J’ai mis du temps à réaliser que ça n’allait pas, mais, comme j’avais souvent des notes en dessous de 10 à mes dissertations, souffle Nicolas, en première année de BTS (brevet de technicien supérieur) métiers de l’audiovisuel, je suis allé voir le prof qui m’a mis en garde : soit j’améliorais mon expression et l’orthographe, soit je prenais le risque d’être recalé à l’examen."
Pour Xavier-Laurent Salvador, maître de conférences en linguistique médiévale à Paris 13, les étudiants arrivent en faculté en ayant acquis, dans le secondaire, des méthodes de travail… mais pas les compétences orthographiques. "Les lacunes sont là et nous avions deux façons de réagir, fermer les yeux ou retrousser nos manches ! D’où la création d’un cours intitulé “qualité de l’expression”, obligatoire pour tous les étudiants de première année", explique-t-il. D’autres écoles et universités ont aussi pris le problème à bras-le-corps. À l’IAE (institut d’administration des entreprises) de Grenoble (38), par exemple, les étudiants en master 1, volontaires, ont accès à un logiciel en ligne pour combler leurs lacunes ("orthodidacte").
Quelle que soit la formule, la première étape pour progresser consiste à repérer ses difficultés (accords des participes passés ou des groupes nominaux, conjugaisons, etc.). Faites votre bilan ! La plupart de vos fautes d’orthographe sont peut-être dues à l’inattention ? Vous rédigez rapidement, sans vous arrêter pour réfléchir aux accords des participes passés, aux concordances des temps, aux pluriels. Il suffit alors de vous relire et de vous attarder sur les mots qui vous posent problème, souvent les mêmes d’ailleurs.
| Des astuces à connaître
Mais comment font les autres pour ne pas se tromper ? Ils ont leurs trucs (comme répéter : "Toujours prend toujours un s."). Voici d’autres astuces, mais vous pouvez inventer les vôtres ! "a" ou "à" ? Il a parlé à tort et à travers : les accents se placent sur la préposition, mais pas sur le verbe. Pour repérer le verbe, il suffit d’utiliser l’imparfait : il avait parlé avait tort et avait travers. "é" ou "er" ? J’ai jeté l’éponge. Pour savoir si le verbe doit être conjugué ou écrit à l’infinitif, il faut le remplacer par un autre verbe, comme faire ou vendre. J’ai vendu l’éponge (et non pas j’ai vendre l’éponge, donc "é"). "ai" ou "ais" ? Faut-il écrire je devrais ou je devrai (ne plus faire de fautes) ? Cela dépend. Au futur, le verbe ne prend pas de "s", mais au conditionnel, il en faut un. Pour reconnaître le temps, remplacez par la première personne du pluriel : nous devrions (ne plus faire de fautes) – conditionnel, donc je devrais (et non pas : nous devrons – futur –, je devrai). Doubles consonnes. Apercevoir (je n’aperçois qu’un "p" à apercevoir) ; chuter (on ne chute qu’une fois, un "t") ; nourrir (on se nourrit plusieurs fois par jour, deux "r") ; mourir (on ne meurt qu’une fois, un "r"), etc. |
Maria Poblete
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Vendredi 11 Mai 2012































