DOSSIER : BAC ES : FICHES RÉVISION SCIENCES ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
- Bac ES : fiche révision SES - Croissance et développement, 2 phénomènes différents
- Bac ES : fiche de révision - L'investissement et ses déterminants
- Bac ES : fiche révision SES - Progrès technique et emploi
- Bac ES : fiche révsions SES - L'évolution du marché du travail
- Bac ES : fiche de révision SES - Flexibilité et qualifications
- Bac ES - Fiches révision SES - Quelques explications du chômage
- Bac ES- fiches révisions SES - les inégalités économiques et sociales
- Bac ES - Fiches révisions SES - Egalité, inégalités et croissance économique
- Bac ES - Fiches révision SES - Mouvements sociaux et action collective aujourd'hui
- Bac ES - fiches révision - Un affaiblissement du lien social ?
- Bac ES - fiches révision SES - Le commerce international et sa régulation
- Bac ES - fiches révision SES - Les effets pervers économiques et sociaux de la mondialisation
- Bac ES - Fiches révision SES - Les étapes de l'intégration européenne
- Bac ES - Fiches révisions SES - Intégration européenne et protection sociale
Bac ES - Fiches révision SES - Quelques explications du chômage
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Comment expliquer la montée du chômage? Faut-il choisir entre emploi et pouvoir d’achat?
Quelques explications factuelles du chômage
•D’un point de vue strictement quantitatif, tout ce qui tend à augmenter l’offre de travail est, à demande de travail inchangée, facteur de chômage.
•Ainsi, on peut accuser la démographie (baby-boom, immigration) qui fait augmenter le nombre de personnes en âge de travailler. Notons que l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby-boom devrait entraîner une régression du chômage, voire même une pénurie de main-d’œuvre.
•De même, tous les comportements qui font augmenter les taux d’activite? de la population en âge de travailler font grossir l’offre de travail (comme la hausse du nombre de femmes présentes sur le marché du travail).
•D’un point de vue plus qualitatif, certains pensent que les formations offertes par le système éducatif sont inadaptées aux demandes des entreprises. Le manque d’intérêt manifesté en France, contrairement à l’Allemagne, pour les formations professionnelles, tant au lycée qu’en apprentissage, serait un facteur de chômage.
•Notons encore les explications du chômage par le progrès technique.
Chômage et répartition de la valeur ajoutée
L’argumentation libérale
•Pour les libéraux, un partage de la valeur ajoutée trop favorable aux salaires est nuisible pour l’emploi. En effet, une hausse des salaires et des charges sociales (en particulier, si elle excède celle de la productivité) entraîne une hausse des coûts de production.
•En outre, des salaires élevés pénalisent les moins qualifiés, car il n’est pas rationnel d’embaucher des travailleurs dont le salaire est supérieur à la productivité. C’est pourquoi les libéraux accusent le SMIC, d’autant que celui-ci instaure une rigidité à la baisse des salaires.
•Plus généralement, la hausse des salaires conduit à des substitutions capital-travail.
•Il s’ensuit une perte de compétitivite ?des entreprises qui vendent moins et sont contraintes aux licenciements.
•Par ailleurs, la hausse des salaires nuit à l’investissement car elle limite les profits et donc les capacités d’autofinancement.
L’argumentation keynésienne
•Pour les keynésiens, le chômage s’explique par l’insuffisance temporaire de la demande sur le marché des biens et des services. En l’absence de perspectives de débouchés, les entreprises ajustent leur niveau d’emploi au niveau de la production qu’elles estiment pouvoir écouler.
•Le chômage apparaît dès lors comme involontaire et de nature conjoncturelle.
•Des salaires plus élevés pourraient donc être favorables à l’emploi via la hausse de la consommation (surtout si les augmentations concernent les bas salaires, pour lesquels la propension à consommer est la plus forte) et donc viacelle de l’investissement.
Les autres apports
•Les nouvelles analyses du marché du travail montrent qu’un salaire supérieur au salaire d’équilibre est parfois souhaité. En effet, des salaires élevés encourageraient les salariés à être plus productifs et limiteraient un turn-over coûteux (on parle de salaire d’efficience).
•Par ailleurs, les chômeurs n’ont pas forcément intérêt à accepter des salaires inférieurs à ceux qu’ils croient valoir ou mériter, car leur employeur éventuel pourrait alors être amené à douter de leurs aptitudes (théorie de l’antisélection).
•Au-delà des analyses théoriques, il semblerait que la hausse des charges financières des entreprises dans les années 1990 (surendettement et hausse des taux d’intérêt) ait contribué à un partage de la valeur ajoutée peu favorable aux créations d’emplois. En effet, ces frais financiers ont affecté l’investissement. L’atonie de celui-ci a ralenti la croissance et limité les créations d’emploi.
Quelques explications factuelles du chômage
•D’un point de vue strictement quantitatif, tout ce qui tend à augmenter l’offre de travail est, à demande de travail inchangée, facteur de chômage.
•Ainsi, on peut accuser la démographie (baby-boom, immigration) qui fait augmenter le nombre de personnes en âge de travailler. Notons que l’arrivée à l’âge de la retraite des générations du baby-boom devrait entraîner une régression du chômage, voire même une pénurie de main-d’œuvre.
•De même, tous les comportements qui font augmenter les taux d’activite? de la population en âge de travailler font grossir l’offre de travail (comme la hausse du nombre de femmes présentes sur le marché du travail).
•D’un point de vue plus qualitatif, certains pensent que les formations offertes par le système éducatif sont inadaptées aux demandes des entreprises. Le manque d’intérêt manifesté en France, contrairement à l’Allemagne, pour les formations professionnelles, tant au lycée qu’en apprentissage, serait un facteur de chômage.
•Notons encore les explications du chômage par le progrès technique.
Chômage et répartition de la valeur ajoutée
L’argumentation libérale
•Pour les libéraux, un partage de la valeur ajoutée trop favorable aux salaires est nuisible pour l’emploi. En effet, une hausse des salaires et des charges sociales (en particulier, si elle excède celle de la productivité) entraîne une hausse des coûts de production.
•En outre, des salaires élevés pénalisent les moins qualifiés, car il n’est pas rationnel d’embaucher des travailleurs dont le salaire est supérieur à la productivité. C’est pourquoi les libéraux accusent le SMIC, d’autant que celui-ci instaure une rigidité à la baisse des salaires.
•Plus généralement, la hausse des salaires conduit à des substitutions capital-travail.
•Il s’ensuit une perte de compétitivite ?des entreprises qui vendent moins et sont contraintes aux licenciements.
•Par ailleurs, la hausse des salaires nuit à l’investissement car elle limite les profits et donc les capacités d’autofinancement.
L’argumentation keynésienne
•Pour les keynésiens, le chômage s’explique par l’insuffisance temporaire de la demande sur le marché des biens et des services. En l’absence de perspectives de débouchés, les entreprises ajustent leur niveau d’emploi au niveau de la production qu’elles estiment pouvoir écouler.
•Le chômage apparaît dès lors comme involontaire et de nature conjoncturelle.
•Des salaires plus élevés pourraient donc être favorables à l’emploi via la hausse de la consommation (surtout si les augmentations concernent les bas salaires, pour lesquels la propension à consommer est la plus forte) et donc viacelle de l’investissement.
Les autres apports
•Les nouvelles analyses du marché du travail montrent qu’un salaire supérieur au salaire d’équilibre est parfois souhaité. En effet, des salaires élevés encourageraient les salariés à être plus productifs et limiteraient un turn-over coûteux (on parle de salaire d’efficience).
•Par ailleurs, les chômeurs n’ont pas forcément intérêt à accepter des salaires inférieurs à ceux qu’ils croient valoir ou mériter, car leur employeur éventuel pourrait alors être amené à douter de leurs aptitudes (théorie de l’antisélection).
•Au-delà des analyses théoriques, il semblerait que la hausse des charges financières des entreprises dans les années 1990 (surendettement et hausse des taux d’intérêt) ait contribué à un partage de la valeur ajoutée peu favorable aux créations d’emplois. En effet, ces frais financiers ont affecté l’investissement. L’atonie de celui-ci a ralenti la croissance et limité les créations d’emploi.
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