1. Un nouveau bac, avec du contrôle continu, sera mis en place en 2021
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Un nouveau bac, avec du contrôle continu, sera mis en place en 2021

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Le bac dans sa version actuelle n'a plus que trois ans à vivre ! // © Nicolas Tavernier/REA
Le bac dans sa version actuelle n'a plus que trois ans à vivre ! // © Nicolas Tavernier/REA

Un nouveau baccalauréat pour la session 2021, des contrats de réussite avec les étudiants et la création d'un service national… L'Etudiant fait le point sur les annonces relatives à la jeunesse du Premier ministre, Édouard Philippe, qui s'exprimait mardi 4 juillet 2017 devant l'Assemblée nationale.

Si vous entrez en troisième à la rentrée 2017, sachez d'ores et déjà que vous ne passerez pas le baccalauréat dans sa version actuelle ! C'est le Premier ministre, Édouard Philippe, qui le dit. S'exprimant devant l'Assemblée nationale, mardi 4 juillet 2017, pour son discours de politique générale, le chef du gouvernement a fait plusieurs annonces concernant le lycée et l'université.

Un nouveau bac en 2021. Le nouveau bac annoncé sera "resserré à un petit nombre d'épreuves" et comprendra une part de contrôle continu. En termes de calendrier, la concertation avec les syndicats lancée à la rentrée 2017 devra aboutir en 2018, afin de permettre une mise en place "complète" pour la session 2021.

Ces propositions devraient plutôt contenter les élèves, si l'on en croit un sondage exclusif réalisé par l'Etudiant en juin : 79 % des lycéens interrogés se disaient favorables à plus de contrôle continu. Ils étaient également un certain nombre à souhaiter accroître l'importance de la mention dans l'orientation dans le supérieur.

Lire aussi : Emmanuel Macron : "Je propose un bac avec 4 matières en contrôle terminal"

Des contrats de réussite avec les étudiants. Le Premier ministre a également annoncé la création de contrats de réussite étudiante "dès la rentrée 2018". Ces contrats devraient indiquer les prérequis nécessaires pour réussir dans la filière visée, selon le programme d'Emmanuel Macron. Mais pour l'instant, cette notion de "prérequis" reste floue : nul ne sait si ceux-ci seront indicatifs ou contraignants, s'ils s'appuieront sur les notes du bac ou la filière, etc.

Ces prérequis devraient néanmoins permettre de mettre fin à la pratique du tirage au sort à l'entrée des licences, utilisée depuis plusieurs années par le ministère lorsque le nombre de candidatures des lycéens excède les capacités d'accueil. "Où est le mérite ? Où est la République ?" s'est notamment écrié Édouard Philippe à propos de cette méthode décriée.

Cette année, 115 licences ont été concernées par le tirage au sort, un chiffre en forte augmentation par rapport à 2016. Si la filière STAPS est la plus touchée, les sciences de l'éducation, le droit ou encore la psychologie y ont aussi recouru. La PACES en Île-de-France a, quant à elle, finalement été épargnée.

Un nouveau diplôme pour les bac pro ? Le gouvernement réfléchit également à créer "des diplômes de qualification à bac+1", qui pourraient être proposés après le baccalauréat professionnel. Édouard Philippe a par ailleurs insisté sur la nécessité d'une meilleure intégration entre les lycées professionnels et "les BTS et les licences professionnelles".

Création d'un service national. Enfin, le service national à destination des jeunes souhaité par Emmanuel Macron verra bien le jour. Les formes qu'il pourrait prendre seront définies d'ici "la fin de l'année 2017".

Autant d'annonces qui n'attendent plus, désormais, que d'être concrétisées !

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