Type de doc : Cours - Fiches de révision | Matière : Philosophie | Niveau d'études : Terminales ST2S
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L'Etudiant - Paris
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Peut-être faudrait-il questionner le statut de la connaissance ou des connaissances historiques.
Que vise l’historien ou l’histoire ? Cherche-t-il une efficacité ou un savoir gratuit ? En quel sens l’histoire peut-elle devenir un moyen de l’action politique et de la vie politique du citoyen ? Les citoyens, par leur appartenance à une société, peuvent-ils être dépourvus de connaissances historiques ? Plus qu’utiles, les connaissances historiques ne sont-elles pas nécessaires ? Comment le citoyen utilise-t-il ces connaissances ? Comment appeler une société où le citoyen n’aurait aucune connaissance historique, si ce n’est manipulée ?
D’autre part, certaines sociétés politiques vivent "sans histoire", c’est-à-dire sans savoir historique, mais avec d’autres formes de traditions orales, de mythes ; donc elles construisent leur vie politique en fonction d’un passé imaginaire. La question serait donc d’analyser le statut de la vie politique dans ces sociétés (voir les analyses de Lévi-Strauss, Clastres).
Par ailleurs, on sait historiquement qu’il y a citoyenneté avant même qu’il y ait histoire et donc constitution d’un savoir historique : les Grecs avant d’inventer l’histoire (Thucydide - Hérodote) ont inventé la vie politique et la démocratie. Donc, sans vie politique, il n’y aurait sans doute pas d’histoire.







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