Type de doc : Cours - Fiches de révision | Matière : Philosophie | Niveau d'études : Terminales ST2S
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L'Etudiant - Paris
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Ce terme de présence est énigmatique.
La présence tient-elle dans une représentation matérielle ? Quels sont les différents modes de présence de la mort ?
Si l'on se réfère à Épicure (dans la Lettre à Ménécée), on trouve de nombreux contre-arguments : la mort signifiant le contraire de la vie, elle est opposée au bonheur.
Pour Épicure, il faut vivre dans l'instant présent, et purifier notre joie de vivre de toute crainte de la mort (c'est la condition même du bonheur). Dans quelle mesure la présence de la mort nous enlève-t-elle la liberté d'être heureux ? N’est-ce pas un poids à porter, dont on ne peut pas se séparer ?
Pour Spinoza (Éthique, livre IV), la pensée de la mort plonge l'homme dans la détresse et la tristesse (ce serait d'ailleurs la première réponse à laquelle on pense face à l'énoncé). Pourquoi rendre présente cette pensée pourrait être essentiel à notre bonheur ? A-t-on moins peur de ce que l’on voit, de ce que l’on peut représenter ? La mort a-t-elle moins de poids si elle est présente dans la vie ? Ou enlève-t-elle toute joie de vivre ?
Si l'on cherche en quoi la présence de la mort pourrait être l'essence du bonheur, il faut chercher chez Heidegger (Être et Temps) : pour lui, avoir conscience de la mort permet de vivre chaque instant avec plus d'acuité et d'intensité. La présence de la mort donne un sens à l'existence, et d'un certain côté donnerait ainsi la possibilité du bonheur.







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