Les inégalités de développement - Cours - Fiches de révision

Type de doc : Cours - Fiches de révision  |  Matière : Gestion - MDO   |  Niveau d'études : Terminale STMG voirVoir tous les autres documents en Terminale STMG Gestion - MDO

Il y a quelques dizaines d'années, le constat était simple : il y avait les pays riches, pour simplifier, au nord et les pays pauvres au sud.

Economie - Bac STG

LES INEGALITES DE DEVELOPPEMENT

Programme : La mondialisation de l'économie

Il y a quelques dizaines d'années, le constat était simple : il y avait les pays riches, pour simplifier, au nord et les pays pauvres au sud. On parlait alors de tiers-monde pour désigner les retardataires en termes de croissance et de développement. Depuis l'accélération de la mondialisation au début des années 80, la situation est beaucoup plus complexe : nouveaux pays industrialisés, en transition...et surtout de grandes disparités entre pays en développement (PED) ainsi qu'un accroissement des inégalités entre les pays les moins avancés (PMA) et les plus riches.

 

I) Distinction entre pays riches et pays pauvres : la nuance s'impose.

- Quels sont les pays les plus riches? Un premier groupe peut être défini par le G8 (USA, RU, Canada, Japon, Allemagne, France, Italie, Russie) pesant environ 58% du PIB mondial. Mais il s'agit surtout d'un groupe informel de plus en plus élargi à un G20 (avec la Chine, l'Inde, le Brésil, tous les pays de l'UE...) qui représente 90% du PIB mondial!

 

- Certes, des disparités de richesses et développement sont évidentes à l'intérieur de ce G20 (entre pays de l'UE, entre le Mexique et les USA, etc..) mais il est frappant de constater qu'en dehors de ce G20, il ne reste plus que 10% du PIB mondial à se « partager » entre plus de 150 pays!

 

- La

Banque Mondiale

distingue, elle, 3 groupes de pays en fonction du revenu par habitant : faible revenu, revenu intermédiaire, revenu élevé. Ce dernier groupe (Europe de l'Ouest, Amérique du Nord, Japon, Australie) représente 80% du PIB mondial et 20% de la population.

 

- Quoiqu'il en soit, les inégalités sont de trois ordres : économiques, démographiques et sociales. Au sens économique, la mesure est le PNB ou PIB / hab. Pour donner une « idée » réaliste de la pauvreté, on relève parfois le seuil de 1 ou 2 dollars de revenus par jour! Ainsi, la Banque mondiale estime à 1,2 milliards le nombre de pauvres. Sur le plan démographique, malgré quelques progrès au niveau des taux de natalité (en baisse), les taux de mortalité restent élevés (notamment dans les PMA africains en raison du SIDA). Les conséquences sociales sont évidentes : taux de scolarisation faible, analphabétisme, carences nutritionnelles, criminalité de rue...

 

- L'

IDH

(Indice de développement humain) montre aussi une classification entre 1 et 0 : IDH > 0,9 (pays développés) entre 0,7 et 0,9 (pays émergents ou NPI), entre 0,5 et 0,7 (autres PED) et IDH < 0,5 (PMA)

 

- Mais les disparités sont aussi présentes à l'intérieur des pays (ou zones) riches : phénomènes d'exclusion, SDF, working poors...Les statistiques montrent qu'il n'y a pas plus de pauvres qu'avant mais que ce sont les écarts entre les plus riches et les plus pauvres qui ont grandi.

 

II) Situations spécifiques de développement.

- La situation la plus dramatique concerne la cinquantaine de PMA, pour beaucoup d'Afrique subsaharienne. A l'écart de la mondialisation, ils cumulent les handicaps économiques, démographiques, sociaux et politiques. Endettés, dépendants de l'aide internationale, économies peu diversifiées, conflits armés...ils représentent 10% de la pop mondiale pour moins de 1% du revenu.

 

- Les pays dits émergents, eux, connaissent des situations diverses. Notamment ceux que l'on classe encore parfois dans ce groupe alors qu'ils sont désormais riches (Corée du Sud par exemple). Situés en  Asie du sud-est et en Amérique du Sud, leur développement a été constant depuis les années 80 en profitant largement de la mondialisation et de leur compétitivité-prix.

 

- Le groupe des pays dits en transition sont ceux qui ont entrepris des réformes politico-structurelles pour rejoindre le concert mondialisé de l'économie de marché. Principalement ex-pays socialistes d'Europe de l'Est (y compris la Russie) avec parmi eux les fameux PECO (pays d'Europe centrale et orientale). Leur situation géographique, leur potentiel ainsi que leur proximité culturelle avec l'Europe de l'Ouest (+ adhésion à l'UE pour certains) favorisent une dynamique soutenue de développement.

 

- Le cas du groupe BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), plus de 2,5 milliards d'habitants, 13% du PIB mondial et 47% du PIB des pays émergents, doit être évoqué à part. Ces pays sont devenus, à titres divers, des acteurs majeurs de l'économie mondiale (Chine en particulier), toujours émergents mais d'une puissance (commerciale, industrielle, politique) de plus en plus considérable.




J. Calatayud

Agrégé d'économie et gestion

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