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L'Essec met le cap sur l'Afrique

Cécile Peltier  |  Publié le

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Le projet du futur campus de l'Essec à Rabat au Maroc (images de synthèse).
À Rabat, le campus marocain de l'Essec pourra accueillir jusqu'à 500 étudiants. // © ESSEC

Après Singapour, où elle a inauguré en mai 2015 son nouveau campus, l'Essec poursuit son déploiement "multipolaire" en Afrique, avec l'ouverture de deux nouvelles implantations : "Afrique-Atlantique", à Rabat, en 2016, et "Afrique Océan Indien", sur l'île Maurice en 2017.

Après l'Asie, l'Afrique est le nouvel eldorado pour les établissements d'enseignement supérieur et comme ses pairs, l'Essec y veut sa place. Et pas n'importe laquelle, si possible : celle d'une "business school de référence, susceptible de répondre aux grands enjeux de développement de l'Afrique au 21e siècle, qu'il s'agisse de management de la santé, de l'éducation ou de l'urbanisme". 

Sans grande originalité, elle a choisi comme bases de son rayonnement le Maroc et l'île Maurice, deux "hubs" qui attirent de nombreuses institutions d'enseignement supérieur. Deux pays où, ces dernières années, elle a développé une activité de formation continue et où elle peut compter sur la présence de son partenaire, CentraleSupélec.

de nouveaux modèles économiques

En matière de modèle économique, pas d'investissements pharaoniques, mais des solutions pragmatiques. Au Maroc, l'Essec s'est décidée pour Rabat, notamment en raison de l'offre du groupe immobilier Addoha. Le promoteur finance la construction du bâtiment de 2.000 m2, dont la livraison est prévue en novembre 2016.

"Après l'investissement assez massif réalisé pour le campus de Singapour [24 millions d'euros], ce modèle nous assure des loyers réduits et un risque minime. Pour Addoha, le prestige de la marque Essec ouvre la possibilité d'attirer d'autres institutions internationales."

À Maurice, à la rentrée 2017, l'Essec intègre l'ISCIA (International campus for sustainable and innovative Africa), propriété du groupe Médine, qui rassemble déjà plusieurs institutions françaises telles que Centrale Nantes, Paris 2 ou l'Ensa (École supérieure d'architecture de Nantes).

Dans les deux cas, "le coût du campus ne devra pas dépasser 20% du montant des frais de d'inscription", précise Jean-Michel Blanquer, le directeur général, qui table sur le retour à l'équilibre financier de l'école courant 2017.

500 ÉTUDIANtS À RABAT, 200 À MAURICE

À Rabat, la capacité d'accueil tournera autour de 500 étudiants, dont 60 à 80 étudiants dès la première année au sein du Global BBA. Après deux ans au Maroc, ils pourront poursuivre leur cursus sur les autres campus de l'Essec. "La marque Essec est déjà bien connue au Maroc grâce à nos alumni. L'ambition est d'attirer des étudiants de toute l'Afrique de l'Ouest", précise Jean-Michel Blanquer.

L'école va aussi développer les mastères spécialisés et son portefeuille de formation continue, où la demande est forte. "Les grandes entreprises implantées dans la région ont des besoins importants, en matière de ressources humaines notamment."

L'offre de formation sera la même sur le campus de Maurice, capable de recevoir 150 à 200 élèves. À moyen terme, les deux sites sont voués à accueillir le programme grande école et des étudiants français.

DES PROJETS EN AMÉRIQUE LATINE

D'ici là, l'Essec aura sans doute déjà lancé les travaux de son campus latino-américain. Plusieurs options sont envisagées : le Mexique, où l'on évoque la construction d'un vaste complexe franco-mexicain, le Brésil, où Centrale devrait également poser ses valises, voire la Colombie ou le Chili…

Singapour poursuit sa croissance
Inauguré il y a un an à peine, le nouveau campus singapourien de l'Essec réunit 1.100 étudiants, issus de 45 nationalités sur les cinq programmes proposés sur place.

Et poursuit sa croissance : dès la rentrée 2016, le BBA va monter en puissance et un parcours du programme grande école accueillera une quarantaine d'AST (admissions sur titre) désireux de commencer leur parcours à Singapour.

Cécile Peltier  |  Publié le

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