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Accueil des étudiants réfugiés : que peut faire l'enseignement supérieur ?

Sylvie Lecherbonnier  |  Publié le

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Cnam
Le Cnam a lancé le plan "Un métier pour les migrants" à la rentrée 2015. // © Dircom Cnam - P. Haim // © Dircom Cnam - P. Haim

Lundi 26 septembre 2016, le ministère de l'Éducation nationale organise sa seconde journée d'échanges autour de l'accueil des étudiants réfugiés en France. Le même jour, EducPros et WISE organisent une rencontre-débat sur le sujet avec Sakena Yacoobi, fondatrice de l'Afghan Institute for Learning. Retour sur les initiatives qui se mettent en place dans les écoles et les universités.

Deuxième journée d'échanges autour de l'accueil des étudiants réfugiés, lundi 26 septembre 2016, au ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. La première, mardi 10 mai 2016, avait pointé le manque de coordination des acteurs, malgré la création récente du collectif Résome (Réseau études supérieures et orientation des migrant.e.s et exilé.e.s). Une longue liste d'actions à mettre en place avait également émergé : simplifier les démarches des étudiants réfugiés, informer les étudiants qui se trouvent face à plusieurs interlocuteurs, diffuser les bonnes pratiques, trouver des financements...

Malgré tout, sur le terrain, souvent sous l'impulsion d'étudiants ou d'enseignants engagés, les initiatives se multiplient. Avec une question lancinante : comment les faire changer d'échelle ?

un programme étudiants invités À l'ens

Accompagner les réfugiés pour qu'ils se projettent dans les études. C'est un des objectifs de l'association Migrens, créée par des étudiants de l'ENS Ulm à l'automne 2015. Laetitia Basselier, membre du collectif, expose les grandes lignes du programme d'apprentissage du français proposé par son école.

À Strasbourg, l'université apprend le français à des réfugiés

Favoriser l'insertion sociale, voire la reprise d'études, de Syriens et d'Irakiens qui ont tout laissé derrière eux. Telle est l'ambition de l'université de Strasbourg, qui a investi 45.000 euros pour permettre à 75 réfugiés de suivre gratuitement de cours de français langue étrangère. Mais l'initiative se heurte au manque de moyens.

Lire l'article sur l'initiative de l'université de Strasbourg (février 2016)

Paris 1 accueille des réfugiés grâce à un diplômé Qatari

600.000 euros pour un an. Tel est le budget dont dispose Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour accueillir une centaine de réfugiés, très majoritairement Syriens. Une somme conséquente offerte à l'université par le Qatar, sous l'impulsion d'un ancien étudiant en droit, devenu procureur général du petit État du Golfe. Une exception dans le paysage universitaire.

Lire l'article sur l'action de l'université Paris 1 (mars 2016)

Le Cnam travaille à l'insertion des réfugiés

"Le Cnam se mobilise pour les migrants". Le colloque du 27 juin avait pour objectif de faire le point sur les actions mises en place par l'établissement pour aider les réfugiés. Avec un objectif principal : leur insertion professionnelle.

Lire l'article sur le programme du Cnam (juin 2016)
Éducation et réfugiés : rencontre EducPros - WISE le 26 septembre 2016
EducPros, en partenariat avec WISE, et sous le patronage de la Commission nationale française pour l'Unesco, organise, le 26 septembre prochain à Paris, une rencontre-débat sur la question de l'accès à l'éducation des réfugiés, en présence de la lauréate du prix WISE pour l'éducation, le Dr Sakena Yacoobi, fondatrice de l'Afghan Institute of Learning.

Le thème de cette rencontre sera "Éducation et réfugiés : pourquoi est-il important d'ouvrir nos écoles et nos universités ?"

Sylvie Lecherbonnier  |  Publié le

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