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Assises ESR : 121 propositions en débat pour préparer une nouvelle loi

Camille Stromboni  |  Publié le

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Assises - Geneviève Fioraso - Françoise Barré-Sinoussi - Paris 26/11/2012 - ©C.Stromboni
Assises - Geneviève Fioraso - Françoise Barré-Sinoussi - Paris 26/11/2012 - ©C.Stromboni

Dernière ligne droite pour les Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les deux journées "nationales", organisées au Collège de France, ont débuté lundi 26 novembre 2012. Au programme : le débat autour des 121 propositions élaborées par le comité de pilotage.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a ouvert, lundi 26 novembre 2012, les Assises nationales de l'enseignement supérieur et de la recherche à Paris. Lors de cette première journée, 121 propositions élaborées par le comité de pilotage présidé par la chercheuse Françoise Barré-Sinoussi ont été débattues, lors des trois ateliers sur les thématiques fixées initialement : la réussite des étudiants, la recherche et la gouvernance des établissements.

Avec des sujets très concrets, par exemple sur la question de la réussite en licence :
-    Réformer la licence grâce à un cadrage national des diplômes permettant une spécialisation disciplinaire progressive, pouvant débuter par une première année consacrée aux études des grands champs disciplinaires (n°4)
-    Encourager les initiatives permettant aux élèves des lycées de suivre un cours à l'université, avec possibilité de capitalisation d'ECTS (n°12)
-    Faire en sorte que tout enseignant-chercheur consacre une partie de son service au premier cycle (n°15)
-    Supprimer l'habilitation à diriger des recherches et redéfinir les conditions requises pour encadrer des doctorants (n°29)

nullCes deux journées de rencontre (les 26 et 27 novembre) clôturent le processus des Assises, et aboutiront mi-décembre à la remise d'un rapport par le comité de pilotage. S'ensuivra l'élaboration d'une loi d'orientation sur l'enseignement supérieur et la recherche début 2013 "qui remplacera la loi LRU et la loi sur la recherche", selon les mots de Geneviève Fioraso.

VERS de grands etablissements universitaires a la place des PRES

"Il ne s'agira pas d'une loi pour faire de la communication, ou un effet d'annonce, mais d'un outil efficace et de long terme", a assuré la ministre de l'Enseignement supérieur.

Concernant la structuration du paysage de l'enseignement à venir, "il s'agit de faire évoluer les PRES vers de grands établissements universitaires, a indiqué Françoise Barré-Sinoussi, au sens des grandes universités internationales. Cela peut prendre différentes formes : la fusion, la fédération et la confédération." La ministre a elle rappelé sa volonté de voir émerger des stratégies de sites, qui intègreraient les nombreuses structures coexistant aujourd'hui, notamment les "ex" (Labex, Equipex, Idex, etc.).

Sur la mission et l'avenir de l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur), qui divisent la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche, la ministre a donné son point de vue. "Notre système d'évaluation n'est ni pertinent, ni efficace. Il faut qu'il le devienne, et ce au service de la progression de la recherche. Mais je ne préjuge pas du résultat des Assises", a-t-elle avancé prudemment.

Notre système d'évaluation n'est ni pertinent, ni efficace

Enfin, concernant les difficultés budgétaires des universités, Geneviève Fioraso a indiqué, après avoir souligné la situation dégradée dans laquelle elle avait trouvé les universités en arrivant au ministère ("chez mes prédécesseurs, c'était un peu la grande illusion"), que le ministère allait faire un effort pour aider les universités à boucler l'année 2012, notamment à régler leur GVT (Glissement-vieillesse-technicité), via le dégel de crédits.

"Cela ne suffira peut-être pas pour certains, et il y aura des insatisfaits, mais étant donné le contexte très contraint, ce n'est pas si mal", a-t-elle jugé, insistant sur l'augmentation de 2.2% du budget du supérieur pour 2013, les 1.000 créations de postes, et la titularisation de 2.000 personnes par an dans le cadre de la résorption de la précarité.

consulter  les 121 propositions en débat :

- Les propositions sur la réussite des étudiants (n°1 à 47)

- Les propositions sur la recherche (n°48 à 80)

- Les propositions sur l'organisation de l'enseignement supérieur et de la recherche (n°81 à 121)


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