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Budget 2017 : 850 millions de plus pour l'enseignement supérieur et la recherche

Aurore Abdoul-Maninroudine  |  Publié le

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Assemblée nationale
Thierry Mandon et Najat Vallaud-Belkacem se sont "félicités" de cette hausse des moyens accordés à la formation et à la recherche. // © Hamilton / R.E.A

Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, a annoncé lors du débat d'orientation sur les finances publiques, jeudi 7 juillet 2016, une augmentation du budget pour l'enseignement supérieur et la recherche de 850 millions d'euros. Universités et syndicats se réjouissent, tout en rappelant que cela ne règle pas le déficit des universités pour 2016.

En 2017, 850 millions d'euros viendront abonder le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette annonce a été faite par Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget, lors du débat d'orientation budgétaire sur les finances publiques, jeudi 7 juillet 2016. L'enseignement supérieur et la recherche font partie des trois secteurs définis comme "prioritaires" dans le document de présentation du projet de loi de finances 2017, avec l'emploi et la "défense, police, gendarmerie et justice".

100 Millions pour l'accueil des étudiants

Selon ce même document, ces dépenses "seront partiellement compensées par des économies réalisées par des ministères non prioritaires, d'une part, et grâce à la baisse de 1,1 milliard d'euros du prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne, par rapport à la loi de finances initiale 2016, d'autre part."

Ces fonds permettront de financer "le gel des droits d'inscription à l'université ainsi que du ticket de restauration universitaire et de la Sécurité sociale étudiante à la rentrée 2016", "le dégel du point d'indice des fonctionnaires ainsi que la revalorisation prévue dans le cadre du PPCR (parcours professionnel, carrière et rémunération)". Les négociations sur la revalorisation salariale des enseignants-chercheurs et chercheurs devraient d'ailleurs avoir lieu à l'automne.

Sur ces 850 millions d'euros, 100 millions sont destinés à faire face à l'arrivée de 40.000 étudiants supplémentaires dès la rentrée 2016.

quid du déficit de financement en 2016 ?

Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup, se réjouit d'une "très bonne nouvelle" et rappelle que "c'est la première fois, depuis 2010, que le budget de la Mires (Mission interministérielle à l'enseignement supérieur et à la recherche) pourrait ne pas baisser en euros constants".

De son côté, la CPU (Conférence des présidents d'université) se dit "très attentive à ce que les moyens alloués ne soient pas amputés par une augmentation de la réserve de précaution". Elle souligne que cette annonce ne règle pas le problème de déficit de financement des universités pour 2016, en ce qui concerne l'augmentation du point d'indice et le PPCR, soit environ 35 millions d'euros.

Lila Lebas, secrétaire générale de l'Unef, voit dans cette annonce "une inflexion notable par rapport à l'an dernier" mais estime qu'"un investissement d'ampleur pour la pénurie dans les universités doit encore avoir lieu". Même son de cloche du côté de la Fage, qui souligne "un effort budgétaire historique".

Cette annonce répond en partie aux attentes de la communauté universitaire et concrétise une promesse de François Hollande. Interpellé en avril dernier par la CPU sur l'augmentation du nombre d'étudiants absorbée à moyens constants par les établissements, le président de la République s'était engagé à des "réajustements budgétaires".

L'an dernier, l'enseignement supérieur et la recherche ont bénéficié, dans le projet de loi de finances 2016, d'une augmentation de 165 millions d'euros, soit une augmentation "de près de 1 %", selon le ministère. En 2015, la hausse était de 0,2 %.

Aurore Abdoul-Maninroudine  |  Publié le

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