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Classement des universités européennes : où est la France ?

Sarah Hamdi
Publié le
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L'université d'Oxford - © Stephen Finn
Oxford se classe à la première place du classement des meilleures universités européennes du Times Higher Education.
Pour la première fois, le Times Higher Education publie un classement des meilleures établissements à l’échelle de l’Europe. Le Royaume-Uni confirme sa domination. Dans ce Top 200, le premier établissement français apparaît à la 17e position.

La France à la traîne. Et le Royaume-Uni en tête. Le classement des meilleures universités européennes du Times Higher Education (THE) compte pas moins de 46 établissements britanniques sur 200, soit près d’un quart. Contre seulement 15 Français. Des résultats tirés du palmarès mondial du THE, publié en octobre 2015, où 800 universités de 70 pays différents sont représentées.

En tête des établissements français, on retrouve l’ENS (École normale supérieure) à la 17e place du podium. Suivies de l’École polytechnique (43e) et de l’université Pierre-et-Marie-Curie (51e). Dans les premières places du classement général, on retrouve les prestigieuses universités d’Oxford (1re), Cambridge (2nde) et l’Imperial College de Londres (3e).

Classement Times Higher Education Europe 2016

l'Allemagne, deuxième nation représentée

À la deuxième place du podium, l’Allemagne. C’est le deuxième pays le mieux représenté, avec 36 établissements dans ce palmarès européen, suivi de l'Italie, avec 19 universités. La France arrive à la quatrième place, avec 15 institutions classées.

Les pays scandinaves se démarquent, proportionnellement à leurs nombres d’habitants. Dans le Top 200, 9 universités sont suisses, dont l’ETH Zurich-Swiss federal institute of Technology (4e). Respectivement, la Suède et la Finlande comptent 11 et 6 universités dans le classement.

Classement THE européen : les meilleurs établissements français du top 200
Rangs Établissements 
17 École normale supérieure
43 École Polytechnique
51 Université Pierre-et-Marie-Curie
96 Université Paris-Sud
101-110 École normale supérieure de Lyon
101-110 Université Paris-Diderot
111-120 Université Joseph-Fourier
121-130 Université Paris-Descartes
131-140 Université Aix-Marseille
141-150 Université de Bordeaux
141-150 Université de Strasbourg
151-161 Université de Montpellier
161-170 Université Toulouse 1-Capitole
181-190 Université Panthéon-Sorbonne Paris 1
191-200 Université Lille 2 Droit et Santé

bientôt la fin de la domination britannique ?

Pourquoi le Royaume-Uni est-il si haut ? "Les étudiants étrangers sont extrêmement importants pour le système éducatif au Royaume-Uni et sa santé financière. Ils dépensent près de 4,5 milliards de livres par an (5,8 milliards d’euros environ) en frais de scolarité et loyers, mais apportent aussi énormément aux autres étudiants par leur expérience et leur culture à la vie du campus," explique Phil Baty, éditeur des classements du THE. 

Mais l’enviable position du Royaume-Uni est à nuancer. "Ce lien vital s’avère de plus en plus à risque : cette année, pour la première fois, le nombre d’étudiants internationaux au Royaume-Uni stagne", avertit le spécialiste.

En cause, la concurrence d’autres universités européennes proposant des cursus diplômant entièrement en anglais. Mais, cette fois-ci, avec des frais de scolarité bien moindres par rapport aux tarifs britanniques.


Sarah Hamdi | Publié le

Vos commentaires (2)

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Nyqkos.

Il serait bon d'évoquer le fait que ce classement est d'origine anglo-saxonne et qu'il prend certainement en compte l'importance des publications scientifiques de langue anglaise. Alors oui, les Français trainent des pieds dès qu'il s'agit de pratiquer la langue de Shakespeare mais est-ce qu'ils en font de même de leur côté lorsqu'il faut lire dans une autre langue que la leur. Tout ça pour illustrer le fait que ce classement a été élaboré par des anglo-saxons passés par des universités anglo-saxonnes. Les critères ont été choisis en fonction de leur culture de l'enseignement supérieur qui fait que les établissements gratuits (par exemple) sont certainement moins plébiscités que les grandes écoles à au moins 5000€ l'année. Une fois que c'est dit, la question de l'utilité d'un tel classement se pose. Parce qu'il y a en France des parcours qui fonctionnent très bien et qui donnent aux diplômés une belle situation socio financière sans qu'ils eussent été dans l'obligation d'emprunter pour payer leurs frais universitaires. Bref, arrêtons de comparer des universités qui ne sont pas comparables. Arrêtons d'aller voir la merde du voisin pour dire c'est lieu chez nous que ce soit vrai ou faux (ce qui est pire). Et donnons nous le seul objectif légitime pour l'enseignement, faire mieux tant sur le plan de la formation/orientation que sur celui de la vie étudiante.

Fabrizio.

Oui, bien sur, et l'Allemagne en deuxieme rang, et les payes de l'Europe du nord avec un classement qui, rapporte a leur population, depasse largement tous les autres... Dans les disciplines scientifiques LE MONDE ENTIER, y compris les chinois, vietnamiens, indiens, bresiliens et tout ce que vous voulez, parle et ecrit en ANGLAIS. Point-barre.

Nanteuil.

Annoncer "bientôt la fin de la domination britannique" est quelque peu audacieux. Comme si celle-ci reposait uniquement sur les ressources apportées par les étudiants étrangers, dont le nombre stagne, mais ne s'effondre pas. Le fait que dans les cinq premières "universités" françaises, trois sont des grandes écoles, méritait peut-être d'être commenté.

Fabrizio.

Le commentaire est relativement facile, est je pense c'est a la base de la tres haute evaluation des instituts anglais. Si on regarde dans les criteres d'evaluation, on s'apercoit que env. 38% du poids est attribute a la "reputation" (d'aupres des questionnaires envoyes a un certain nombre d'universitaires), et 35% a l'impact factor des articles (qui n'est pas du tout l'impacte de l'article, mais l'impacte moyen du journal qui publie l'article). Donc, il s'agit a mon avis de criteres largements "subjectifs", dans le sens que les instituts de grande reputation (en UK comme en France) sont largement favorises dans ce type de classements.

Will.

@Fabrizio, l'impact des articles n'est plus mesuré en utilisant l'Impact Factor, mais en utilisant des "artcile-based metrics" tels que le Field-Weigthed Citation Impact (FWCI) qui prend en compte la discipline, le type de document et l'année de publication. Cette mesure est donc bien moins subjective que ne pouvait l'être l'IF.

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