Newsletter

Classement de Shanghai 2016 : la France 6e par le nombre d’établissements

Baptiste Legout
Publié le
Envoyer cet article à un ami
Université Paris 4 Sorbonne - Clignancourt - Pré-rentrée - Licence 1 Histoire © E.Vaillant-C.Stromboni sept2013
L'université Paris-Sorbonne (Paris 4) fait pour la première fois une percée dans le classement international de Shanghai.
Le classement de Shanghai a publié lundi 15 août son édition 2016. En bonne position, la France place trois établissements dans le top 100 et 22 dans le top 500 d’un ranking fortement - et traditionnellement - dominé par les universités américaines et britanniques.

Trois Américaines sur le podium. Le classement de Shanghai consacre en 2016 Harvard comme meilleure université mondiale devant Stanford (déjà 2e en 2015) et Berkeley en Californie (5e en 2015). Signe de la domination très marquée des établissements américains, le pays place 8 universités dans le top 10, 15 dans le top 20 et 50 dans le top 100. Les autres nations récoltent les miettes. La Grande-Bretagne arrive à hisser deux institutions dans le top 10 (Cambridge à la 4e place et Oxford à la 7e) et 8 dans le top 100. Les premières universités non anglo-saxonnes sont le Swiss Federal Institute of Technology Zurich et l'université de Tokyo, aux 19e et 20e rangs (respectivement 20e et 21e en 2015).

Pays Université Rang
États-Unis Harvard University 1
États-Unis Stanford University 2
États-Unis University of California, Berkeley 3
Royaume-Uni University of Cambridge 4
États-Unis MIT (Massachusetts Institute of Technology) 5
États-Unis Princeton University 6
Royaume-Uni University of Oxford 7
États-Unis California Institute of Technology 8
États-Unis Columbia University 9
États-Unis University of Chicago 10
États-Unis Yale University 11
États-Unis University of California, Los Angeles 12
États-Unis Cornell University 13
États-Unis University of California, San Diego 14
États-Unis University of Washington 15
États-Unis Johns Hopkins University 16
Royaume-Uni University College London 17
États-Unis University of Pennsylvania 18
Suisse Swiss Federal Institute of Technology Zurich 19
Japon The University of Tokyo 20

22 établissements français dans le top 500

Avec 22 établissements dans le top 500 en 2016, la France fait aussi bien qu'en 2015.. Deux entrées (Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et Paris-Sorbonne) viennent compenser deux sorties (université d'Auvergne et Rennes 1). En 6e position par le nombre d’établissements classés, l'Hexagone domine le Canada et l'Italie (19 établissements chacune) et talonne l'Australie (23 établissements). Devant, la Chine (41 établissements), l'Allemagne (38) et le Royaume-Uni (37) suivent les États-Unis. Au total, 45 pays arrivent à placer au moins une institution dans le palmarès 2016. Signe d'une forte disparité entre les continents, seules 5 universités sont africaines, contre 165 américaines (Nord et Sud confondus), 126 asiatiques et océaniennes et 204 européennes.

Pays Nombre d'établissements dans le top 500 Nombre d'établissements dans le top 100
États-Unis 137 50
Chine 41 2
Allemagne 38 3
Royaume-Uni 37 8
Australie 23 6
France 22 3
Canada 19 4
Italie 19 0
Japon 16 4
Pays-Bas 12 3
Espagne 12 0
Suède 11 3
Corée du Sud 11 0
Suisse 8 4
Belgique 7 2
Chine Taiwan 7 0
Brésil 6 0
Chine Hong Kong 6 0
Dannemark 5 2
Israël 5 2
Finlande 5 1
Autriche 5 0
Portugal 5 0

mais lES FRANçAISes peinent à progresser

Malgré une grande stabilité en nombre d'établissements présents, les universités françaises ont bien du mal à progresser cette année, handicapées par leur petite taille dans un palmarès qui fait la part belle à la recherche et aux prix Nobel. Première française, l'UPMC se classe au 39e rang (36e en 2015) et confirme sa place de 3e établissement d'Europe continentale, derrière le Swiss Federal Institute of Technology Zurich (19e) et l'université de Copenhague (30e). 41e et 72e en 2015, Paris-Sud (Paris 11) et l'École normale supérieure de Paris sont 46e et 87e en 2016. L'université de Strasbourg, 87e en 2015, quitte le top 100. Seule formation à tirer son épingle du jeu, l'université de Bordeaux intègre le top 200 cette année pour la première fois, après trois années à fluctuer entre les 200e et 300e places.

Institution Rang mondial 2016 Rang mondial 2015 Rang national 2016
Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris 6) 39 36 1
Université Paris-Sud (Paris 11) 46 41 2
École normale supérieure - Paris 87 72 3
Aix-Marseille Université 101-150 101-150 4-6
Université de Strasbourg 101-150 87 4-6
Université Paris-Diderot (Paris 7) 101-150 101-150 4-6
Université Joseph-Fourier (Grenoble 1) 151-200 151-200 7-9
Université de Bordeaux 151-200 201-300 7-9
Université Paris-Descartes (Paris 5) 151-200 151-200 7-9
Université Claude-Bernard (Lyon 1) 201-300 201-300 10-13
Université Paul-Sabatier (Toulouse 3) 201-300 201-300 10-13
Toulouse School of Economics 201-300 201-300 10-13
Université de Lorraine 201-300 201-300 10-13
École normale supérieure - Lyon 301-400 201-300 14-18
École polytechnique 301-400 301-400 14-18
ESPCI ParisTech 301-400 301-400 14-18
Université Paris-Dauphine (Paris 9) 301-400 301-400 14-18
Université de Montpellier 301-400 201-300 14-18
Mines ParisTech 401-500 401-500 19-22
Université Paris-Sorbonne 401-500 New 19-22
Université de Nice Sophia-Antipolis 401-500 401-500 19-22
Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines 401-500 New 19-22

Didier Guillemot, président de l'université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Didier Guillemot : “J'avais l'intuition que l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines pouvait revenir dans le classement de Shanghai”
Nommé à la tête de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) en mai dernier, Didier Guillemot commente le retour de son établissement dans le classement de Shanghai, après plusieurs années d'absence.
L'UVSQ retrouve cette année le classement de Shanghai, après y avoir figuré pour la dernière fois en 2011. Était-ce un objectif ?
Quand j'ai pris mes fonction en mai, ma première décision a été de constituer une équipe pour répondre au questionnaire du classement de Shanghai. J'avais l'intuition que notre université pouvait revenir. Mon objectif a été de révéler son excellence. Je dois rendre hommage à mes prédécesseurs qui ont fait les bons choix stratégiques et nous ont permis de nous hisser dans les 500 meilleures universités mondiales après seulement vingt-cinq ans d'existence.
Pourquoi est-il important pour l'UVSQ de figurer dans ce palmarès ?
Le Shanghai est le classement qui possède la notoriété internationale la plus élevée. Nous accordons beaucoup d'importance à ce point car une université fonctionne moins bien si elle n'est pas visible et attractive pour les enseignants-chercheurs et les étudiants. De plus, notre université est membre de Paris Saclay, un des plus importants projets de développement universitaire des 15 à 20 prochaines années. Le fait que les deux universités fondatrices (UVSQ et Paris-Sud) soient classées au Shanghai est un vrai point fort pour le projet parisien.
Quelles sont les limites du classement de Shanghai ?
Comme tout palmarès, le classement de Shanghai ne résume pas l'ensemble des spécificités d'une université. Il s'appuie avant tout sur l'excellence académique mais minore toute la dimension de l'accès aux études supérieures en France. Cet aspect sociétal particulièrement important pour nous n'apparaît pas.

Pour aller plus loin

Écoles de commerce : le classement Sigem 2016
Classement QS : la France dans le top 10 mondial des systèmes éducatifs
Classement des universités européennes : où est la France ?

Lire aussi l'article sur letudiant.fr : "Classement mondial de Shanghai 2016 : 22 Français dans le top 500"


Baptiste Legout | Publié le

Vos commentaires (2)

Nouveau commentaire
Annuler
* Informations obligatoires
Bucquet Delphine.

Bonjour, il est fâcheux que cet article oublie de mentionner la forte progression d'Aix-Marseille université : + 21 rangs par rapport à 2015, ce qui la positionne au 112eme rang mondial et fait d'elle la première université française de province dans ce classement international ! Cette très belle progression est due en partie aux investissements faits dans le cadre de l'idex et à ses bons résultats obtenus ces derniers mois (perénnisation des financements, label Carnot 3, Instituts Convergence...). Un article complet et exact pourrait-il faire suite à celui-ci ?

EducPros.

Bonjour, au delà de la 100ème place, le Shanghai ne classe que des ex-eco. Aix-Marseille est toujours dans le groupe 101-150, comme l'année précédente : http://www.shanghairanking.com/ARWU2016.html. Shanghai a fait le choix de ne pas indiquer sur son palmarès diffusé au public le détail de ces égalités, un choix que nous respectons (la copie que nous avions eu n'indiquait pas le détail). Pour le public, seul un graphique sur les fiches écoles permet de voir où l'école se situe à l'intérieur du groupe : http://www.shanghairanking.com/World-University-Rankings/Aix-Marseille-University.html. Ce schéma est malheureusement trop peu détaillé pour déterminer avec précision le rang. En l'état, nous respectons la volonté du classement de shanghai de ne pas détailler au public les rangs au delà de la 100ème place. (nous n'avons même pas cette information détaillée en notre possession, ce qui rendrait très compliqué la moindre analyse). Bien cordialement.

Erasmus.

J’ai étudié en Erasmus à Aarhus Uni, et ai eu l’occasion de discuter avec un PhD, ayant passé 6 mois à UC Berkeley lors de son doctorat. « Tu connais Polytechnique ? C’est très prestigieux en France » « Hein ? Non, je connais Paris Sud Uni » Aarhus a récemment rompu son partenariat avec Agro Paris, car aucun des étudiants de cette université danoise ne voyaient l’intérêt d’aller dans cette école française « inconnue ». Le palmarès de Shanghai est une référence pour les étudiants internationaux.

Les annuaires du sup

Newsletters gratuites

Soyez informés de l'actualité de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Abonnez-vous gratuitement

Je m'abonne