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Écoles d'ingénieurs : CPE Lyon et Mines Saint-Étienne étudient la fusion

Céline Authemayou
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Après avoir envisagé un rapprochement avec l'INSA Lyon, voisine sur le campus de la Doua, CPE Lyon poursuit des négociations exclusives avec l'École des mines de Saint-Étienne.
Après avoir envisagé un rapprochement avec l'INSA Lyon, voisine sur le campus de la Doua, CPE Lyon poursuit des négociations exclusives avec l'École des mines de Saint-Étienne. // ©  Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant
L’école d’ingénieurs CPE Lyon a annoncé, le 27 juin 2016, sa volonté de se rapprocher de l’École des mines Saint-Étienne. Des négociations exclusives ont débuté entre les deux établissements. Elles devraient aboutir, fin 2016, à un projet de fusion.

L'Institut Mines-Télécom poursuit sa révolution. Après les fusions de l'École des mines de Nantes et de Télécom-Bretagne, puis des Mines de Douai et de Télécom-Lille, c'est au tour de l'École des mines de Saint-Étienne d'envisager un rapprochement.

L'établissement est entré en négociation exclusive avec CPE Lyon, pour étudier la faisabilité d'une fusion. C'est l'école d'ingénieurs lyonnaise qui l'a annoncé le 27 juin 2016, après la tenue de son conseil d'administration, quelques jours plus tôt.

Une future école de statut public

Après pratiquement deux ans de discussions, le projet de rapprochement entre donc dans une nouvelle phase. Il pourrait donner naissance, s'il aboutit, à une école formant chaque année près de 2.500 élèves.

"Pour le moment, il s'agit d'une négociation exploratoire, précise Gérard Pignault, directeur de CPE Lyon. Nous avons un certain nombre de points de vigilance à étudier, avant de prendre une décision claire en fin d'année."

Projet pédagogique, association avec les établissements partenaires, viabilité économique, statuts des personnels... Autant de questions rendues complexes par la différence de statuts des deux écoles.

D'un côté, CPE Lyon dispose d'un statut associatif privé. De l'autre, l'École des mines Saint-Étienne est placée sous la tutelle du ministère de l'Économie. Et deviendra, au 1er janvier 2017, une école interne à l'IMT.

"Cette différence de statuts demande une grande vigilance, prévient Pascal Ray, directeur de l'établissement stéphanois. Il faudra étudier avec précision le modèle économique de la future école." Pour l'heure, les discussions s'orientent vers une entité qui conserverait le statut public des Mines.

Nous souhaitons garder des liens avec l'université Lyon 1, notre partenaire historique.
(Gérard Pignault)

Le renforcement de l'axe Lyon-Saint-Étienne

Un temps évoqué, le rapprochement de CPE Lyon avec l'INSA lyonnais n'aura finalement pas abouti. "Les deux projets étaient très intéressants, concède Gérard Pignault et nous sommes extrêmement heureux que CPE soit courtisée par deux des plus belles écoles d'ingénieurs de la région. Mais nous ne pouvions pas continuer de discuter avec deux partenaires éventuels, d'autant plus que nous souhaitons garder des liens avec l'université Lyon 1, notre partenaire historique."

Le choix du conseil d'administration de l'école privée s'est porté sur une vision territoriale, préférant privilégier le développement d'un axe Lyon-Saint-Étienne fort. "Cette stratégie est soutenue par les acteurs locaux, constate Pascal Ray. De plus, elle est pertinente dans le cadre de la politique de site, au sein de la Comue Université de Lyon."

Il y a quelques années, l'École des mines avait réfléchi à un rapprochement, avec l'ENI Saint-Étienne. Finalement, cette dernière avait préféré se rapprocher d'une école... lyonnaise, Centrale Lyon.

Un rapprochement avant 2019 ?

Durant les six prochains mois, les deux écoles vont mener leur réflexion au sein de groupes de travail communs. Fin novembre 2016, leurs conseils d'administration respectifs valideront ou stopperont le projet de fusion.

Si, à l'heure actuelle, aucun calendrier n'est établi, le rapprochement, si rapprochement il y a, pourrait intervenir dès 2018. "Je voudrais que les délais soient assez courts, plaide Pascal Ray. 2019 me paraît être une échéance trop lointaine."


Céline Authemayou | Publié le

Vos commentaires (4)

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Antoine.

Cette honte pour Mines St-Etienne si ça se concrétise. Être rabaissé au niveau de CPE...

aldemar.

Eh oui, bingo pour CPE Lyon... mais ce n'est pas une bonne nouvelle pour Mines Saint Etienne, qui y perdra son prestige actuel... le niveau de recrutement de CPE Lyon est nettement inférieur.

Eyraud.

Les deux grandes écoles ont à peu près la même taille (chercheurs, étudiants) ce qui est un gage d'équilibre et de probable pérennité dans le rapprochement. Il existe beaucoup de synergie possible, malgré l'handicap de la distance entre les Mines de St Etienne et CPE Lyon, et plusieurs anciens de l'ICPI et de l'ESCIL ont été ou sont encore présents comme enseignants-chercheurs à l'EMSE. Il existe en effet des activités d'enseignement et recherche à l'EMSE en génie des procédés, en microélectronique, en informatique et même en biologie qui montrent toute la richesse des complémentarités et proximités entre les deux écoles. Pour ma part, une projet de fusion-absorption avec l'INSA, se serait terminé par une disparition de l'identité CPE (ex-ESCIL+ ex-ICPI) tout simplement à cause de l'énorme différence d'effectif, de taille financière et de volume des promos.

bebric.

Bravo pour ce rapprochement qui est la meilleure solution pour CPE et son personnel. Eric

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