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Écoles d'ingénieurs : l'Efrei et l'Esigetel fusionnent

Laura Makary  |  Publié le , mis à jour le

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Écoles d'ingénieurs : l'Efrei et l'Esigetel fusionnent
Le campus de l'Efrei à Villejuif accueille déjà l'Esigetel depuis 2012. // © Efrei Paris

De plus en plus proches depuis plusieurs années, les deux écoles d'ingénieurs ne font désormais plus qu'une. Le nouvel établissement, nommé Efrei Paris, recrutera sa première promotion d'élèves ingénieurs dès la rentrée 2018. Il regroupe dorénavant 1.800 étudiants.

Nouvelle fusion dans le paysage des écoles d'ingénieurs. Après plusieurs années de rapprochement progressif, d'abord via la mutualisation de moyens et de ressources, puis par la création d'un cycle préparatoire commun, l'Efrei et l'Esigetel ont décidé de franchir un nouveau cap, pour ne plus former qu'une seule et même école. Son nom ? L'Efrei Paris. L'Esigetel, plus petite et installée depuis 2012 sur le campus de l'Efrei à Villejuif (94), disparaît donc des radars au profit de sa "grande sœur".

"Le projet de fusion a été validé par notre conseil d'administration avant l'été et un dossier a été déposé auprès de la CTI [Commission des titres d'ingénieur] dans la foulée. La Commission a validé notre projet lors de sa séance plénière de septembre", résume Frédéric Meunier, directeur général du groupe Efrei et directeur de l'Efrei.

Un cycle ingénieur fusionné dès 2018

La nouvelle école, qui rassemble désormais 1.800 étudiants, prévoit de lancer son cycle ingénieur fusionné dès la rentrée 2018. Le cycle préparatoire, déjà commun, reste inchangé. Ainsi, les élèves actuellement en deuxième année de prépa intégrée seront les premiers à découvrir la nouvelle mouture de la formation.

"La première année du cycle ingénieur sera commune à tous les élèves, qui se spécialiseront lors des deux dernières années, en master. Ils auront in fine le choix entre 12 majeures", explique Philippe Volle, directeur de l'enseignement et de la recherche de l'école, par ailleurs ancien directeur de l'Esiea.

Ces 12 spécialisations, dont la moitié seront enseignées en anglais, porteront sur l'informatique et l'électronique numérique. Quatre d'entre elles sont en construction d'ici la rentrée 2019 : big data, bio-informatique, avionique et espace, et énergies nouvelles et réseaux intelligents. "Nous travaillons également sur des programmes ingénieur-manager et manager-ingénieur, avec l'ISC Paris, ainsi que sur la création d'une filière biologie et numérique, en partenariat avec le Cnam et l'EBI", ajoute Frédéric Meunier.

Des "perspectives intéressantes"

Le nouvel établissement présente, selon Frédéric Meunier, des "perspectives sur cinq ans intéressantes", notamment avec une hausse prévue des effectifs, qui devraient passer de 1.800 à "2.400 élèves ingénieurs en 2022", mais aussi avec la création de "prépas en province" – une stratégie déjà éprouvée par d'autres écoles d'ingénieurs –, l'ouverture "d'un campus dans une grande métropole asiatique" et l'agrandissement de ses locaux actuels.

La construction "d'un nouveau bâtiment de 600 m2 dédié aux étudiants" est ainsi au programme et "130 nouveaux logements étudiants autour du campus" devraient sortir de terre pour la rentrée 2018. De nouvelles extensions sont en projet pour l'année suivante.

Une stratégie conquérante qui se fera sans hausse des frais de scolarité. Ces derniers resteront, pour la rentreé 2018, à 7.500 euros en cycle préparatoire et 7.700 euros en cycle ingénieur. Les frais devraient également rester stables à l'avenir, promet la direction de la nouvelle école née de cette fusion.

Laura Makary  |  Publié le , mis à jour le

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