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Enseignement supérieur : la simplification se poursuit

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"Ces 70 mesures sont nécessaires mais encore insuffisantes, il faut continuer", a déclaré Thierry Mandon, le 7 décembre 2016.
"Ces 70 mesures sont nécessaires mais encore insuffisantes, il faut continuer", a déclaré Thierry Mandon, le 7 décembre 2016. // © Natacha Lefauconnier

Renforcement des formations numériques, recrutement des chercheurs facilité... Vingt nouvelles mesures de simplification de l'enseignement supérieur ont été annoncées, mercredi 7 décembre 2016, par Thierry Mandon. Elles viennent s'ajouter aux 50 mesures présentées en avril.

Le plan de simplification de l'enseignement supérieur et de la recherche se poursuit. Lancé en avril 2016, il comptait déjà 50 mesures, allant de l'inscription dématérialisée à l'université à l'assouplissement de la loi "Stage". Une vingtaine d'actions, nécessitant un travail approfondi ou une concertation avec d'autres ministères, n'avaient pu être intégrées à la première vague. Elles sont désormais prêtes à être expérimentées dès la rentrée 2017.

formations : Une offre plus large en numérique

Parmi les mesures retenues, certaines concernent directement les étudiants, comme c'était déjà le cas lors de la première vague de simplification. Le ministère entend notamment développer encore davantage les formations numériques. Formations qui jouissent depuis la loi République numérique du 7 octobre 2016 d'un statut équivalent aux enseignements en présentiel.

Autre action à destination de la population étudiante : une meilleure prise en compte des absences justifiées aux examens. Jusqu'à présent, une "défaillance" d'un étudiant à un examen pouvait conduire à la non-validation de tout un semestre ou à un zéro éliminatoire. 

recherche : le recrutement et la mobilité facilités

Les chercheurs des EPST (établissements publics scientifiques et technologiques) pourront, eux, voir leur recrutement simplifié par une modification du décret de 1983 au printemps prochain, qui devrait entrer en vigueur fin 2017. Tous les EPST pourront alors sélectionner les candidats à auditionner grâce à une organisation allégée de l'admissibilité des concours de chargé de recherche. Pour les concours de chercheurs, les auditions pourront se faire par visioconférence. Une façon de poursuivre la dématérialisation des processus, entamée il y a quelques mois avec, notamment, la création d'un service public d'attestation numérique des diplômes nationaux.

Quant aux ATRF (adjoints techniques de recherche et formation), ils pourront bénécifier dès la rentrée 2017 d'une mobilité entre établissements grâce à la création d'un mouvement académique commun, quelle que soit leur affectation (scolaire ou supérieure), avec une phase de préinscription pour changer d'académie.

Rapprochement de conjoints : À venir 

Au total, ce sont désormais 70 mesures qui doivent assouplir le fonctionnement de l'enseignement supérieur. Jean-Loup Salzmann, président de la CPU (Conférence des présidents d'université) pour quelques jours encore, a remercié le secrétaire d'État d'avoir aidé l'université à "se débarrasser de 70 mauvaises habitudes", tout en regrettant que quelques demandes n'aient pas été satisfaites, à l'image du rapprochement des conjoints enseignants. Bien que cela nécessite une modification réglementaire, "cela sera fait avant la fin du quinquennat", a assuré Thierry Mandon, qui doit encore "convaincre quelques personnes".

"La simplification doit devenir une culture, a martelé ce dernier en guise de bilan. Il faut en finir avec l'application de règles multiples dont on ne comprend plus l'intérêt, et produire plus de bien-être." Autre pan de cette démarche de simplification : restaurer la confiance. "Ce qui fait bouger le monde, ce sont des initiatives. Les contrôles doivent venir après, pas avant. La confiance est le corollaire de l'autonomie", a-t-il  conclu.

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