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Laureate met en vente ses écoles françaises et suisses

Cécile Peltier  |  Publié le

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L'ESCE (École supérieure du commerce extérieur).
L'ESCE fait partie des écoles de la branche française de Laureate qui sont en vente. // © ESCE

Le groupe américain Laureate International Universities cède ses pôles d'enseignement supérieur français (EBS, ESCE, IFG et ECE) et suisse (Les Roches, Glion). La procédure, qui commence tout juste, devrait durer plusieurs mois. Parmi les potentiels acquéreurs, circulerait, entre autres, le nom du fonds Apax, propriétaire de l'Inseec.

Après le rachat du groupe Studialis par Galiléo il y a quelques mois, le monde des fonds d'investissement présents sur le marché de l'éducation s'agite à nouveau. Le groupe américain Laureate a décidé de céder la branche française de ses activités d'enseignement supérieur, qui comprend trois écoles de commerce l'EBS Paris, l'ESCE (École supérieure du commerce extérieur), et l'IFG (institut français de gestion) – et l'ECE (École centrale d'électronique), une école d'ingénieurs.

La branche suisse du réseau, qui compte les écoles en gestion hôtelière de Glion et Les Roches International, est également à vendre. Avec plus de 80 institutions réparties dans 28 pays (Australie, Allemagne, Brésil, Chine, États-Unis, Maroc, Mexique, etc.) et près d'un million d'étudiants, le groupe LIU est l'un des leaders mondiaux de l'enseignement supérieur privé.

Pourquoi vendre et comment se passe ce type d'opération ? Compte tenu de la sensibilité de la manœuvre, les acteurs qui la commentent préfèrent rester discrets. "Le groupe va se désengager d'Europe, afin de se désendetter avant son entrée en bourse, puis se recentrer sur du 'pure player', en Amérique et en Asie", analyse ainsi un bon connaisseur du secteur.

Coup d'envoi de la procédure

À Paris, le dossier est entre les mains de la banque d'affaires Rothschild, qui vient tout juste de lancer la procédure. Ce type de transaction prend en moyenne six mois.

"Autant dire qu'à ce stade, il est encore trop tôt pour donner un prix, qui va faire l'objet de négociations ces prochains mois entre les acquéreurs potentiels et le vendeur, estime une autre source proche du dossier. On en est à la phase d'envoi du mémorandum d'information par la banque."

Ce document donne des informations complémentaires sur la vente aux acteurs qui se sont montrés intéressés à l'issue de l'envoi d'un premier teaser. Sur la base de ces informations, les compétiteurs pourront se positionner en faisant une première offre.

À l'issue de ce premier tour, la banque sélectionnera un petit nombre d'acheteurs parmi les plus crédibles pour participer au second tour. Le gagnant s'engagera alors auprès du vendeur sur l'achat des actifs, qui sera effectif au moment du "closing".

Apax dans la course ? 

 “Astorg [banque d'investissement], Ardian ou Bridgepoint [sociétés d'investissement], qui avaient concouru sur le dossier Studialis, pourraient constituer des acheteurs potentiels”, estime-t-on dans le milieu.

Apax, le fonds qui avait repris l’Inseec fin 2013 pour 200 millions d’euros, pourrait également se montrer intéressé, y compris par le volet suisse. “Dans une démarche de développement, le rachat de ces écoles permettrait des synergies rapides et un renforcement de son positionnement”, commente un acteur du sérail. Verdict dans quelques mois.

Cécile Peltier  |  Publié le

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