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Le Medef signe un pacte avec les universités et les grandes écoles

Guillaume Mollaret  |  Publié le , mis à jour le

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Le président du Medef, Pierre Gattaz, a signé avec la CPU, la CGE et la Cdefi un pacte pour l'enseignement supérieur
Le président du Medef, Pierre Gattaz, a signé avec la CPU, la CGE et la Cdefi un pacte pour l'enseignement supérieur // © Hamilton / R.E.A

Le plan signé par le Medef avec la CPU, la CGE et la Cdefi lors de son université d'été, jeudi 27 août 2015, vise à améliorer les relations enseignement supérieur et entreprises. En ligne de mire : l'insertion professionnelle des étudiants et des docteurs.

L'image est rare. Le "pacte d'engagements pour le supérieur" a réuni autour d'une même table la CPU (Conférence des présidents d'université), la Cdefi (Conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs), la CGE (Conférence des grandes écoles) et le Medef, à l'occasion de son université d'été, jeudi 27 août, sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines). Le thème de l'édition 2015, "Formidable jeunesse", a décidé le syndicat patronal à formaliser ses relations avec l'enseignement supérieur.

"Nous nous sommes fixé des objectifs à court terme et ferons ensemble le point sur ces engagements, ici même, l'an prochain", a promis Florence Poivey, présidente de la commission éducation formation du syndicat patronal.

Améliorer l'insertion des docteurs

Premier engagement sous douze mois : le Medef, qui organise et reçoit quelque 180 voyages d'études par an, promet d'associer systématiquement des présidents d'universités et directeurs d'écoles à ses délégations d'entreprises.

Autre volet du plan : compter 100 entreprises et 1.000 doctorants inscrits sur le réseau social Mydocpro.org. Mis en ligne en février dernier, ce portail né d'une collaboration entre l'association Bernard-Grégory, la CPU et le Medef, vise à rendre plus visibles les compétences des docteurs – "qui à l'étranger ne sont pas que des médecins", ironise Vincent Mignotte, le directeur d'ABG.

En outre, le pacte prévoit de doubler, toujours d'ici à un an, le nombre d'écoles doctorales labellisées "Parcours compétences pour l'entreprise", incluant des interventions professionnelles. Ce parcours, en expérimentation dans neuf établissements, s'étale sur un an et combine 70 heures de formation théorique et 30 heures d'expérience en entreprise. Leur but est de rendre plus visibles les compétences que les docteurs peuvent mettre au service de l'entreprise, "notamment des PME", a précisé François Cansell président de la Cdefi.

Développer les filières professionnelles en licence

Présenté par Alexandre Saubot, président de l'UIMM (Union de l'industrie et des métiers de la métallurgie), le quatrième engagement de ce pacte pour le supérieur entend généraliser les concertations branches professionnelles/enseignement pour un développement de formations professionnalisantes de niveau licence. "Les bacs pro et technologiques sont aspirés par l'enseignement supérieur et les DUT par les écoles d'ingénieurs. Or, nous avons des besoins en termes d'emplois à ce niveau d'études", explique le patron de l'UIMM, par ailleurs vice-président du Medef.

Avant dernier vœu émis : accompagner la création de trois chaires partenariales universités-grandes écoles-PME. "Nous voulons corriger le fait que seules des grands groupes accompagnent les chaires", explique Anne-Lucie Wack, présidente de la CGE.

Dernier point du pacte : Florence Poivey a exprimé le souhait qu'à l'instar de ce que fait l'éditeur lyonnais de logiciels Cegid, "trois entreprises accueillent en leur sein des projets de start-up étudiantes". Un schéma "en phase avec les nouveaux modèles d'innovation technologiques et de management".

En aparté de cette présentation, le président de la CPU, Jean-Loup Salzmann a rappelé à Pierre Gattaz et Alexandre Saubot, président et vice-président du Medef, l'idée d'inscrire le niveau doctorat dans les conventions collectives. Une proposition accueillie fraîchement par un "Je n'ai pas de réserves sur le sujet d'une meilleure reconnaissance des docteurs, mais la convention collective n'est peut-être pas l'outil le mieux adapté", a répondu le vice-président du syndicat.

Conférence EducPros vendredi 2 octobre 2015 sur les relations entreprises
"Formations, taxe d'apprentissage, chaires... Dopez vos ressources !"

Guillaume Mollaret  |  Publié le , mis à jour le

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