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L'Université fédérale de Toulouse coordonne son offre de formation

De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort  |  Publié le

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Le siège de l'Université fédérale de Toulouse
L'Université fédérale de Toulouse a mis en place un département formation et vie étudiante pour coordonner l'offre de la Comue. // © Aurélie Garriga / UFTMP

La Comue de Toulouse s'organise pour coordonner l'offre de formations du site toulousain. Résultat : 33 projets de mentions de site, provenant essentiellement des écoles d'ingénieurs et de l'université de Toulouse 3, sont présentés au ministère en vue de leur co-accréditation.

"À Toulouse, l'idée de développer des activités interuniversitaires a très vite émergé après le découpage de 1969", rappelle Marie-France Barthet, la présidente de l'Université fédérale de Toulouse (UFT). Plus de 40 ans plus tard, la Comue midi-pyrénéenne a franchi une étape supplémentaire avec la mission de coordination de la formation, lancée rapidement après la promulgation de la loi Fioraso en 2013.

Faire travailler des établissements ensemble pour élaborer des formations communes a suscité, et suscite encore, des doutes, voire des railleries. Dans un contexte d'"individualisation des carrières, [...] chacun est invité à se recentrer sur son cœur de métier et, par définition, les activités interuniversitaires ont des rendements plus difficiles à mesurer", analyse Alain Alcouffe, professeur retraité de Toulouse 1 – Capitole et ancien directeur du Réseau universitaire Toulouse-Midi Pyrénées (2001-2005), embryon de la Comue. D'autres y voient une main de fer centrale venant s'imposer aux composantes lointaines.

Fédérer mais ne pas imposer

Mais, in fine, les dossiers se concrétisent. Ce sont trois projets de licences et 30 projets de masters de site qui ont émergé à la suite de nombreuses réunions de travail.

"Il y a un an et demi environ, j'ai créé un groupe de pilotage rassemblant les vice-présidents CFVU [Commission de la formation et vie universitaire] et directeurs d'études des écoles d'ingénieurs", raconte Christelle Farenc, directrice du département formation et vie étudiante de la Comue.

"Les projets d'établissements ont été présentés et mis en perspective avec l'offre de site. Nous avons ensuite formé des groupes de travail pour les niveaux licence, licence pro et masters. Là, nous avons mis à plat les éventuelles redondances, les chevauchements ou encore identifié des manques et lacunes. Sur certaines questions très politiques, comme la création ou non de nouvelles mentions, nous avons fait remonter l'information au bureau de la Comue. De manière générale, notre démarche ne consiste aucunement à imposer des choix de la Comue", explique-t-elle.

les écoles d'ingénieurs à la pointe

Certains projets ont vu le jour grâce aux échanges nourris depuis plusieurs années. Exemple : dans le domaine "information-communication", une licence commune a été construite avec Toulouse 1, 2 et 3, en partant de trois mentions existantes, tandis que trois mentions de masters ont été également élaborées en vue d'une co-accréditation.

"Tous les acteurs se connaissaient déjà et relevaient du même laboratoire interuniversitaire, le Lerass. Mais c'est la première fois que nous avons mis à plat le contenu des différents parcours. Nous avons bâti ensemble un véritable socle commun, organisé de meilleures complémentarités et défini des passerelles entre les cursus", résume Franck Bousquet, directeur du master Information-communication de Toulouse 3.

L'essentiel des nouveaux projets de masters en co-accréditation relève du Collegium Toulouse Ingénierie de la Comue, qui regroupe 10 écoles d'ingénieurs et l'université Toulouse 3 – Paul-Sabatier. Olivier Simonin, président de l'INP de Toulouse, s'en réjouit : "l'un des apports de ces mentions de site a finalement consisté à réintroduire la recherche en socle fédérateur – comme c'était le cas avec les DEA –, au travers de laboratoires déjà multi-établissements".

Certaines nouvelles mentions n'ont néanmoins pas obtenu l'unanimité : ainsi, des masters internationaux  intitulés "masters of science and technology", ont été édifiés mais sans Toulouse 3, qui ne s'est pas non plus engagée dans la nouvelle mention de master en aéronautique.

une convention au niveau master

Le processus de ces co-accréditations doit maintenant être formalisé. "Nous mettons au point une convention au niveau master, afin que chaque établissement désigne des responsables de mention, de parcours, un conseil de perfectionnement, un établissement principal d'inscription..." précise Christelle Farenc.

Quant aux navettes entre le ministère, les établissements et la Comue, elles ont commencé afin d'affiner les maquettes proposées. Objectif : lancer ces premières mentions de site à la rentrée 2016.

De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort  |  Publié le

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