En ce momentBudget 2017 : 331 millions d’euros en moins pour l’Enseignement supérieur et la recherche
On en parleExclusif. Frédérique Vidal : "Le contrat de réussite étudiant devra être le plus personnalisé possible".
Actu | Gouvernance, Politique

L’université Paris 2 Assas veut s’associer, mais avec qui ?

Camille Stromboni  |  Publié le

2

Université Paris 2 - Assas - bibliothèque - © Camille Stromboni - 2012
Université Paris 2 - Assas - bibliothèque - © Camille Stromboni - 2012

C’est décidé : Assas refuse de faire communauté, au profit de l’association. Un choix plutôt iconoclaste mais peu surprenant, pour la seule université qui a quitté son regroupement, Sorbonne Universités, il y a quelques mois.

"Le principe d’une association est acté, nous ne ferons pas de communauté", annonce Guillaume Leyte, président de l’université Paris 2, suite à l’assemblée générale organisée dans son établissement le 6 mai 2014.

La fac parisienne, qui fait figure d’exception en la matière – hormis le cas particulier alsacien – est donc allée au bout du processus. Les juristes de la rue d’Assas avaient déjà claqué la porte du PRES Sorbonne Universités à la rentrée 2013, et ne cachaient pas, depuis plusieurs mois, leur aversion pour ce type de regroupement.

Restait à savoir s’ils allaient pouvoir choisir l’association : car si l’option était ouverte par la loi ESR, le ministère avait insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’elle concernait d’autres types d’établissements d’enseignement supérieur, qui se rattacheraient à une université.

La catho ou de nouveau Sorbonne universités ?

Demeure une inconnue de taille : avec qui la fac parisienne va-t-elle signer sa convention d’association ? Deux possibilités sont envisagées : l’ICP (Institut catholique de Paris), établissement privé qui lui serait rattaché, ou bien Sorbonne Universités, qui réunit notamment Paris 4 Sorbonne et l’UPMC, communauté à laquelle Assas se rattacherait.

"Les avis chez nous sont assez partagés, décrit Guillaume Leyte. Avec des avantages et des inconvénients de chaque côté. Avec l’ICP, nous pourrions établir des collaborations sur les formations d’info-com, travailler ensemble avec leur réseau à l’étranger, ou encore nous retrouver sur des questions de vie étudiante. Nous serions en outre porteur du contrat", explique-t-il.

Revenir avec Sorbonne Universités, comme associé, serait plus classique pour la fac publique, mais il s’agirait du coup d’être "rattaché à". "Nous allons discuter avec Sorbonne Universités, qui souhaite très fortement que nous les rejoignions. Il s’agira de réfléchir à des articles protecteurs pour Assas et de voir si le ministère considère alors que nous sommes dans les clous", prévoit Guillaume Leyte, prudent.

Nous voyons bien que les communautés ne sont qu’une étape avant la fusion, ce à quoi nous sommes totalement opposés (G.Leyte)

la Comue dénoncée comme pré-fusionnelle

Le responsable s’attend-il à une forme de traitement défavorable du ministère envers ce choix à la marge ? "Je n’ai pas d'inquiétude, assure-t-il, car nous nous inscrivons totalement dans le cadre de la loi. Quoi qu'il en soit, les moyens financiers ne risquent pas d’aller en augmentant de la part de l’Etat. Et surtout, nous voyons bien que les communautés ne sont qu’une étape avant la fusion, ce à quoi nous sommes totalement opposés."

Le président se refuse en revanche à apparaître comme le vilain canard qui voudrait rester seul, réfractaire à tout travail en commun. "A côté de ce volet institutionnel, nous développons des collaborations avec d’autres établissements, comme HEC ou Centrale", souligne-t-il.

Lire aussi
- La biographie de Guillaume Leyte
- Le billet de Pierre Dubois (Histoires d'universités) : Faire respecter la loi

Camille Stromboni  |  Publié le

2

2 commentaires
afficher plus de résultats
Laissez un commentaire :