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À l'université, le taux de poursuite d'étude des bacheliers est en baisse

Laura Taillandier  |  Publié le

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Université d'Auvergne - Clermont-Ferrand - Amphi Facultes Medecine Pharmacie 3 © Service Communication UdA - décembre 2012
En 2017-2018, le nombre de bacheliers accueillis en première année de licence augmente encore de 1,4 % (données provisoires du MESR).

Si, à la rentrée 2017, les effectifs d'étudiants inscrits en première année à l'université ont encore augmenté, le taux de poursuite d'étude des bacheliers est quant à lui en baisse, selon les données statistiques du ministère de l'Enseignement supérieur. Un décalage plus fort chez les bacheliers professionnels, dont la proportion chute pour la cinquième année consécutive.

Sans surprise, pour cette nouvelle année universitaire, le nombre de nouveaux bacheliers accueillis en première année de licence continue d'augmenter, de 1,4 %. En revanche, le taux de poursuite d'étude des lycéens vers l’université, lui, est en baisse. Et ce, pour quelle que soit la série du baccalauréat, selon les données statistiques du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, publiées fin novembre 2017. "La forte hausse du nombre de lauréats 2017 au baccalauréat général (+ 3,2 %) ne trouve pas une traduction équivalente" dans les inscriptions à l’université, qui ne progressent que de 2,5 %", relève ainsi le système d’information et d'études statistiques de la rue Descartes.

Ce décalage est plus fort encore pour les titulaires d'un baccalauréat professionnel : - 14,8 % d'inscrits à la rentrée 2017, contre seulement - 1,7 % de lauréats. Une baisse du taux de poursuite d'études à l'université des bacs pros observée pour la cinquième année consécutive. Du côté des bacheliers technologiques, le constat est identique et ce, même en IUT, où le nombre d’inscriptions à la rentrée (+ 1,0 %) n'a pas autant progressé que le nombre de bacheliers du cru 2017.

De fortes différences selon les disciplines

Ce contraste se décline différemment selon les filières. En science, la tendance est à la baisse (- 1,5 %, hors doubles inscriptions en CPGE) après "plusieurs années de fort dynamisme", est-il indiqué dans la note. De même, en sciences économiques, gestion et AES (administration économique et sociale), les nouvelles inscriptions reculent de 4,7 % alors qu'elles étaient en hausse de 6 % en 2016. 

Et si en Staps, "les effectifs sont stables après plusieurs années de forte croissance", ce sont les formations en arts, lettres, langues, SHS qui voient leurs effectifs augmenter.

Quel bilan pour APB ? 

Ces données sur la licence sont à mettre au regard d'une autre note statistique consacrée à la procédure APB 2017, également publiée par le ministère. Car la proportion de bacheliers souhaitant poursuivre en licence et obtenant satisfaction est en baisse. 82,8 % ont obtenu exactement leur vœu 1, soit 3 points de moins que l’an passé (86,3 %) et 88,1 % décrochent une formation en licence dans la même mention disciplinaire que leur vœu 1 (contre 91,9 % l’an passé). Comme pour les inscriptions en licence, les différences de taux de satisfaction sont fortes entre les mentions disciplinaires, très demandées, et les autres : 85,6 % en psychologie et 68,8 % en Staps.

Des données provisoires
Les données présentées sont provisoires et susceptibles d'évoluer. Elles sont issues d’une enquête annuelle spécifique menée fin octobre auprès des universités, et qui porte sur les nouveaux inscrits en première année de cursus licence. La date d’observation est fixée au 20 octobre de chaque année universitaire et l'enquête dite "flash" dure trois jours.

Laura Taillandier  |  Publié le

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