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Microlearning et Mooc "employé ou remboursé" : l'innovation made in USA

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon  |  Publié le

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Microlearning et Mooc "employé ou remboursé" : l'innovation made in USA

REVUE DE PRESSE - ÉTATS-UNIS. Au sommaire : comment la start-up Grovo est devenue la référence en microlearning, Coursera fait un pas de plus vers un modèle payant et Udacity lance un mode "employé ou remboursé" pour certains Mooc.

Grovo, le succès du "microlearning"

Le "microlearning" est l'une des voies d'avenir dans le monde de la formation. Le succès de Grovo, qui a annoncé fin janvier 2016 une nouvelle levée de fonds de 40 millions de dollars, en témoigne. La start-up, basée à New York, a construit sa réussite autour de modules vidéo très courts, dont elle vend l'accès à des entreprises.

Ces vidéos sont centrées sur des compétences précises (comment utiliser certaines fonctionnalités de DropBox, Evernote, Gmail...), sur la culture générale managériale ou propre à un secteur particulier (qu'est ce que l'expérience client ?) et seraient particulièrement adaptées aux besoins de la génération Y. En outre, Grovo permet aussi à ses clients d'utiliser sa plateforme de gestion des formations des salariés, et d'y ajouter des modules extérieurs ou réalisés en interne par l'entreprise.

En un an, les revenus de Grovo ont augmenté de 400%, et son nombre de salariés est passé de 100 à 200. Depuis sa création, en 2010, Grovo a levé 65 millions de dollars. Ses prochaines étapes : développer ses contenus, avec des quiz, des podcasts et des graphiques animés. Grovo souhaite aussi traduire ses cours dans plusieurs langues.

À lire sur TechCrunch

Udacity lance un mode "employé ou remboursé" pour certains Mooc

Le prix de votre Mooc remboursé si vous n'obtenez pas un travail moins de six mois après l'avoir terminé ? Voilà la nouvelle campagne lancée par Udacity. Une "promesse" valable pour certains cours uniquement (développeur Android, iOS, développeur web etc.) et qui a un coût.

Pour pouvoir bénéficier de cette assurance, les élèves devront payer un surcoût de 100 dollars par mois. Suivre un cours sur Udacity avec cette assurance reviendra donc à 299 dollars par mois (sachant qu'un cours demande environ dix heures de travail par semaine et qu'il faut environ six mois pour arriver à son terme, précise le fondateur d'Udacity).

S'il n'y a pas de salaire minimum ou de définition du type de "travail" obtenu par les élèves à la sortie, le fondateur d'Udacity précise que celui-ci doit être "un vrai travail" et pas un job du type "serveur chez Starbucks". Un exemple de plus qui montre l'intérêt, aux États-Unis, pour les solutions visant à réduire le risque financier associé aux études.

À lire dans le Chronicle of Higher Education

Coursera s'oriente vers des Mooc de moins en moins gratuits

Coursera a annoncé qu'elle ferait payer les élèves qui souhaitent faire corriger leurs devoirs et participer aux travaux de groupe lors d'un Mooc. Une étape symbolique, même si la mesure est pour l'instant réservée à certains cours. Jusqu'ici, les élèves avaient la possibilité de suivre un Mooc sur Coursera et d'y participer gratuitement. S'ils souhaitaient faire "vérifier leur identité" et obtenir un certificat pour leur examen final, ils pouvaient, à tout moment pendant le cours, décider de payer les frais associés.

Désormais, les élèves auront deux choix, à effectuer dès l'inscription : un mode "vue seule" gratuit, où l'élève aura accès à tous les contenus mais ne pourra pas remettre ses essais ou travaux réalisés. Et un mode "actif", payant (119 dollars pour le premier cours "How to start your own business" de la Michigan State University).

Une manière, pour Coursera, de pérenniser son business model, et de trouver un moyen de gagner de l'argent tout en gardant des cours "ouverts à tous". Inside Higher Ed remarque ainsi que les deux principales plateformes de Mooc, Coursera et EdX, prennent des chemins de plus en plus différents, cette dernière étant gérée par une fondation à but non lucratif. Par ailleurs, Coursera a annoncé de nouvelles possibilités d'aides financières pour certains élèves.

À lire sur Inside Higher Ed

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon  |  Publié le

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