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L'école de commerce Neoma ouvrira en avril 2018 son accélérateur EdTech

Cécile Peltier
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L'école de commerce Neoma ouvrira en avril 2018 son accélérateur EdTech
Depuis 2016, Neoma teste la réalité virtuelle dans certains de ses cours. // ©  Neoma business school
La business school, qui veut faire de l'innovation pédagogique sa spécialité, s'est dotée début janvier 2018 du premier accélérateur français dédié aux EdTech. Un moyen de tester dans ses classes le meilleur du numérique éducatif.

Comment identifier, dans le maquis des nouvelles offres, le meilleur des technologies de l'éducation ? Alors les établissements d’enseignement supérieur ne savent pas toujours par quel bout prendre cette question, Neoma, qui mise fortement sur la pédagogie, a choisi de s’alimenter à la source, en lançant fin janvier 2018 son propre accélérateur EdTech.

“Nous cherchons à changer nos pratiques et nous sommes à l’affût des technologies qui permettent d’apprendre différemment, de sortir du cours traditionnel, comme le permet par exemple la réalité augmentée que nous testons à titre pionnier”, explique Denis Gallot, le directeur du campus de Rouen et des trois incubateurs du groupe, à l’origine du projet.

En France, c'est une première ou presque. Riche en incubateurs ou en accélérateurs généralistes, l'Hexagone, n'abrite presque pas, si ce n'est à travers des initiatives éphémères, de structures dédiées aux EdTech, contrairement aux États-Unis, très en avance dans le domaine. Du côté des établissements d'enseignement supérieur, l'EM Lyon a annoncé la mise en place d'un accélérateur de EdTechJob, adossé à un fonds d'investissement et spécialisé dans le développement d'applications éducatives au service des ressources humaines. Et GEM (Grenoble École de management), qui a lancé voilà quelques mois sa EdTech Factory, attend les premiers résultats pour communiquer sur l'initiative.

Lire aussi. Neoma s'immerge dans la réalité virtuelle

Un accélérateur ouvert aux start-up du monde entier

La cible de l'accélérateur de Neoma ? Des start-up "innovantes", d’un an à trois ans d’existence, ayant déjà eu une preuve de concept à travers la réalisation d’un chiffre d’affaires. La sélection sera lancée prochainement. L'école espère recevoir des entrepreneurs du monde entier, sélectionnés via des plates-formes d'intermédiation de dimension internationale, comme F6S, abriter des projets "maison" (portés par les diplômés et étudiants) à l’instar de Frello, qui a développé une solution d’apprentissage du français langue étrangère fondée sur l’intelligence artificielle.

Nous voulons attirer des entreprises nationales et internationales, générer des idées de création d’entreprises chez nos étudiants.
(D. Gallot)

"Nous voulons attirer des entreprises nationales et internationales, générer des idées de création d’entreprises chez nos étudiants, et, plus largement, favoriser une pédagogie par l'action leur permettant d’être acteurs de leurs apprentissages", insiste Denis Gallot.

Un terrain d’expérimentation et de commercialisation

Les start-up auront plusieurs mois pour améliorer leur business plan et parfaire la commercialisation de leur produit ou leur service, grâce aux conseils d’un réseau de mentors, de coaches, une série d'ateliers, de voyages d'études, ainsi que des expérimentations réalisées en classe.

En effet, en entrant dans l'accélérateur, les start-up s’engagent à tester leurs solutions auprès des étudiants de l’école de management. Un formidable terrain de jeu, qui ouvrira le champ des possibles aux entreprises, Neoma disposant de 300 partenaires académiques, présents dans 75 pays. "Nous leur proposons notre réseau de partenaires, mais c’est tout. L’idée n’est pas de prendre des parts sur leurs ventes à l’étranger. Pour nous c’est du non-profit", précise Denis Gallot.

Outre la non prise de participation dans les start-up, l'école a choisi d'ouvrir gratuitement l'accélérateur aux entreprises sélectionnées. Le coût de fonctionnement – autour de 300.000 euros environ par an – sera financé par Neoma avec le soutien de partenaires entreprises – la Société générale de Champagne-Ardenne est la première –, par ailleurs susceptibles de fournir des mentors. Avis aux amateurs.


Cécile Peltier | Publié le

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