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OCEAN, un nouveau venu du côté des MOOC

Céline Authemayou
Publié le
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Lancé le 18 novembre 2013 à l’initiative de six grandes écoles parmi lesquelles les françaises ENS, ENS Lyon et Polytechnique, le portail OCEAN entend structurer l’offre francophone de MOOC. Le but : faciliter la recherche de cours pour les apprenants, en garantissant à ces derniers une qualité académique de haut vol.

Ne dites pas MOOC mais FLOTS. Francophonie oblige, le nouveau portail OCEAN parle plus volontiers de Formations en ligne ouvertes à tous que de Massive Online Open Courses. Initié par l'ENS, Polytechnique, l'ENS Lyon, Polytechnique Montréal, l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et l'université catholique de Louvain, le site Internet ouvert le 18 novembre 2013 entend regrouper les productions de tous les établissements d'enseignement supérieurs internationaux, à condition qu'ils dispensent leurs cours en français et que leur qualité soit avérée.

"Le projet est né d'une réflexion commune, explique Eric Vantroeyen, chargé de mission e-learning à l'École polytechnique. Nous nous sommes rendu compte qu'il y avait une production importante de Mooc, mais pas de réelle visibilité dans l'environnement francophone". Les deux plate-formes historiques du secteurs, EdX et Coursera étant anglophones.

"Permettre aux apprenants d'identifier des contenus de qualité"

Dès le 30 janvier 2014, les établissements souhaitant voir leurs cours publiés sur OCEAN pourront donc soumettre leur contribution au portail. Grâce à un comité éditorial, composé de personnels académiques au bagage scientifique avéré, les vidéos seront visionnées et validées avant la mise en ligne. "Nous fonctionnerons à la manière des revues scientifiques, note Eric Vantroeyen. Nous le savons, l'offre de FLOTS va continuer de grossir. Il va devenir de plus en plus difficile pour l'apprenant d'identifier la qualité des contenus proposés. Grâce à ce comité éditorial, OCEAN entend avoir un véritable crédit scientifique."

Nous fonctionnerons à la manière des revues scientifiques de manière à avoir un véritable crédit scientifique (E.Vantroeyen)

FUN et OCEAN, "complémentaires"

Le projet, proposé par les grandes écoles francophones est mis en ligne après seulement quelques semaines d'existence pour France université numérique (FUN), porté par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Une concurrence directe ? "Certainement pas, argumente le chargé de mission e-learning de l'X. Nous ne sommes qu'un portail, contrairement à FUN, qui est une vraie plate-forme. Le ministère a mis en place un outil pour diffuser les Mooc. OCEAN recensera des cours pouvant être hébergés par FUN. Notre démarche est donc complémentaire".
Les établissements intéressés par la démarche pourront soumettre leurs productions à OCEAN dès le 30 janvier 2014.


Céline Authemayou | Publié le

Vos commentaires (5)

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Chavagne.

L'idée qu'on classerait les MOOC selon leur contenu signifie implicitement que tous les MOOC ont un contenu préalable. Or, le contenu peut très bien être apporté par les participants, comme c'était le cas pour le MOOC Itypa. Autre chose, il faut aussi inclure les MOOC où il y a du français mais qui ne sont pas tout en français. On peut fort bien imaginer un MOOC plurilingue. L'image du MOOC donné par ce projet est extrêmement académique et donc peu innovante. Si on fait des MOOC pour balancer les contenus dont l'université se servait pour organiser un parcours d'obstacles pour les étudiants... J'y vois une bonne manière de verrouiller le MOOC pédagogiquement, ce qui est tout à fait compréhensible pour qui a travaillé dans l'enseignement supérieur. Je ne crois pas à la pertinence scientifique décrétée par des gens ennuyeux que personne ne lit ou presque.

Pierre Demers.

Réf. www.letudiant.fr/educpros/actualite/ocean-un-nouveau-venu-du-cote-des-mooc.html Des FLOOT? Bravo, s'ils sont en français! Quant à tirer parti la toile internet, c'est une idée intéressante, qui peut rendre service; c'est ce que fait déjà Télé-Université, une composante de l'Université du Québec. Mais je crois que rien ne peut remplacer totalement la relation entre vifs, élèves et professeur dans une salle de cours. Quant à la langue française, il faudrait qu'on se décide à l'utiliser aussi dans les publications scientifiques, et c'est possible en utilisant la toile avec auto-censure et archivage dans la BAnQ et autres bibliothèques nationales. Cette possibilité est présentée dans Science et Francophonie, elle s'acorde bien avec le cadre de la PNRI Politique Nationale de la Recherche et de l'Innovation de Pauline Marois et Pierre Duchesne au Québec. Plus de détails lisez Science et Francophonie en ligne. http://er.uqam.ca/nobel/c3410/MessageLISULF9XII2013.htm Pierre Demers physicien LISULF c3410@er.uqam.ca 18XII2013

Marc Monticelli.

Rieu : Vouloir apprendre sans faire d'effort, comme si on regardait un programme de téléréalité tout en mangeant du pop-corn et en envoyant des SMS est un leurre propagé insidieusement par beaucoup de néo-appotres des MOOC (ne jamais oublier que c'est surtout de l'argent qu'ils pourront en tirer à terme qui les intéresse). Mais au final on apprend quoi ? L'intérêt de OCEAN est de proposer une sélection de FLOT (MOOC) avec un minimum de critères scientifique et éducatif de niveau universitaire. Si vous voulez autre chose, ce portail n'est effectivement pas fait pour vous, et personne ne vous oblige à passer par lui pour trouver ce qui vous convient par rapport à vos propres intérêts et objectifs. Il y a un tas de MOOC qui sont formidables pour découvrir des sujets, obtenir des clefs de compréhension, un peu comme un documentaire ou une émission de télé. Mais il ne s'agit pas de cours disciplinaire ou thématique à proprement parlé. Ils ont tout autant leur place et leur rôle à jouer que des MOOC plus "sérieux", mais ce n'est pas aux universitaires que de les "produire". Je sais que la tendance est à la séduction, à la théâtralisation à outrance et à la simplification pour attirer le maximum de public à cause des enjeux financier qu'il y a derrière, mais je préfère un bon film pour me divertir. Toutefois, on peut picorer les parties introductives de ces cours plus "sérieux" qui sont la plupart du temps passionnants et accessibles pour des néophytes, et au moins ce sont les spécialistes du domaine qui nous en parle. MOOC-Francophone : OCEAN n'est pas soutenu par des partenaires prestigieux mais a été créé par eux. Ce qui est légèrement différent. De toute façon MOOC-Francophone et OCEAN ne sont pas sur le même créneau. Ce n'est pas une question de prestige. Il s'agit de trouver, si on le souhaite, des cours de grande qualité scientifique comme on les propose dans nos universités. Pour grossir le trait, on ne peut pas comparer un cours de mathématique donné par un professeur d'université, avec un cours d'Acadomia. Ce portail est là pour permettre à ceux qui le désirent, de trouver les MOOC qui correspondent à certains critères. Mais personne ne dit quoi faire comme MOOC. C'est un simple portail, si bien sur ces universitaires sont encore autorisés à créer le portail qu'il souhaite. Et j'espère y voir un jour des MOOC de ma propre université. Il s'avère qu'au moment présent, ce sont ces "institutions prestigieuses" (je ne sais pas trop ce que cela veut dire en fait) qui sont à la pointe des MOOC dans le milieu de l'enseignement supérieur public, et que les universités sont un peu à la traîne ou englué dans la plateforme du ministère. C'est un fait qui n'a rien a voir avec le prestige, et j'ose espérer y voir prochainement les MOOC d'autres universités moins prestigieuses à vos yeux, mais qui ont des cours tout aussi intéressants, voir plus dans certains domaines. Pour conclure : Tout l'intérêt des MOOC c'est le choix libre en fonction de son niveau, de ses intérêts, et de ses objectifs. Ne commençons pas, alors que nous n'en sommes qu'au début, à déjà dire qui doit faire quoi, mais aidons les citoyens à se retrouver dans cette masse de MOOC. OCEAN est là pour ça sur un créneau qui est la rigueur scientifique. Ca peut déplaire, mais le portail est clair sur ses intentions, je ne vois donc pas ce qui est gênant. A chacun de voir s’il lui est utile ou pas. Ni plus ni moins.

rieu.

FLOTS, votre présentation peut paraître inquiétante. Si ne sont sélectionnés que les choses qui ressemblent à ce qui est publié dans les revues scientifiques, quid des lecteurs qui ne connaissent pas ce jargon (pardon, cette écriture professionnelle) ? Pensez-vous un peu aux gens ordinaires qui ne parlent pas habituellement dans ce langage, le vôtre ? Est-ce que "contenus de qualité" ne va pas être égal à "contenus difficiles ?"

MOOC Francophone.

Il y'a bien une plateforme qui recense les cours en ligne francophone ; http://mooc-francophone.com Son principal défaut est certainement de ne pas être soutenu par des partenaires prestigieux.

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