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Paces : soulagement en Île-de-France après les affectations

Laura Taillandier  |  Publié le

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Paces : soulagement en Île-de-France après les affectations
En Île-de-France, l'afflux de candidats à la Paces ne sera finalement pas plus important qu'en 2016. // © Patrick Allard / R.E.A

Plus de peur que de mal. Après l'organisation pour la première fois d'un tirage au sort en Paces en juin en Île-de-France, on aurait pu craindre une gestion compliquée des affectations. Finalement, les universités devraient faire face à un nombre d'étudiants similaire à celui de l'an passé.

"Nous sommes agréablement surpris." À l'UVSQ (université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), le doyen de l'UFR des sciences de la santé, Djillali Annane est étonné des résultats de l'affectation des élèves de Paces en Île-de-France. Ça passe. Et même plutôt bien : "677 étudiants nous ont été affectés sur les 1.100 places dont nous disposons au total. En tenant compte de ceux que nous accueillerons en août sur dossier, nous devrions avoir environ 1.000 étudiants en Paces à la rentrée", projette le professeur de médecine. "Nous n'aurons pas de difficulté en septembre", ajoute-t-il.

Des effectifs stables à Paris 13 et Paris 5

"Zéro augmentation" également du côté de Paris 13, qui accueillera un nombre d'étudiants similaire à l'an passé, soit 693 élèves. "En incluant les étudiants redoublants, en reconversion... nous devrions arriver à un total de 1.050 étudiants, comme en 2016", détaille Jean-Luc Dumas, le doyen de médecine. 

Pas de mauvaise surprise non plus à Paris-Descartes, mais moins d'enthousiasme. "La situation est tendue en économie et en psychologie, mais elle reste stable en Paces. Les données sont semblables à l'an passé avec un peu plus de 1.600 étudiants pour 1.450 places", expose Frédéric Dardel, le président de l'université. Son établissement fera le point en septembre. "On espère que cela va rentrer. Il y a toujours une évaporation...", analyse-t-il. 

"pas inquiets mais..."

Ces résultats peuvent surprendre quand on sait qu'en juin, face à l'afflux de candidatures – 8.507 pour 7.650 places –, pour la première fois un tirage au sort avait dû être organisé en Île-de-France. Avant que les sept UFR ne s'engagent à accueillir les 857 étudiants recalés. "Nous n'étions pas inquiets en juin mais davantage concernés par l'injustice de ce tirage au sort", se remémore Jean-Luc Dumas. "850 est un chiffre qui peut paraître important mais il englobe les étudiants en réorientation depuis cette année. Pas uniquement les néo-bacheliers", décrypte-t-il. Lors d'une réunion de crise au ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le doyen de médecine s'était dit prêt à prendre jusqu'à 1.200 étudiants. Des capacités d'accueil supplémentaires qu'il n'aura finalement pas eu à mobiliser.

Nous n'étions pas inquiets en juin mais davantage concernés par l'injustice de ce tirage au sort.
(J.-L. Dumas)

Où sont passés les étudiants recalés ? "Certains sur liste d'attente sur d'autres formations ont sans doute été acceptés", suggère le doyen de l'UVSQ. D'autres auraient obtenu une formation hors Admission postbac par exemple. "Ce qui ne m'étonnerait pas, c'est qu'un certain nombre d'étudiants aient finalement eu un vœu plus haut dans leur liste", suggère Merad Yanis, le président de l'ANEMF. L'association nationale des étudiants en médecine de France n'a pas été alertée de problèmes particuliers depuis l'engagement des universités à prendre l'ensemble des recalés

Des étudiants pas forcément satisfaits 

Ce qui ne signifie pas que l'ensemble des étudiants soient satisfaits de leur affectation. En Paces, les élèves ont la possibilité, à série et mention du baccalauréat égales, de procéder à un échange de leur place en université. Cette année, le nombre de demandes aurait augmenté, selon la rédac­trice en chef de Remede.org, un site qui propose ce service. Le 20 juillet, rien que dans la matinée, elle a recensé envi­ron 300 demandes de chan­ge­ment contre 500 au total en 2016. "Cette année, avec les couacs d’APB…", glisse Anne-Marie de Rubiana.

Frédéric Dardel n'exclut pas d'ultimes ajustements à la rentrée. "Nous verrons si nous avons à gérer un surplus. Ce n'est pas parce que l'étudiant a son récépissé avec le nom d'une université qu'il sera forcément inscrit là. L'an dernier, j'ai refusé une centaine d'inscriptions", précise-t-il. Le président de l'université Paris-Descartes se dit plus "inquiet" pour la gestion des redoublants. "Comme le numerus clausus ne change pas, nous nous retrouvons avec de plus en plus d'étudiants, ce qui augmente les effectifs totaux en Paces", note-t-il. Le président d'université suit de près la concertation sur les contrats de réussite étudiant et la mise en place éventuelle de prérequis à l'entrée en licence. "Je suis à Paris-Descartes depuis sept ans, dans ce temps aucun candidat avec un bac non scientifique n'a réussi le concours..."

Laura Taillandier  |  Publié le

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