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Les propositions de Marine Le Pen pour l'enseignement supérieur

Paul Conge  |  Publié le

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Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle 2017
Parmi les 144 engagements présentés par Marine Le Pen début février 2017, sept concernent plus particulièrement l'enseignement supérieur. // © Stephane AUDRAS/REA

Marine Le Pen a exposé les "144 grandes mesures" de son projet pour 2017 lors des Assises présidentielles du Front national (FN), à Lyon, les 4 et 5 février 2017. Sept touchent, de près ou de loin, à l'enseignement supérieur. Détail de ce programme, qui doit encore être étoffé.

C'est un programme somme toute fidèle à l'esprit du Front national (FN). Le 4 février, à l'occasion des Assises présidentielles du FN à Lyon, Marine Le Pen a présenté le catalogue de ses "144 engagements" pour le pays. Parmi eux, figurent sept points pour l'enseignement supérieur et la recherche (ESR), qui, avertit l'auteure en préambule, "seront détaillé[s] tout au long de la campagne".

Identité nationale et laïcité

On y retrouve, appliqués à l'ESR, les thèmes phares du parti d'extrême droite. À l'image de l'identité nationale, déclinée dans la mesure 96 : celle-ci prévoit de "défendre la langue française" en "abrog[eant] notamment les dispositions de la loi Fioraso qui permettent de restreindre l'enseignement en français dans les universités".

La laïcité et la sécurité sont abordées dans la mesure 102 : la candidate veut imposer à l'école "non seulement la laïcité, mais également la neutralité et la sécurité". Faire disparaître les signes religieux visibles à l'université est un thème classique du Front. Si ce n'est pas clairement écrit dans ce texte, les ténors du parti de Marine Le Pen ont martelé à de multiples reprises que "le voile islamique doit être banni de l'université".

Sélection et méritocratie pour tous

De manière notable, certaines de ces mesures portent la griffe du Collectif Marianne, le think tank étudiant affilié au Rassemblement bleu marine (RBM), lequel milite pour la "méritocratie" et veut se muer en syndicat étudiant dès la rentrée de 2017. Ainsi, la mesure 105 du catalogue de Marine Le Pen suggère de "rétablir une véritable égalité des chances en retrouvant la voie de la méritocratie républicaine".

Même constat pour les points suivants. Mesure 106 : "À l'université, passer d'une sélection par l'échec à une sélection au mérite. Refuser le tirage au sort comme moyen de sélection. Revaloriser les bourses au mérite. Défendre le modèle d'enseignement supérieur français, qui passe par la complémentarité de l'université et des grandes écoles." Des engagements en phase avec l'esprit des 100 mesures pour l'école et l'université, soumises en septembre 2016 par les collectifs Marianne et Racine (la branche des "enseignants patriotes" du RBM) à leur candidate.

Un plan de création de filières des métiers d'art

Le FN déploie en outre une certaine idée du rayonnement de la France : "Renforcer le réseau des écoles et des lycées français dans le monde" (mesure 108). Il souhaite de même "lancer un grand plan national de création de filières (lycées, universités) des métiers d'art dans nos territoires et implanter un réseau de pépinières d'artistes sur tout le territoire", ainsi que "restaurer une véritable éducation musicale généraliste dans les établissements scolaires" (mesure 112).

Enfin, de sorte que "chacun trouve sa place", le FN escompte, mesure 83, "transférer aux établissements supérieurs d'enseignement général et professionnel la charge de trouver une offre de stage à chaque étudiant". 

La candidate a encore quelques semaines pour détailler ses 144 mesures, avant le 22 avril, date du premier tour de l'élection présidentielle.

Paul Conge  |  Publié le

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