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Le calendrier Idex contraint PSL dans sa quête d'un nouveau président

Aurore Abdoul-Maninroudine  |  Publié le

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PSL Paris Sciences et Lettres
PSL doit déposer son nouveau dossier Idex fin 2017, pour un résultat attendu début 2018. // © Aurore Abdoul-Maninroudine

Dix jours après sa prise de fonction comme administrateur provisoire de PSL (Paris Sciences et Lettres), Marc Mézard dessine les scénarios possibles s'agissant du recrutement du futur président de la Comue. Des hypothèses intimement liées à la date d'examen du dossier Idex par le jury international.

L'avenir de PSL (Paris Sciences et Lettres) se jouera début 2018. À cette date, le regroupement parisien sera fixé sur le sort de son Idex. Ce calendrier, établi depuis plusieurs mois, contraint fortement la mise en place de la nouvelle gouvernance de la Comue, depuis le départ de Thierry Coulhon, son ancien président, devenu conseiller enseignement supérieur et recherche à l'Élysée.

"Deux options sont possibles", fait savoir le nouveau président par intérim de la fondation de coopération scientifique PSL et administrateur provisoire de la Comue, Marc Mézard. Lors d'une rencontre avec la presse, jeudi 28 juin 2017, celui qui reste également directeur de l'ENS (École normale supérieure) a détaillé ces deux possibilités.

UN PROCHE DE PSL OU VENU DE L'EXTÉRIEUR ?

La première consiste à choisir un nouveau président "rapidement, d'ici à l'automne". Dans cette hypothèse, le futur président sera en première ligne pour défendre le projet Idex de PSL devant le jury international, ce qui influence fortement les recherches. Il s'agira alors nécessairement de "quelqu'un en interne", "du cercle proche", ou du moins d'une personne connaissant "déjà très bien le dossier", confie Marc Mézard.

La seconde option consisterait à opérer un recrutement extérieur à PSL. Mais, dans ce cas, la nomination ne pourrait avoir lieu qu'après l'examen du dossier Idex. Un scénario également plausible, puisque l'actuel président par intérim dispose d'un mandat d'un an, ce qui lui permettra de défendre devant le jury international, si besoin, le projet de la Comue.

Nulle velléité néanmoins chez Marc Mézard de se porter candidat à ce poste exposé : "Ce n'est pas le scénario que je privilégie, répond-il après avoir été interrogé sur ce point. Je suis très heureux à la tête de l'ENS."

"la loi doit évoluer"

Toujours est-il que le président par intérim de PSL se place dans la droite ligne de son prédécesseur, s'agissant de défendre le statut futur du regroupement d'établissements.

"Il est évident que la loi doit évoluer et nous espérons qu'au moment de notre passage devant le jury, les choses seront clarifiées puisque le modèle porté par PSL n'entre pas dans la législation actuelle", réagit Marc Mézard. Ce modèle, détaillé dans un document de 23 pages rendu public en février 2017, repose sur l'articulation de "deux niveaux de souveraineté" : le premier, porté par les membres, le second par la direction de PSL. Il prévoit également que les établissements conserveront leur personnalité morale et leurs statuts propres.

À l'heure actuelle, les 22 établissements membres de la Comue continuent de se prononcer sur la feuille de route de PSL, dévoilée en février par Thierry Coulhon. Après Paris-Dauphine fin mai, l'École des mines ParisTech a voté en faveur du document à l'unanimité, lors d'un conseil d'administration qui s'est tenu début juin. Des premières étapes encourageantes pour la Comue, mais qui ne pourront être mises en œuvre qu'avec un assouplissement de la loi. De quoi pousser les membres de PSL à suivre attentivement la concertation en cours, sur la possibilité ouverte par le ministère de légiférer sur ce dossier par voie d'ordonnance.

PSL dépose 15 dossiers "écoles universitaires de recherche" (PIA 3)
Au-delà de l'Idex, PSL a d'ores et déjà affirmé sa volonté de se positionner très clairement dans la course au PIA 3 (Programme d'investissements d'avenir). Le regroupement annonce avoir déposé 15 dossiers visant à créer des "écoles universitaires de recherche".

L'action en question vise à soutenir la création de structures inspirées du modèle anglo-saxon des graduate schools. Le but ? Offrir "à chaque site universitaire la possibilité de renforcer l'impact et l'attractivité internationale de sa recherche dans un domaine scientifique", détaille l'appel à projet. Seront observés l'effet structurant de l'offre de formation au niveau du master et du doctorat, ainsi que l'intégration de l'école universitaire dans la politique de site, les candidatures pouvant être portées par des regroupements labellisés Idex/Isite.

La sélection est prévue pour le mois d'octobre 2017, avec une contractualisation des lauréats de cette vague 1 au cours du premier trimestre 2018.

Aurore Abdoul-Maninroudine  |  Publié le

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