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Saclay : Télécom EM plus que jamais candidate

Céline Authemayou
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Le campus commun de Télécom SudParis et Télécom Ecole de Management - ©S.Blitman
À Evry, Télécom École de management partage déjà son campus avec Télécom SudParis, l'un des 19 membres de Saclay.

L'école de commerce Télécom EM souhaite rejoindre l’Université Paris-Saclay. Une volonté soutenue par sa tutelle, le ministère de l’Économie. Elle deviendrait ainsi la deuxième business school du pôle francilien, avec HEC.

Y a-t-il de la place pour deux écoles de commerce au sein de l'Université Paris-Saclay ? Assurément oui, selon Télécom école de management. L'établissement public interne à l'Institut Mines-Télécom, installé à Évry et à Paris, milite activement en faveur d'un rapprochement. À ce jour, seule HEC fait partie de la Comue (Communauté d'universités et établissements) francilienne.

Après un premier appel du pied en 2014, l'école revient à la charge, soutenue dans sa démarche par sa tutelle, le ministère de l'Économie et des Finances. Dans sa lettre de mission, transmise le 25 janvier 2016 à Philippe Jamet, directeur général de l'IMT, Emmanuel Macron appelle Télécom EM à apporter sa contribution "dans la construction d'un écosystème de classe mondiale autour de Saclay".

"Tout ceci est cohérent, argumente-t-on du côté du ministère. Télécom ParisTech est membre de Saclay et déménage sur le plateau, Télécom Sud-Paris va y installer une partie de ses équipes de recherche... Ce serait donc une suite logique pour l'IMT que Télécom EM intègre Saclay."

régler le problème des doctorats

L'école, par la voie de son directeur, met les bouchées doubles pour faire avancer ce dossier. Il faut dire que des problèmes concrets pourraient être résolus grâce à ce rapprochement. Pour délivrer ses doctorats, Télécom EM s'appuyait jusqu'à présent sur l'école doctorale de l'université d'Évry. Or, cette dernière a été intégrée à l'école doctorale "sciences de l'homme et de la société" de l'Université Paris-Saclay.

Conséquence directe : sans accord avec la Comue, Télécom EM se retrouve en difficulté pour inscrire ses doctorants, devant trouver des solutions au cas par cas. Une nouvelle convention avec Évry est en train d'être mise sur pied, mais "tout ceci n'a pas été bien anticipé", regrette un représentant syndical de l'école de commerce, reconnaissant que Denis Guibard, arrivé à la tête de l'établissement en décembre 2014, a pris à bras-le-corps le dossier.

Premières discussions dans quelques semaines

Les premiers échanges entre Télécom EM et l'Université Paris-Saclay doivent avoir lieu dans les prochaines semaines. "Les modalités de ce rapprochement sont à préciser avec le président Gilles Bloch et les membres du pôle, notamment ceux intervenant dans les mêmes disciplines que TEM", reconnaît Denis Guibard.

La principale question étant de savoir si Saclay – et HEC – accepteront l'arrivée de ce nouveau partenaire, à un moment où le plateau est plus que jamais en quête de stabilité.


Céline Authemayou | Publié le

Vos commentaires (4)

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Plop.

Depuis que TEM existe (ex INT Management), les parisiennes ont toujours tout fait pour empêcher cette école d'émerger et d'être la 4eme école de commerce d'IDF... préférant favoriser n'importe quelle école pourvu que TEM reste faible. Je crois qu'il est temps de passer d'une vision "malthusienne" par le bas à une vision dynamique par le haut.

Benoît.

Le réel problème, peu importe les compétences de TEM, c'est que son niveau est extrèmement bas. C'est une mauvaise école, de loin la plus basse de l'institut mines télécom. Saclay n'a pas pour vocation d'intégrer des écoles avec du potentiel mais qu'il faut encore tirer vers le haut. En tout cas pas maintenant, alors que l'entente est encore fragile et qu'on n'a toujours pas évalué le succès de saclay.

Alice.

Qui êtes vous pour juger une école aussi sévèrement ? TEM est dans le top 15 des grandes écoles de commerce françaises, et est la seule école de commerce en France à avoir une réelle spécialisation dans les NTIC dès la première année. A la sortie de l'école, les étudiants sont embauchés par des cabinets de conseil d'excellence (accenture, Deloitte, EY, etc), pensez-vous que ce soit cohérent avec ce que vous dites ?

Jérôme.

Laisser un commentaire négatif en tête des réponses, il en restera toujours quelque chose... TEM n'est certes pas HEC, quoiqu'on peut s'interroger sur l'exigence académique de certains cursus "alimentaires" de la vénérable institution de Jouy-en-Josas, mais son approche IT pour le management est intéressant. L'école n'est effectivement pas bien gouvernée (non stabilité de la direction), le recrutement d'étudiants de qualité a pu s'en ressentir certaines années, mais je pense que dire que cette école est la honte de l'Institut Mises-Télécom est scandaleux. L'insulte n'élève personne. Demander de la constance à l'école de Management de l'IMT est par contre pertinent.

Paul.

Je ne vois pas bien pourquoi HEC se retirerait en cas de venue de TEM. Les deux écoles sont complémentaires avec des positionnements bien différents. Il y a pléthore d'écoles d'ingénieurs, il peut y avoir au moins deux écoles de management... Et dans la cours à la taille, TEM peut apporter un nombre supplémentaires de docteurs pour faire de l'UPSay un des premiers pôles français de formation des docteurs.

Sirius.

Toutes les grandes universités pluridisciplinaires dans le monde ont une école de management. L'Université de Paris Saclay a la chance d'avoir une école de management de rang mondial, HEC. Quelle cohérence y aurait-il à introduire une deuxième école de management, de niveau très inférieur et qui n'est même pas sur le site de Saclay ? D'autant que le risque n'est pas mince, qu'en cas d'acceptation de Telecom école de management, HEC se retire de Saclay, qui aura beaucoup perdu au change.

Jack.

TEM n'est pas n'importe quelle école de management; il s'agit d'une école avec une grande spécialisation dans les technologies de l'information et la communication.

Olivier.

=) La raison principale est que TEM est l'école jumelle de Telecom SudParis qui est rattachée à Saclay. Le corps enseignant et les locaux sont mutualisés. Des cours ont lieu en commun, ainsi que des projets collectifs; =) La seconde raison c'est que TEM fait partie de l'Institut Mines Telecom et que toutes les écoles de région parisienne de l'Institut sont sur Saclay. Il serait donc incohérent de laisser une école en dehors; =) La 3e raison est largement évoquée dans l'article, c'est que les doctorants de TEM sont rattachés à une école doctorale qui a été absorbée par l'école doctorale de Saclay. D'une façon générale, TEM peut s'intégrer sans difficulté sur le plateau qui a pu absorber des mastodontes universitaires.

riririri.

Je trouve ce chantage d'HEC indigne. Le positionnement d'HEC et TEM sont différents. Dans le cadre de Saclay, il y aura une forte complémentarité entre école d'ingénieurs (pourquoi pas entre écoles de commerce ?). C'est tellement Français de raisonner en terme malthusien. C'est ce qui nous plombe.

Plop.

Sirius, tes propos sont malthusiens. A ce compte, autant n'avoir que Polytechnique et HEC, point barre ? Il faut accroître l'offre, dynamiser, ouvrir, segmenter l'offre d'enseignement à Saclay. TEM est une grande école, accrédité AACSB. C'est pas comme si on faisait rentrer une post bac...

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