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Toulouse - Jean-Jaurès : un mouvement qui dépasse l'université

De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort  |  Publié le

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Le campement à l'université Toulouse Jean-Jaurès, le 25 novembre 2014
Le campement à l'université Toulouse Jean-Jaurès, le 25 novembre 2014 // © Frédéric Dessort

Le blocage de l'université Toulouse - Jean-Jaurès a provoqué des violences, mardi 25 novembre 2014. Son président, Jean-Michel Minovez, déplore l'arrivée sur le campus de zadistes venant de Nantes et Rennes et craint que son établissement ne devienne le théâtre de luttes qui dépassent l'enseignement supérieur.

Comme annoncé jeudi 20 novembre, l'accès aux amphis de l'université Toulouse - Jean-Jaurès a été bloqué par des étudiants et personnes extérieures au campus, mardi 25 novembre. "Nous avons pu faire rouvrir un peu plus de la moitié des salles, après avoir découvert de nouveaux vols et dégradations. En outre, des échauffourées ont eu lieu cette nuit. Environ 200 personnes, dont 150 non-étudiants, se sont positionnées devant une vingtaine d'agents de sécurité et de pompiers. Ces derniers ont reçu des chaises, des tables jetées par une trentaine de casseurs...", raconte Jean-Michel Minovez, président de l'établissement, qui a lui-même été menacé de mort à plusieurs reprises jeudi dernier.

Une nouvelle assemblée générale s'est tenue à 12h30 dans un amphi archi-bondé. Un millier d'étudiants et de personnes extérieures au campus ont débattu dans une ambiance tendue. Des invectives ont fusé jusqu'à l'altercation. L'occupation permanente du campus, sans blocage en dehors de journées de mobilisation, a été votée de justesse.

Les syndicats étudiants sont complètement dépassés.
(J-M. Minovez)

Un mouvement hétéroclite

"Ce mouvement est nouveau par son caractère hétéroclite : il est composé d'anarchistes dont certains sont violents, mais aussi d'autres plus pacifistes. Nombre d'entre eux ne sont pas étudiants. Des zadistes de toute la France, dont Rennes et Nantes, commencent à arriver sur notre campus. Des étudiants d'autres universités toulousaines les rejoignent. Un campement [d'une vingtaine de tentes, NDLR] s'est installé de manière permanente. Par rapport aux mouvements de 2006 et 2009, je n'ai pas d'interlocuteur clair et les syndicats étudiants sont complètement dépassés", précise Jean-Michel Minovez qui, par ailleurs, partage la revendication étudiante concernant l'austérité budgétaire. Une revendication qui n'est aujourd'hui que l'un des mots d'ordre du mouvement. 

Une nouvelle journée de mobilisation est d'ores et déjà prévue jeudi 27 novembre. Réunis de leur côté en AG, les personnels ont voté la grève le 4 décembre puis une grève continue à partir du 11 décembre.

De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort  |  Publié le

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