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Troisième ère pour les pôles de compétitivité

Frédéric Dessort  |  Publié le

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Près de huit ans après la création des pôles de compétitivité, l’heure est au lancement de leur troisième phase, qui s’étendra de 2013 à 2018.

Si le principe stratégique des pôles de compétitivité est conservé, à savoir la mise en ­synergie des entreprises, de la recherche et de la formation, donnant lieu à de nombreux projets de R & D, ce nouvel épisode prend une autre tonalité. Les ministres du Redressement productif, de l'Égalité des ­territoires et du ­Logement, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ont mis l'accent sur les résultats à obtenir par ces clusters.

Le grand audit national mené à l'été 2012 avait en effet mis en exergue la faiblesse d'indicateurs sur les retombées économiques et sur les emplois générés dans le sillage des pôles. Et ce, alors que les diverses interventions publiques totalisaient, en sept ans, près de 4,3 milliards d'euros. Dans cette étude, les pôles ont également été identifiés comme des "usines à projets". Le gouvernement ­entend désormais les transformer en "usines à produits ­d'avenir".

Les pôles devront dès lors être beaucoup plus moteurs dans l'industrialisation des innovations issues des projets de R & D, et ce, jusqu'à la mise sur le marché. Autre impératif : ­accroître leurs efforts pour ­accompagner les PME/PMI.

Rapprocher lES ENTREPRISES ET LE MONDE ACADémique

Le rapprochement de l'offre de formation du besoin des entreprises est également au programme. Vieux serpent de mer, ce sujet parfois épineux dans la communauté universitaire est abordé dans le projet de loi de l'enseignement supérieur et de la recherche sans mentionner les pôles de compétitivité.

Rencontrée en marge du lancement de l'implantation du CEA à Toulouse, Geneviève Fioraso a toutefois confirmé une "volonté très forte" des ministères d'approfondir cette mise en cohérence au travers, notamment, des pôles. "Dans le projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche, nous prévoyons de décloisonner l'entreprise et l'université, de développer des filières en alternance et de mettre en place une orientation qui présente ­davantage les métiers, précise ­Geneviève Fioraso. Bref, c'est toute cette culture de rapprochement entre le monde socio-économique et l'univers de la formation qui sont aujourd'hui trop éloignés. Concrètement, nous mettrons en place cette politique dans les stratégies de site au niveau régional, tout en nous inscrivant dans le cadre de l'acte III de la décentralisation. Objectif : développer dans les universités des ­formations professionnelles adaptées aux écosystèmes."


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Frédéric Dessort  |  Publié le

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