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Université : une réussite stable en licence, en hausse en master

Camille Stromboni  |  Publié le

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Université Paris Descartes Paris 5 - Etudiants en Licence 1 de psychologie - Boulogne - Rentrée septembre 2015
Si la réussite en licence reste stable, avec 28% des étudiants de L1 qui décrochent leur licence en trois ans, les taux en master augmentent régulièrement depuis cinq ans, pour atteindre 65% de réussite en deux ou trois ans. // © Camille Stromboni

28% des étudiants inscrits en première année de licence obtiennent leur diplôme trois ans plus tard, d’après la note publiée par le ministère le 9 février 2016. Un chiffre stable, tandis que la réussite en master poursuit sa progression.

Seul un gros quart des étudiants en première année à l’université sera diplômé d’une licence trois ans plus tard. Près de 40%, en y ajoutant ceux qui l'obtiendront en quatre ans.

L’indicateur ministériel sur la réussite en licence à l’université, publié le 9 février 2016, révèle des résultats stables concernant la session 2014. Ces taux s’établissaient, l'année dernière, respectivement à 27% pour la réussite en trois ans et à 39% en trois ou quatre ans. Soit des chiffres similaires à ceux constatés depuis 2013.

La série du bac, un critère clé en licence

Les difficultés se cristallisent toujours autour de la L1. Parmi les étudiants primo-entrants, seuls 40% sont inscrits l’année suivante en L2 (ou dans une formation universitaire de niveau équivalent), plus d'un quart redouble, et un tiers ne se réinscrit pas à la fac.

"La faiblesse des taux de réussite tient notamment au nombre élevé d’étudiants qui abandonnent leur formation en licence après une ou deux années d’études : c’est le cas de 32% des bacheliers généraux, 70% des bacheliers technologiques et jusqu’à 84% des bacheliers professionnels", souligne l'auteur de la note ministérielle.

Ces abandons ne sont pas obligatoirement tous synonymes d’échec. Une partie des étudiants concernés se réoriente vers des filières non universitaires : STS, écoles d’ingénieurs, de management, de santé, d’arts...

Les chiffres de la réussite en licence augmentent ensuite en cours de cycle : arrivés en L3, ils sont huit sur dix à sortir diplômés. 73% poursuivent leurs études en master l’année suivante. Des taux particulièrement élevés après une licence de droit (87% rejoignent un master), de sciences fondamentales (80%) ou de sciences de la vie et de la terre (78%) ; plus faibles en lettres-arts (65%) ou en langues (63%).

Master : + 10 points en cinq ans

Une poursuite d'études qui se soldera, pour seulement la moitié d'entre eux, par l'obtention d'un master (52,5%), deux ans plus tard. Un chiffre qui augmente légèrement (+ 1 point par rapport à l'année précédente). 11% ont besoin d’une année supplémentaire pour décrocher ce diplôme, ce qui porte le taux de réussite en master deux ou trois ans à 65%.

La tendance globale est, elle, fortement à la hausse, rappelle l’auteur de la note : "La réussite en deux ou trois ans est passée de 56%, pour les étudiants inscrits pour la première fois en master en 2007-2008, à 65% pour la cohorte 2011-2012."

L'âge fait partie, une fois encore, des facteurs les plus discriminants. Si 62% des "22 ans ou moins" obtiennent leur master en deux ans (hors master "enseignement"), ils ne sont plus que 35% chez les "plus de 23 ans". Une réussite variable également selon les disciplines : 62% des étudiants en "sciences, Staps, santé" valident ce diplôme en deux ans, contre 35% en "lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales".

Camille Stromboni  |  Publié le

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