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Écoles d’ingénieurs : où sont les femmes ?

Sophie Blitman, avec Céline Authemayou et Olivier Monod
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L'école d'agronomie ONIRIS, à Nantes // © ONIRIS
L'école d'agronomie ONIRIS, à Nantes // © ONIRIS

Traditionnellement et toujours majoritairement masculines, les écoles d'ingénieurs attirent néanmoins davantage de jeunes filles aujourd'hui. Avec, cependant, des écarts de taille selon les spécialités des écoles.

Outre la diversification de l'origine académique de leurs étudiants, nombre d'écoles d'ingénieurs aimeraient attirer davantage de jeunes filles. En moyenne, environ un quart des étudiants inscrits en école d'ingénieurs sont des étudiantes. Mais ce chiffre global regroupe des réalités bien différentes, entre des écoles de mécanique qui rassemblent moins de 20 % de filles, des écoles de chimie qui en comptent entre 50 et 60 %, et les écoles d'agronomie, qui affichent des taux supérieurs à 65 %. Des écarts liés aux secteurs et aux mentalités, qui ne se réduiront que lentement, à force de sensibilisation auprès des jeunes, des parents et des enseignants.

 

Les écoles les plus féminines

PROPORTION DE FILLES PARMI LES ÉTUDIANTS (1)
ENSTBB - IP Bordeaux 84 %
EBI - Cergy-Pontoise 81 %
ONIRIS - Nantes (cursus ENITIAA) 78 %
AgroSup - Dijon (ex-ENESAD) 74 %
Agrocampus Ouest - Rennes (ex-ENSAR)
ESIAB - Brest (ex-ESMISAB)
72 %
Agrocampus Ouest (ex-INSFA+INH)
ENSAIA - INP Lorraine
70 %
ENSAT - INP Toulouse 68 %
AgroParisTech 67 %

(1) Écoles où la part des filles est la plus élevée.

Consulter l'intégralité des résultats du palmarès des écoles d'ingénieurs après bac  et du palmarès des écoles d'ingénieurs après bac+2 sur letudiant.fr.



Sophie Blitman, avec Céline Authemayou et Olivier Monod | Publié le

Vos commentaires (1)

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Roger Mohr.

Ces chiffres intéressants sont à rapprocher des résultats globaux collectés par la conférence des grandes écoles: les secteurs où vont les jeunes filles (agro, environnement) sont les moins payés :-( , en revanche elles sont plutôt satisfaites de ce qu'elles y font. Il faudrait vraiment encourager les jeunes filles à venir dans les autres secteurs. Pas seulement en allant essayer à les convaincre, mais aussi en aval, en demandant aux entreprises de clairement montrer où elles ont leur place et comment elles peuvent s'épanouir. Et bien sûr, sans discrimination de salaires. Comment faire ?

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