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Enquête | Vie étudiante

Palmarès 2017 des villes étudiantes : Lyon consacrée

Pierre Falga, Philippe Mandry, Baptiste Legout  |  Publié le

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Université Lyon 3
Après avoir été classée en neuvième position en 2015, puis en quatrième en 2016, Lyon est première du palmarès des villes étudiantes en 2017. // © Lyon 3

Pas d'innovation majeure pour ce onzième classement des villes où il fait bon étudier de l'Etudiant, mais une surprise : la première place de Lyon. Et une constante pour les 44 agglomérations classées : elles mettent les moyens pour attirer les jeunes vers leurs écoles et universités.

Pour fêter ses dix ans, l'an dernier, le palmarès des villes étudiantes avait fait peau neuve avec de nouveaux critères. Celui de cette édition, basé sur les mêmes indicateurs, réserve une autre surprise : le sacre de Lyon, qui s'impose pour la première fois parmi les 14 métropoles, après avoir été classée en neuvième position en 2015, puis en quatrième en 2016.

Ces dix dernières années, la capitale des Gaules a, il est vrai, accueilli plus de 30.000 étudiants supplémentaires. Soit davantage qu'Aix-Marseille, Grenoble et Toulouse réunies ! Jacques de Chilly, numéro deux des services de la métropole de Lyon, en charge du développement économique, de l'emploi et des savoirs, explique le succès de Lyon par "l'excellence des formations proposées. Autour des trois universités généralistes et de grandes écoles prestigieuses comme Centrale, l'Insa ou l'EM Lyon, nous offrons aussi plusieurs petites écoles d'ingénieurs très pointues dans leur domaine. Cette excellence n'est pas nouvelle mais l'offre s'est encore enrichie, et la ville est enfin reconnue à son véritable niveau universitaire".

Dans le même laps de temps, le bassin d'emploi lyonnais se gonflait lui aussi de près de 100.000 emplois nouveaux, de quoi rassurer sur un avenir professionnel. Surtout, l'image de la ville a évolué. Son cœur de ville piétonnisé, un nouveau quartier à l'architecture audacieuse qui naît autour de la confluence entre le Rhône et la Saône, un réseau de transports considérablement rénové, des cyclistes omniprésents – souvent des étudiants à vélo –, Lyon a profondément changé.

Classement 2017 des villes étudiantes

Métropoles : Lyon, Grenoble et Toulouse sur le podium

Lyon coiffe sur le poteau deux ex æquo : Grenoble, vainqueur l'an passé, et Toulouse, qui l'avait emporté l'année précédente, en 2015. Deux villes qui semblent avoir de l'ADN étudiant dans leur sang, tant elles sont imprégnées par le tissu universitaire local. La capitale du Dauphiné et la Ville rose ont placé les étudiants au centre de leurs stratégies de développement et cela se voit !

C'est aussi le cas des deux agglomérations qui les suivent de près dans notre classement, Montpellier et Rennes. Les atouts de ces quatre métropoles – un réseau de transport très efficace, métro ou tram, des logements nombreux à des prix encore accessibles, ainsi qu'une vie étudiante intense, tant associative que festive – ont de quoi satisfaire les jeunes qui les découvrent.

Au final, les cinq premières agglomérations se tiennent dans un mouchoir de poche. Bordeaux et Nantes, suivies de Paris et Strasbourg, complètent cette liste de métropoles qui "trustent" les neuf premières places.

Grandes villes : Angers détrône Poitiers

Etudiants en pause à l'université d'Angers

Derrière les inévitables métropoles, 12 localités composent la famille des "grandes villes" et Angers détrône Poitiers dans cette catégorie. En dix ans, Angers a gagné 7.000 étudiants supplémentaires, rénové son cœur de ville, accueilli le tramway, et les jeunes se rassemblent toujours plus nombreux sur la bien nommée place du Ralliement.

À la suite d'Angers et de Poitiers, viennent Clermont-Ferrand, Dijon, Caen et Besançon, des capitales régionales (ou ex- depuis peu) aux traditions universitaires bien établies. Elles compensent leurs rares points faibles par des loyers plus raisonnables que dans les grands centres urbains. Autre atout : les universités de ces villes, à taille humaine, ont mis en place des dispositifs pour mieux faire réussir leurs étudiants.

Résultat : elles affichent de bien meilleurs taux de passage de la première à la deuxième année de licence que les grosses universités : 58 % de réussite à Angers, plus de 48 % à Clermont-Ferrand et à Poitiers...

Villes moyennes : La Rochelle à l'honneur

La troisième catégorie, celle des villes étudiantes moyennes, met à l'honneur La Rochelle et, à sa suite, Chambéry, Pau, Troyes et Limoges. Des structures universitaires plus proches des étudiants, un cadre de vie agréable dans des villes à échelle humaine : quoi de mieux pour débuter un parcours dans l'enseignement supérieur ! L'excellence passe souvent par une spécialisation, comme à Troyes, où l'université de technologie obtient de très bons résultats avec quelques milliers d'étudiants seulement, ou au Havre, qui accueille un campus délocalisé de Sciences po Paris proposant un programme Europe-Asie...

Côté budget, certaines villes offrent la carte de transport, comme Arras, et dans plusieurs autres villes, il est encore courant de trouver des studios à louer à moins de 400 € par mois. Ce coût moindre pour s'installer dans sa nouvelle vie et, dans la vie quotidienne ensuite, compte, surtout quand le coût de la vie est de plus en plus cher, comme le montrent les enquêtes récentes de la Fage et de l'Unef.

Méthodologie
Cette onzième édition de notre palmarès des villes se concentre sur les vrais besoins des étudiants : une offre de formations qui soit de qualité et suffisamment diversifiée, des logements en nombre et pas trop chers, un réseau de transports en commun efficace et lui aussi abordable, une offre culturelle riche et diverse, un marché de l’emploi important et dynamique, une ville qui attire les étudiants européens du programme Erasmus, et un peu de soleil en prime.

Au total 15 critères, basés sur des données publiques, nous ont permis de classer 44 unités urbaines comptant 8.000 étudiants et plus. Nous avons aussi réalisé des classements par taille de ville, selon le nombre d’étudiants (de 8.000 à 20.000, de 20.000 à 40.000,  et de plus de 40.000 étudiants).

Pierre Falga, Philippe Mandry, Baptiste Legout  |  Publié le

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