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Réseaux sociaux : à chaque établissement sa stratégie digitale

Inria : une galaxie de réseaux

Caroline Franc  |  Publié le , mis à jour le

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Inria : une galaxie de réseaux
© Inria / Photo Kaksonen

Les chercheurs de l’Inria se sont naturellement approprié les réseaux sociaux. L’enjeu pour l’institut : fédérer les différentes communautés et apparaître comme référent sur les questions numériques.

Avec ses huit centres rattachés à un siège central, l’Inria est un organisme qui se caractérise depuis sa création par un fonctionnement en réseau. Très naturellement, sa présence digitale s’est adaptée à cette organisation «matricielle», explique Sophie Maheo, responsable de l’animation des communautés et des écosystemes d’Inria. «À mon arrivée il y a un peu plus d’un an, il m’a été demandé de définir et de porter une stratégie de présence sur les réseaux sociaux pour améliorer la lisibilité de l’activité d’Inria.» Objectif : valoriser les travaux de recherche et de transfert de l’Inria auprès de ses partenaires institutionnels et du grand public, et imposer cet institut comme un acteur du numérique.

Première initiative, la création du compte Twitter @inria, afin d’engager les différentes communautés qui composent l’organisme de recherche. Une sorte de «vaisseau amiral» qui est néanmoins loin d’être le seul vecteur d’expression, les chercheurs de l’Inria étant par essence férus du numérique et du digital. Il en résulte «une galaxie de comptes, tenus au nom des centres, mais aussi d’individus ou de services de l’Inria».

«Ma préoccupation première a été d’accompagner particulièrement les centres de recherche de l’institut», raconte Sophie Maheo. Elle a pour ce faire procédé au recensement de tous les réseaux investis par les différents collaborateurs de l’Inria et en a établi une cartographie. «Cela me facilite aujourd’hui la veille, qui fait aussi partie de mes prérogatives.» Pas question, cela dit, d’ingérer dans la tenue des comptes tout lien hiérarchique existant entre le siège – au sein duquel travaille Sophie Maheo – et les responsables de communication des centres. «Ce à quoi nous aspirons, c’est une animation sur la base de contenus à valeur ajoutée et d’esprit collaboratif.»

Les réseaux sociaux ont fait bouger les lignes de la communication interne et externe



Avant le lancement d’un compte Twitter par l’un des centres en région, Sophie Maheo rencontre ainsi le directeur du centre de recherche et le responsable communication du centre pour discuter de la stratégie à adopter et des bonnes pratiques à respecter. L’inauguration du nouveau fil est ensuite programmée à l’occasion d’un événement spécifique, comme une remise de prix, «afin de mobiliser la communauté». «Les réseaux sociaux ont fait selon moi bouger les lignes de la communication interne et externe. Désormais, des séminaires internes peuvent être twittés, comme une cérémonie des vœux. Et nos chercheurs étant naturellement très impliqués sur ce type de médias, ils sont les premiers à en jouer, en créant des hashtags spontanément, par exemple.»

Loin de se formaliser de ces pratiques, Sophie Maheo préfère les voir comme des opportunités pour fédérer un peu plus les équipes : «Mieux vaut s’en faire des complices, d’autant qu’ils sont forcément très réactifs. Pour la Journée internationale des droits des femmes, nous avons beaucoup communiqué via les compte de l’Inria sur les travaux de recherche menés par des femmes de l’institut. Des messages qui ont été énormément relayés par les chercheurs hommes de l’Inria !»



• Compte Twitter : @inria, 8.111 followers.
• Page Facebook : http://www.facebook.com/Inria.fr, 1.074 fans.

Caroline Franc  |  Publié le , mis à jour le

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