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Enquête | Gouvernance
Vers de réelles politiques de développement durable dans les écoles et universités ?

Le label au cœur des journées des référents DD

Morgane Taquet  |  Publié le

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Le campus de LaSalle Beauvais ©Nathalie Baetens
Le campus de LaSalle Beauvais ©Nathalie Baetens

Test de connaissances sur le développement durable, référentiel, label, le développement durable dans les établissements d'enseignement supérieur se professionnalise. En témoigne la présence d'une soixantaine de responsables pour la sixième édition des R2D2 (Rendez-vous des référents du développement durable), les 21 et 22 mai 2014 sur le campus de LaSalle Beauvais. Avec, au cœur des discussions, un projet qui devrait enfin aboutir : le label développement durable et responsabilité sociétale.

C'est acté, le label développement durable pour les établissements d'enseignement supérieur va bien voir le jour. Enfin ! diront les mauvaises langues. Le chargé de mission développement durable à la CGE (Conférence des grandes écoles), Gérald Majou, le concède bien volontiers devant la soixantaine de référents DD de grandes écoles réunis à LaSalle Beauvais pour les journées R2D2, "le label jouait un peu l'arlésienne ces dernières années".

Pourtant, la loi Grenelle I adoptée en août 2009 incitait clairement les établissements d’enseignement supérieur à "solliciter une labellisation sur le fondement de critères de développement durable". Dans la foulée, la CPU (Conférence des présidents d'université) et la CGE avaient décidé de travailler conjointement via un groupe de travail commun pour réfléchir à ce label. Depuis, les discussions étaient au point mort.

Six établissements en test à la rentrée 2014

Nouveauté, les deux conférences, "en tant qu’institutions", sont désormais absentes du projet, "le projet de création d’une association CPU/CGE pour porter le label n’ayant pas abouti", accorde Gérald Majou. Porté par les établissements "volontaires et soutenu par la CGE", le label sera "évolutif, valorisant, simple et qualitatif".

Pour faire acte de candidature, les établissements devront notamment présenter une autoévaluation documentée du référentiel plan vert datant de moins d'un an et conforme aux critères d’entrée du label. Un audit mené par des pairs, soit une confrontation des documents aux niveaux de l’autoévaluation et entretien avec le responsable DD de l’établissement, aboutira à la rédaction d’un rapport présenté au comité de labellisation (composé de pairs, de représentants du ministère de l'Écologie et du Refedd) pour attribution du label.

50% des établissements seraient en mesure d'obtenir le label DD

Le label est clairement incitatif. D'ailleurs, le groupe de travail a d'ores et déjà indiqué que, sur la base des autoévaluations du référentiel Plan vert réalisées en 2012, 50% des établissements seraient en mesure d'obtenir cette distinction délivrée pour une durée de quatre ans maximum. Le label sera composé de deux logos : un premier, obligatoire et commun à tous les établissements, prouvant l'attribution du label, et un deuxième, optionnel et spécifique à l'établissement, indiquant sa performance.

Six établissements vont tester le label à la rentrée 2014, trois écoles d'ingénieurs, deux universités, une école de commerce, dont les noms seront connus en septembre. Les autres pourront déposer leurs candidatures à partir de novembre, les premières labellisations interviendront en juin 2015.

Un nouveau nom pour le Plan vert ?
Le référentiel Plan vert, qui évalue la politique de développement durable des établissements, était également au menu des discussions des rencontres de Beauvais. Une centaine d'établissements ont contribué pour la campagne 2012-2013, indique Franck Chauvin, référent DD de l'ISA Lille. La politique sociale est apparue comme un axe fort des établissements, contrairement à la gouvernance et la politique environnementale qui constituent plutôt des points faibles.
Gérald Majou a précisé que le logiciel Evaddes, l'outil d'autoévaluation DD dans le supérieur, utilisé par 95% des établissements et géré par Fondaterra, fondation récemment dissoute par l'UVSQ (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), reste l'outil de référence. En revanche, le Plan vert, inscrit dans le Grenelle I, devrait changer de nom pour être davantage en phase avec la SNTEDD (Stratégie pour la transition écologique) établie par le gouvernement de François Hollande début 2014.

Morgane Taquet  |  Publié le

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