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Kedge BS : José Milano remplacera Thomas Froehlicher le 1er septembre

Cécile Peltier  |  Publié le

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Kedge BS : José Milano remplacera Thomas Froehlicher le 1er septembre
Le 1er septembre 2017, Kedge BS changera de directeur général, avec le départ de Thomas Froehlicher. // © Kedge

Encore un changement à la tête d'une école de commerce. L'actuel directeur général de Kedge Business School a décidé de "prendre du repos". Il sera remplacé à compter du 1er septembre 2017 par son numéro deux, José Milano, 47 ans, actuel directeur général délégué.

Trois ans à peine après son arrivée à la direction générale de Kedge Business School, Thomas Froehlicher a fait part de sa décision de passer la main. "François Pierson, président du conseil d'administration de Kedge BS, a présenté, en plein accord avec Stanislas de Bentzmann, futur président de l'école, la candidature de José Milano pour succéder à Thomas Froehlicher", indique l'école de commerce dans un communiqué diffusé mercredi 26 juilllet 2017.

"M'étant fortement investi à la tête de l'école, j'ai pensé que c'était le bon moment pour partir", confie Thomas Froehlicher à EducPros. "Sans autre engagement à ce jour", ce dernier souhaite prendre le temps de se reposer avant de voguer vers de nouvelles aventures, si possible à l'étranger. "Il y a beaucoup de business schools qui sont à la recherche de profils qui connaissent l'Europe, en Asie notamment", explique celui qui avait piloté HEC Liège de 2009 à 2014.

"UNE ÉCOLE UNIFIÉE"

Arrivé peu de temps après la fusion d'Euromed et de Bordeaux EM, Thomas Froehlicher estime avoir contribué à transformer l'essai : "J’ai su pacifier, unifier les gens et Kedge se vit aujourd’hui comme une école intégréeLa satisfaction de nos étudiants, qui a fortement augmenté, est la même sur tous les campus", se félicite-t-il.

Dans le communiqué diffusé par l'école, François Pierson "remercie chaleureusement Thomas Froehlicher pour les trois années passées à la tête du groupe  [...]. Il laisse derrière lui une école reconnue au meilleur niveau international, triplement  'full accredited' AACSB, Equis et AMBA ; école qui bénéficie aussi de deux grades de master ainsi que des visas d'une durée maximale pour tous ses programmes."

J’ai su pacifier, unifier les gens et Kedge se vit aujourd’hui comme une école intégrée.
(T. Froehlicher)

L'école a récemment obtenu sa réaccréditation Equis pour cinq ans, le renouvellement du grade du programme grande école pour cinq ans – contre trois auparavant – ainsi qu'un second grade de master pour l'EBP, son programme postbac tourné vers l'international.

Sur le plan financier, "l'école se porte bien, se félicite le directeur sortant. Elle affiche un résultat d’exploitation de 6,5 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 103 millions d’euros".

UN HOMME VENU DE L'ENTREPRISE

Diplômé de l'ENS Cachan en économie et gestion, titulaire d'un DEA de sociologie des organisations de Sciences Po Paris, d'un DEA de droit international économique et d'un magistère de droit des activités économiques de Paris 1-Panthéon-Sorbonne ainsi que d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat du barreau de Paris, le successeur de Thomas Froehlicher a un profil plus corporate. 

José Milano était en effet directeur des affaires sociales de la FFSA (Fédération française des sociétés d'assurances), avant de rejoindre Kedge en janvier 2016 en tant que DGA (directeur général adjoint) en charge du "développement corporate". Il connaît bien le nouveau plan stratégique 2020 de l'établissement pour avoir contribué à sa définition puis à sa mise en œuvre en qualité de DGA.

Nommé directeur général délégué en mars 2017, José Milano assurera, à partir de la rentrée, le pilotage de ce paquebot de 12.600 étudiants. Parmi les principaux enjeux, la poursuite de l'internationalisation de l'école, présente en Chine et en Afrique de l'Ouest. "Il faut en la matière avoir une action intégrée", estime-t-il. Autre grand défi, celui du digital qui "devra être l'une des composantes de l'expérience client, du métier d'enseignant-chercheur, de la transformation de la pédagogie."

Enfin, l'école devra être capable de conjuguer "le meilleur de l’enseignement et de la recherche avec les modes de gestion des entreprises d’aujourd’hui", assure-t-il.

Aller plus loin
- Lire la biographie EducPros de Thomas Froehlicher 
- Lire la biographie de José Milano

Cécile Peltier  |  Publié le

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