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Opinion | Innovation

The DataVerse Network Project : l’Open Data selon Harvard

Célya Gruson-Daniel  |  Publié le

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Lors d'un séjour itinérant de deux mois aux États-Unis, HackYourPhD vous invite à découvrir, sous forme de cartes postales numériques les initiatives et les lieux innovants qui réinventent le monde de la recherche d'aujourd'hui. Cofondatrice du projet, Célya Gruson-Daniel rend ici compte d'un projet mené à Harvard qui permet aux chercheurs d'archiver et de partager leurs données. Et participe du mouvement plus large de l'Open Science.

La semaine à Cambridge, ville mitoyenne de Boston, m’a fait découvrir plusieurs projets des plus innovants. L’écosystème particulier de cette région donne naissance à des initiatives comparables à de premières graines qui germeront dans de nombreux pays d’ici quelques années.
J’ai notamment eu cette impression en découvrant le travail de Mercè Crosas et de son équipe au sein de l’Institute for Quantitative Studies.

Mercè Crosas, directrice de Data Science © by celyagdC'est après avoir traversé le vaste et agréable campus d’Harvard que j'arrivais à l'institut où l’équipe dynamique du Dataverse Network m'a accueillie. Sous la direction de Mercè Crosas, ce projet est une plate-forme d’Open Data qui offre en outre de nombreuses fonctionnalités s’intégrant dans le paysage de l’Open Science.

The Dataverse Network permet ainsi à n’importe quel chercheur de partager, archiver ses données mais aussi citer et réutiliser celles d’autres chercheurs. Initialement prévue pour accueillir des data en sciences sociales, la plate-forme intègre un processus complet pour rendre les informations non identifiables. En effet, le partage des données concernant des humains est un champ nécessitant des précautions spécifiques. Il est nécessaire de les rendre anonymes afin d’assurer qu’elles ne puissent plus être associées à la personne dont elles sont issues.

Une infrastructure sécurisée et interconnectée

The Dataverse Network intègre par ailleurs un certain nombre de fonctionnalités créant de judicieuses interconnexions avec d’autres champs de l’Open Science. Il travaille notamment avec l’Open Journal Systems pour lier plus facilement les données aux articles scientifiques correspondants.

Une telle infrastructure sécurisée et interconnectée constitue un levier important vers de nouvelles pratiques, incitant les chercheurs à ouvrir l’accès à leurs données. Un des impacts majeurs de telles initiatives Open Data est notamment la capacité de répliquer ces informations. Cela offre ainsi de nouveaux modes d’évaluation et de contrôle de la qualité des travaux en recherche. En ce sens, de nombreux projets liés à la reproductibilité des données se développent également en Open Science (Reproducibility project, initiative).

Entre le projet Dataverse Network et une autre initiative développée à Harvard, le Cell stem commons, l’université la plus ancienne des Etats-Unis (1636) semble être en avance sur son temps. Elle incube et favorise le développement d’initiatives qui ont toute leur utilité et influencent le monde de la recherche d’aujourd’hui et de demain.

Légende photo : Mercè Crosas, directrice de Data Science à l'Institute for Quantitative Social Science (IQSS) de l'université de Harvard - © celyagd.

Pour en savoir plus
- Consulter le site de the DataVerse Network
- Voir un poster expliquant le projet
- Lire l’interview HackYourPhD de Mercè Crosas, directrice de Data Science.
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