DOSSIER : TROISIÈMES CYCLES ET MASTERS : OÙ, QUAND, COMMENT ?
On le sait, poursuivre ses études au-delà du niveau bac + 4 est aujourd’hui le gage d’une insertion plus rapide. Mais, gare à la précipitation ! Des nouveaux masters nés avec la réforme LMD aux mastères spécialisés en passant par les DU et autres MBA… le choix est vaste.
LES CONSEILS DE L'ETUDIANT
Nos 5 conseils.
1. Faites un troisième cycle si...
... vous n'avez fait jusque là que des études générales et qu'il s'agit de vous spécialiser. Si vous avez fait des études scientifiques et que vous voulez obtenir un troisième cycle en commerce pour acquérir une double compétence. Si c'est la conclusion logique de vos études. Si cela vous permet de faire un stage intéressant. Si vous avez pris le temps de choisir et de rencontrer le professeur responsable. Bref s'il ne s'agit pas de faire deux années d'études supplémentaires...
2. Ne faites pas un troisième cycle s'il...
... ne s'agit que de faire deux années d'études supplémentaires. Si vous avez déjà fait un troisième cycle, parce que, d'une part, les recruteurs vont finir par croire que vous n'aimez que les études, de l'autre, vous allez être surdiplômés par rapport aux postes proposés et ce n'est jamais bon à justifier. Si vous ne vérifiez pas qu'il y a bien un emploi derrière. Et oui c'est possible, comme pour cette étudiante qui a fait un master de criminologie avant de se rendre compte qu'il fallait forcément passer par le droit et des concours de la police national pour obtenir des postes en la matière, d'ailleurs fort rares.
3. Vérifiez bien que votre troisième cycle...
... mène à un emploi ou, du moins, ne délivre pas qu'un titre abscond sorti de l'esprit brillant d'un professeur qui ne l'est pas moins. Existe depuis suffisamment longtemps pour être reconnu sur le monde du travail, parce que c'est génial d'inaugurer un master en "intelligence artificielle des systèmes cognitifs en milieu marin", mais que vous prenez aussi le risque d'être les uniques étudiants d'un diplôme qui disparaîtra peu après (ou n’ouvrira pas faute de candidats !).
4. Soyez bien conscient qu'un troisième cycle...
... n'est pas une garantie sur le marché de l'emploi. Les employeurs n'accordent plus une reconnaissance absolue de qualité aux troisièmes cycles de nombreuses filières. Ils ont bien compris que le niveau ayant baissé dès l'entrée à l'université, certains terminent leurs études sans posséder tous les fondamentaux - en particulier en orthographe et en expression écrite - indispensables à l'entrée sur le monde du travail. Alors faites attention à ne pas vous rendre compte qu'un master en STAPS forme plus de vendeurs chez Decathlon que de grands managers du sport...
5. Pensez à l'emploi parce que...
... un troisième cycle c'est la dernière marche avant l'emploi. Pas question donc de faire abstraction de ce qui vous permettra de la passer. Et, votre diplôme est au moins aussi important que les stages, les activités, les contacts que vous aurez sur nouer. Ils feront la différence auprès de vos employeurs futurs. Comme l'année du bac est au moins autant celle de l'orientation que des examens, la dernière année de master est au moins autant celle de l'obtention de votre diplôme que celle de votre préparation à l'entrée dans la vie active !
Le conseil de Clotaire
Un troisième cycle, je me souviens que, quand je passais mon bac, on en parlait comme un objectif lointain, quasi inaccessible. On se disait, "On a le temps". Bon, j'avoue, moi je l'ai pris puisqu'il m'a fallu huit ans pour arriver à bac+5. Mais bon, il y a un moment où j'ai dû me spécialiser, choisir. Et là j'ai pris mon temps, j'ai comparé les prix, les stages possibles. Ca m'a fait un choc, j'étais presque devenu raisonnable. Bon je vous laisse, je dois chater avec Clotilde...Les plus et les moins
Les plusUne meilleure reconnaissance sur le marché de l’emploi. Les 3es cycles sont plus qualifiés, mais aussi plus spécialisés. Ils permettent souvent de s’insérer plus facilement dans le monde du travail.
Acquérir une double compétence. Ils peuvent aussi être l’occasion d’élargir le champ de ses compétences.
Internationaliser son profil. Des cursus intégrés, effectués pour une part à l’étranger, aux MBA, diplômes internationaux par excellence : l’éventail des 3es cycles permettant d’internationaliser son profil est large.
Les moins
La sélection. Quelle que soit la formation visée, il faudra surmonter l’obstacle de la sélection.











