DOSSIER : MAGISTÈRES ET DU : DES CURSUS CIBLÉS
Moins connus que les mastères et les masters, d’autres troisièmes cycles sont proposés par les universités, permettant d’approfondir un domaine d’expertise. 3 autres types de formation existent au niveau de l’enseignement supérieur, recouvrant des spécialités et des niches particulières. De ce fait, on y compte un nombre moins important d’étudiants. Il s’agit du magistère et du DU (diplôme d’université).
Le magistère, un bac+5 boosté
Créés en 1985 pour "donner à l’université les moyens de concurrencer les grandes écoles", les magistères sont des formations sélectives, accessibles à bac+2, qui regroupent de petites promotions sur des niches de spécialités. Il en existe actuellement une petite quarantaine dans les secteurs scientifiques (physique, mathématiques, biologie...) et tertiaire (gestion, finance, communication, tourisme...). Chaque année, on compte environ 1.500 diplômés de magistère.
"Ces cursus ont chacun une cohérence pédagogique qui vise à la professionnalisation, avec une pédagogie active fondée sur la réflexion et la recherche", précise Alain Cordier, président de l’Association générale des responsables de magistères (Agrema).
Avec environ 2.000 heures de formation (contre 1.200 heures en cursus licence + master 1 et 2), les étudiants de magistère bénéficient d’un encadrement soutenu et de cours spécifiques, qui sont dispensés en général par des intervenants extérieurs, avec de nombreux stages. "C’est comme un cursus universitaire sauf qu’au lieu d’être une centaine, nous sommes 30 en cours", apprécie Johanna, diplômée du magistère finance de Paris 1.
En ce qui concerne la sélectivité, cette formation retient, sur dossier et entretien, entre 10 et 40 % des candidats selon les spécialités. "Ce sont des profils de bons étudiants, venant le plus souvent d’une licence 2 ou de 2 années de classes prépas", note Alain Cordier. Pour intégrer son magistère, Johanna a du présenter son parcours d’études depuis le bac S (2 années de médecine, puis 2 années d’éco) et répondre à une batterie de questions pour tester sa culture financière. Le jury l’a aussi interrogé sur son projet professionnel.
En fin de cursus, le magistère ne correspond pas à un diplôme d’État, mais il est accrédité par le ministère de l’Éducation nationale. Dans la plupart des cas, les étudiants le préparent et l’acquièrent dans leur cursus en même temps qu’une licence, puis un master professionnel ou, plus souvent encore, un master recherche.
Enfin, dans les spécialités scientifiques, comme les mathématiques, la physique et la biologie, de 75 % à 95 % des diplômés de magistère poursuivent en doctorat. Ils sont moins nombreux en sciences sociales, gestion et communication à s’orienter vers la recherche. "Quoi qu’il en soit, souligne Alain Cordier, même si ce diplôme mérite plus de visibilité, les diplômés de magistère sont assurés d’une excellente insertion."
| 2.000 heures sur 3 ans |
Avec environ 2.000 heures de formation (contre 1.200 heures en cursus licence + master 1 et 2), les étudiants de magistère bénéficient d’un encadrement soutenu et de cours spécifiques, qui sont dispensés en général par des intervenants extérieurs, avec de nombreux stages. "C’est comme un cursus universitaire sauf qu’au lieu d’être une centaine, nous sommes 30 en cours", apprécie Johanna, diplômée du magistère finance de Paris 1.
En ce qui concerne la sélectivité, cette formation retient, sur dossier et entretien, entre 10 et 40 % des candidats selon les spécialités. "Ce sont des profils de bons étudiants, venant le plus souvent d’une licence 2 ou de 2 années de classes prépas", note Alain Cordier. Pour intégrer son magistère, Johanna a du présenter son parcours d’études depuis le bac S (2 années de médecine, puis 2 années d’éco) et répondre à une batterie de questions pour tester sa culture financière. Le jury l’a aussi interrogé sur son projet professionnel.
| Couplé à un master |
Enfin, dans les spécialités scientifiques, comme les mathématiques, la physique et la biologie, de 75 % à 95 % des diplômés de magistère poursuivent en doctorat. Ils sont moins nombreux en sciences sociales, gestion et communication à s’orienter vers la recherche. "Quoi qu’il en soit, souligne Alain Cordier, même si ce diplôme mérite plus de visibilité, les diplômés de magistère sont assurés d’une excellente insertion."











