1. Insertion professionnelle : les meilleurs masters… et les autres
Enquête

Insertion professionnelle : les meilleurs masters… et les autres

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En termes d'embauche, les titulaires d'un master en informatique, électronique et mécanique font partie des mieux lotis. // © Lydie Lecarpentier/REA
En termes d'embauche, les titulaires d'un master en informatique, électronique et mécanique font partie des mieux lotis. // © Lydie Lecarpentier/REA

En matière d’entrée sur le marché de l’emploi, les titulaires de masters ne sont pas tous logés à la même enseigne. À partir d’une enquête menée auprès de plus de 33.000 diplômés, nous vous détaillons l’insertion professionnelle après un bac+5, spécialité par spécialité.

Plus de 33.000 diplômés de master en 2012 ont témoigné de leur situation 30 mois après la fin de leurs études. Résultat de cette sixième enquête annuelle du ministère de l'Enseignement supérieur : malgré un contexte économique difficile, 9 titulaires de master sur 10 parviennent encore cette année à s'insérer sur le marché du travail.

En termes d'emploi à taux plein et de salaires médians, leur situation est similaire à celle des diplômés de 2011. Toutefois, ils sont plus nombreux à subir un déclassement et à ne pas bénéficier du statut cadre.

Les spécialités les plus porteuses...

1. L’informatique

Elle remporte la palme d'or de l'insertion : 95 % des diplômés de cette filière ayant choisi le marché du travail ont un emploi 30 mois après leur diplôme, presque toujours en CDI (contrat à durée indéterminée), à temps plein et avec un statut cadre. Leur salaire médian mensuel s'élève à 2.130 €. Seul bémol : la filière ne compte que 11 % de filles ! À noter que cette spécialité couplée aux maths connaît encore une meilleure insertion ; mais cette formule ne concerne que peu d'élèves.

2. L’électronique-génie électrique et la mécanique-génie mécanique

Ces spécialités prennent la deuxième place. Attention : en master, ces deux matières nécessitent de fortes compétences théoriques et pratiques.

3. Les MASS (mathématiques appliquées et sciences sociales)

Elles offrent également d'excellents débouchés. Leur taux d'emploi stable est un peu inférieur aux spécialités précédentes, mais leur salaire médian atteint 2.200 €.

4. Les masters enseignement

Les titulaires de masters enseignement connaissent une situation particulière, car leur insertion tient d'abord à leur réussite aux concours de l'Éducation nationale. Les profs étant fonctionnaires, ils connaissent une forte part de cadres et d'emplois stables. Mais le salaire mensuel médian plafonne à 1.710 €. À noter que c'est la seule filière de ce top 5 majoritairement féminine (82 %).

5. Les mathématiques et la physique

Elles arrivent cinquièmes ex aequo, avec un taux d'emploi légèrement plus élevé pour les maths (93 %), et un taux d'emploi stable pour la physique (83 %). Le salaire médian mensuel des diplômés des deux filières est de 2.100 €.

...et celles qui le sont moins

1. La géographie

Les diplômés de géographie qui n'ont pas choisi un master enseignement (voir plus haut) connaissent des taux d'insertion et d'emploi à temps plein corrects (respectivement 85 % et 90 %). Mais seuls la moitié sont cadres et ont un emploi stable, c'est-à-dire en CDI.

2. Le français, langue étrangère

Cette spécialité, qui consiste à apprendre le français à des non-francophones, est l'une des filières comprenant le plus de femmes (87 %). Au moment de l'enquête, 90 % des diplômés ont un emploi, mais ils sont un quart à travailler à temps partiel et seulement 56 % à être cadres.

3. L’art

Cette spécialité de master débouche sur un taux d'emploi acceptable (82 %), mais dans des conditions précaires : 62 % des diplômés sont déqualifiés et plus d'un quart ne travaillent pas à temps plein.

4. L’histoire

Les diplômés d'histoire, hors enseignement (voir plus haut), connaissent un taux d'emploi de 82 %, mais seul 37 % d'entre eux sont cadres, la moitié ont un emploi en CDI et leur salaire mensuel est de 1.520 €. Comme la suivante, cette filière comprend plus d'un tiers de boursiers.

5. L’archéologie, l’ethnologie et la préhistoire

Ces secteurs ne sont pas les plus “payants” : un taux d'emploi de 66 % dont 70 % à taux plein, mais surtout 77 % de déqualification (c'est-à-dire d'emplois n'offrant pas le statut de cadre, comme le voudrait le niveau de la formation) et seulement 28 % d'emplois stables. Ajoutez à cela un salaire médian de 1.450 €, et vous comprendrez que ces filières sont surtout conseillées aux passionnés. Est-ce à dire que si votre rêve est de devenir archéologue, historien ou prof de FLE, par exemple, mieux vaut y renoncer ? Que nenni ! Mais, face à des conditions d'insertion moins favorables qu'à l'issue d'autres spécialités de master, il faudra redoubler d'efforts pour vous démarquer pendant vos études. Nos conseils : n'hésitez pas à multiplier les expériences professionnelles (stages, jobs étudiants)... et accrochez-vous à votre rêve !